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Tribune des citoyens => La parole aux citoyens => Grands enjeux & actualité => Discussion démarrée par: editeur le janvier 31, 2011, 03:23:56 pm

Titre: Le Soleil: Entente de principe forcée
Posté par: editeur le janvier 31, 2011, 03:23:56 pm
Entente de principe forcée

La direction de Gesca (http://www.powercorporation.com/index.php?lang=fra&comp=gesca&page=profile) a arraché une entente de principe aux syndicats des employés du journal Le Soleil (http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/) en les menaçant carrément de mettre la clé dans la porte d’ici deux semaines.

C’est le président du conglomérat, Guy Crevier, qui a lui-même conclu cet accord au cours d’une réunion de la dernière chance avec les comités de négociation des syndicats de la rédaction et des employés de bureau, hier, à Québec.

Après plus de trois heures de discussions, la mort dans l’âme, les présidents des deux syndicats, =facet_author:Baptiste+Ricard+Ch%C3%A2telain]Baptiste Ricard-Châtelain (http://recherche.cyberpresse.ca/cyberpresse/search/theme/cyberpresse/?fq[) et Stéphane-Billy Gousse (http://www.facebook.com/sbgousse), ont annoncé qu’ils recommanderaient à leurs membres d’accepter cette entente lors d’une assemblée générale qui se tiendra mercredi prochain.

« Nous avons été acculés au pied du mur, en nous menaçant de fermeture pur et simple du Soleil et nous sortons de l’expérience amers », a résumé M. Ricard-Châtelain, la mine déconfite.

Il est demeuré muet sur les bonifications apportées à la proposition globale et finale déposée jeudi par la direction de Gesca, que son collègue du syndicat des employés de bureau a qualifiées de « petites choses ».

Pour leur faire avaler les concessions acceptées par les journalistes du quotidien montréalais La Presse, en novembre 2009, Gesca a employé la même méthode à l’endroit des employés du Soleil.

« C’était le fusil sur la tempe », a imagé M. Ricard-Châtelain, qui ne recommandera pas de gaieté de coeur à ses membres d’accepter un gel de salaire pendant trois ans ainsi que le sacrifice de leur semaine de travail de 32 heures sur quatre jours, au profit d’une semaine de travail de 35 heures sur cinq jours.

Crevier satisfait

Pourtant, au moment de quitter la réunion, le président de Gesca, Guy Crevier (http://www.cerium.ca/Guy-Crevier,75), a soutenu qu’il n’avait pas été question de menaces pendant cette ultime rencontre de négociations.

« Ça s’est bien déroulé, nous avons une entente de principe et je ne ferai pas d’autres commentaires par respect pour les employés, qui en prendront connaissance dans les prochaines heures », a-t-il seulement déclaré, avant de prendre congé des journalistes.

« Il est maître de ses commentaires, mais pour nous, c’est clair que ce qui a été dit, c’est que Gesca se donnait deux semaines pour que l’entente soit signée, sinon on envisageait la fermeture définitive ou une vente, qu’il n’y aurait pas de combat », a répliqué le président du syndicat de la rédaction.

Baptiste Ricard-Châtelain a toutefois refusé de commenter la crédibilité de cette menace, alors qu’il martèle depuis des mois que Le Soleil est un journal rentable, dont les « profits sont siphonnés à Montréal ».

Pour sa part, la présidente de la Fédération nationale des communications de la CSN, Chantale Larouche, déplore le traitement cavalier réservé aux journalistes du groupe Gesca.

« C’est carrément de l’abus de pouvoir », a-t-elle lâché, en commentant brièvement les tactiques déployées par le conglomérat de presse.

Les 250 syndiqués du Soleil affiliés à la CSN (http://www.csn.qc.ca/), dont 65 journalistes, sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2009.


Source: Site web du Journal de Québec (http://lejournaldequebec.canoe.ca/)