février 25, 2021, 12:38:09 am

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Auteur Sujet: Salles d'urgence: Des décès attribués au non-respect des règles  (Lu 1171 fois)

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Salles d'urgence

Des décès attribués au non-respect des règles

L'avocat Jean-Pierre Ménard, spécialisé dans les droits des malades, demande au ministre de la Santé, Philippe Couillard, de faire respecter les règles qui encadrent le triage des patients admis dans les salles d'urgence des hôpitaux du Québec.

En conférence de presse, vendredi, Me Ménard a présenté les cas de quatre personnes qui sont mortes ou qui sont demeurées invalides en raison, dit-il, du non-respect de ces règles.

Elles ont d'ailleurs entraîné des poursuites.

En vertu du Guide de gestion des urgences du ministère de la Santé (version .pdf), toute personne qui se présente à l'urgence doit immédiatement faire l'objet d'une évaluation de la part d'une infirmière. Un code de priorité lui est alors attribué en fonction de la gravité de son état.

Ce code est assorti d'un délai d'attente maximal variant de 0 à 120 minutes, selon les cas. Lorsque le délai en question est expiré, une infirmière doit, toujours selon le guide du ministère, procéder à une nouvelle évaluation afin de déceler toute détérioration de l'état de santé du patient.

Des cas troublants

Me Ménard a présenté le cas de Nicole Dauphinais, une femme de 57 ans qui est morte d'une embolie pulmonaire foudroyante à l'hôpital Pierre-Boucher de Longueuil, après avoir attendu de l'aide en vain. Elle a éventuellement fait de multiples arrêts cardiaques. Informée de sa mort cérébrale, sa famille a autorisé qu'elle soit débranchée.

  • « On l'a placée dans un corridor sur une civière et elle est restée là pendant six heures et demie à attendre de voir un médecin. Elle n'a jamais vu de médecin, elle n'a jamais vu d'infirmière pour la réévaluer non plus. Tout ce que je sais, c'est qu'elle a sonné durant la soirée parce qu'elle ne filait pas bien et on lui a apporté une Gravol pour le mal de coeur », raconte sa fille Carole Côté.

Me Ménard a également exposé le cas d'un homme qui a été emmené par la police à l'hôpital Santa Cabrini de Montréal. L'homme est reparti quelques heures plus tard et il s'est pendu chez lui. Selon Me Ménard, il aurait dû faire l'objet d'une surveillance constante.

L'avocat a aussi exposé le cas d'un homme de 70 ans mort d'un arrêt cardiaque à l'Hôpital général de Montréal après avoir attendu pendant sept heures dans une salle d'urgence avec sa conjointe, sans recevoir aucun soin, et celui d'une femme de 64 ans demeurée dans un état végétatif à la suite d'une crise cardiaque à l'hôpital de Trois-Rivières, après une attente de trois heures à l'urgence.

Une question de pénurie de personnel?

Selon Me Ménard, ces situations ne sont pas attribuables aux engorgements régulièrement recensés dans les salles d'urgence des hôpitaux du Québec, mais bien au non-respect des règles en vigueur. Il demande au ministre de faire respecter ces règles et d'en rappeler l'importance au personnel médical.

  • « Ce qui est particulier, c'est que ça fait plusieurs histoires de ce genre qu'on fait par rapport à des mauvais fonctionnements de salles d'urgence, et la situation ne se corrige pas. Autrement dit, ce qu'on dit là, par le biais des poursuites, on ne réussit pas à forcer le système à corriger cette défaillance-là. C'est inquiétant », lance Me Ménard.

Questionné par les journalistes, le ministre a expliqué le cas de Mme Dauphinais, avec réserve, par la pénurie de personnel qui frappe les urgences, mais il a préféré éviter de commenter l'affaire puisqu'elle fait présentement l'objet d'une poursuite devant les tribunaux. La famille de la défunte exige 400 000 $ du gouvernement en réparation de son décès.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Bernard Drainville, soutient que la situation est très préoccupante et accuse le ministre Couillard de refuser de prendre ses responsabilités dans ce dossier.

Il déplore que ce dernier impute les problèmes de traitement des patients dans les salles d'urgence aux centres hospitaliers « alors que les médecins, les infirmières et les administrateurs réclament plus de soutien de sa part pour réduire les délais d'attente ».


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca


 

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