gouvernement.qc.ca

Tribune des citoyens => La parole aux citoyens => Grands enjeux & actualité => Discussion démarrée par: editeur le novembre 05, 2007, 11:46:09 pm

Titre: Des solutions CSN pour assurer la pérennité du système de santé public
Posté par: editeur le novembre 05, 2007, 11:46:09 pm
Sommet de la santé du Collège des médecins

Des solutions CSN pour assurer la pérennité du système de santé public

La Confédération des syndicats nationaux (http://www.csn.qc.ca/) participera au Sommet de la santé du Collège des médecins (http://www.cmq.org/). La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qui sera accompagnée par la vice-présidente, Denise Boucher, en profitera pour mettre en avant différentes pistes de solution. « Notre position est claire: nous appuyons un système de santé public amélioré », de déclarer la présidente de la CSN.

Les solutions CSN aux problèmes d'organisation

« Nous le disons depuis des années. Il faut améliorer l'accès aux médecins de famille et soutenir la pratique médicale de première ligne », insiste Claudette Carbonneau. Cela nécessite de réunir un ensemble de conditions, notamment:


La mise en place des garanties d'accès doit être réalisée par la correction des problèmes de financement, de pénurie de personnel, de déficience dans l'organisation du travail, des services et de la gestion des listes d'attente. Il faut, pour cela, miser sur les cliniques spécialisées publiques et nos réseaux universitaires intégrés de santé.


Pour la présidente de la CSN, il faut retirer l'odieuse loi 142, comme le gouvernement y a consenti pour les médecins, et démocratiser les milieux de travail en instaurant un véritable partenariat avec tout le personnel des services sociaux et de santé pour enfin valoriser, attirer et retenir les ressources humaines, et réviser avec elles, l'organisation du travail et des services. Il nous faut une gestion améliorée des carrières et des compétences du personnel.

Les solutions CSN aux problèmes de financement

Pour la CSN, il faut renoncer à plus de financement privé dans la santé et les services sociaux. La privatisation augmente les coûts: frais administratifs et juridiques, profits (de 10 à 15% en moyenne dans les cliniques privées et chez les assureurs), coûts d'emprunt, etc.

En outre, elle s'accompagne d'importants problèmes: iniquités de services en raison des tarifications et des lieux d'installation des fournisseurs, reculs de qualité et de conditions de travail, et pertes d'information et de transparence.

Il faut investir dans un système moins centré sur l'hôpital et davantage tourné vers des services offerts dans la communauté (hébergement et soins de longue durée, cliniques externes ambulatoires, centres de jour, mesures sociales, prévention, services à domicile).


La CSN condamne le refus de Québec de récupérer la prochaine baisse de la TPS de 1%: une marge de manœuvre de 1,1 milliard. La présidente de la centrale accuse le gouvernement d'incohérence. «Le gouvernement avait une occasion en or d'occuper un champ fiscal délaissé par Ottawa et ainsi consolider le réseau public de santé et de services sociaux », dénonce la présidente de la CSN.

Devant le vieillissement de la population, la CSN revendique une modernisation et une révision à la hausse des couvertures publiques pour tenir compte des réalités reliées à la perte d'autonomie.

La centrale syndicale se déclare prête à ce que soit ouvert un débat sur un financement équitable de ces nouvelles protections.



La CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, usagères et usagers des services de santé dont une part importante de la protection sociale repose sur l'existence d'un régime public et universel de santé.


Source: Site web de la CSN (http://www.csn.qc.ca/)