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Auteur Sujet: Santé au Québec: Sauve qui peut  (Lu 1278 fois)

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Santé au Québec: Sauve qui peut
« le: juin 14, 2007, 12:22:45 pm »
Santé - Urgences

Sauve qui peut

Après la démission, mercredi, du Dr Claude Rivard, chef des urgences de l'Hôpital Pierre-Boucher, c'est maintenant au tour du directeur de l'urgence de l'Hôpital Charles-Lemoyne, à Longueuil, de quitter son poste.

Le Dr Bruno Baril a en effet confirmé jeudi qu'il ne sollicitera pas un nouveau mandat. Selon lui, les conditions de travail sont intenables et il est impossible de faire plus dans la situation actuelle dans son urgence.

Rappelons que, mercredi, le Dr Claude Rivard avait lui aussi expliqué son départ en raison des conditions de travail pénibles dans les urgences. Il a notamment dénoncé le sous-financement chronique dont souffrent les hôpitaux de la Montérégie.

Vers une désertion

Ces démissions pourraient bien être les premières d'une vague importante. En effet, le président de la Table des chefs d'urgence de Montréal et chef des urgences de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr Bernard Mathieu, pense qu'il pourrait y avoir d'autres départs dans les prochains mois.

Selon lui, les médecins sont carrément découragés de la situation dans les urgences. D'autant plus qu'avec la fermeture de nombreux lits pour la période estivale, la pression sera plus forte sur les urgences, qui sont déjà débordées.

  • Une vague de démissions va mettre le système, déjà très fragile, en grande difficulté. — Le Dr Bernard Mathieu

Le Dr Mathieu reconnaît que le manque de ressources oblige le personnel hospitalier à « couper les coins ronds », ce qui pourrait avoir de graves conséquences sur la qualité des soins et ultimement, mettre la vie des patients en danger. « Le jour où il se passera quelque chose, on risque d'être blâmé. Et le Collège des médecins ne sera pas derrière nous pour dire: ''Oui c'est normal, vous manquez d'infirmières. Donc si le patient décède ce n'est pas de votre faute.'' Ça n'arrivera pas comme ça. Alors, il y a un risque au niveau médico-légal. »

Selon lui, ce phénomène n'aide en rien à retenir les médecins dans les hôpitaux québécois. « S'il arrive deux ou trois erreurs pour un médecin, c'est difficile à endurer parce qu'on nous empêche de faire ce qu'on veut [en raison du manque de ressources]. On va donc aller travailler ailleurs, c'est un réflexe normal de vouloir sauver sa peau », dit-il.

Il ajoute que la situation se détériore par rapport aux années passées, alors qu'elle était déjà difficile. Cette année, dit-il, il y a une centaine de lits de plus de fermés par rapport aux années précédentes sur l'île de Montréal.

Le Dr Mathieu dit que la table a fait plusieurs propositions au gouvernement pour tenter de trouver des solutions. La table a surtout fait part de pistes pour désengorger les hôpitaux des patients qui n'ont plus besoin de soins de courte durée.

Selon lui, les choses ont commencé à bouger au cours des derniers mois, mais les résultats sur le terrain se font toujours attendre.


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca

Santé au Québec: Sauve qui peut
« le: juin 14, 2007, 12:22:45 pm »

 

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