gouvernement.qc.ca

Tribune des citoyens => La parole aux citoyens => Grands enjeux & actualité => Discussion démarrée par: editeur le février 02, 2011, 11:46:06 pm

Titre: Bernard Généreux: Marre du bonnet d'âne
Posté par: editeur le février 02, 2011, 11:46:06 pm
Les élus municipaux sont tannés d’être vus comme des fraudeurs et pourris

Par Karine Gagnon

Déçu du gouvernement Charest à bien des égards, Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), (http://www.fqm.ca/) continue de réclamer une commission d’enquête afin que les élus municipaux cessent de porter le bonnet d’âne, dit-il.

« Je pense qu’on a trop fait l’actualité pour ce qu’on n’est pas dans la dernière année » , soupire M. Généreux en entrevue éditoriale avec le Journal de Québec.

Qualifiant l’année 2010 de « très éprouvante à plusieurs égards » pour les élus municipaux, le président de la FQM depuis cinq ans, qui est aussi maire de Saint-Prime, déplore le « manque de courage du gouvernement ». Il continue d’espérer un revirement.

Tout cela pour sortir de la dynamique où les élus municipaux sont vus comme des fraudeurs et des pourris.

À la pièce

Les codes d’éthique et de déontologie, c’est bien beau, mais ça reste de la dispersion et de la gestion à la pièce, clame celui qui représente 7 000 élus. « Il n’y a rien d’intéressant à adopter (ça), à aller suivre des cours et à se doter de sites Internet pour essayer de suivre l’évolution des contrats pendant trois ans de temps. Ça c’est plate à mort et ça tue l’initiative. »

Pire, un autre malaise se crée, de l’avis de M. Généreux. « Est-ce que j’ai le droit d’aller dîner avec quelqu’un, d’aller rencontrer un fournisseur quelconque, si à chaque fois on est à priori soupçonné de malversation? Ça devient très embarrassant et très préoccupant », se questionne-t-il.

Pour la société

M. Généreux précise qu’il ne nie pas qu’il y ait eu malversation ou collusion. « Et que ceux qui ont voulu jouer là-dedans paient, insiste-t-il. Mais je défendrai toujours les élus municipaux, pas parce qu’on est plus fins que d’autres, mais parce que c’est pas vrai qu’on va porter seuls le prix à payer pour cette absence de volonté politique d’aller au fond du problème. »

Une commission d’enquête, juge le président de la FQM, « ce serait tellement utile pour la suite des choses, ça nous permettrait de dire : on se donne comme société la capacité d’aller au bout d’un examen de qui on est devenu, de comment on s’est organisé et de corriger ce qui doit l’être et on ne fera pas ça à la pièce ».

À défaut de quoi le développement du Québec sera touché. « Je me dis pendant ce temps-là, on perd notre temps, nos énergies, du monde (...), expose l’élu. Je trouve ça très glissant et très pervers la situation dans laquelle on est, tant qu’on ne va pas au fond de la question. »


Source: Site web du Journal de Québec (http://lejournaldequebec.canoe.ca/)