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Auteur Sujet: GE à Bromont: 63 M$ investis, 80 emplois créés  (Lu 3432 fois)

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GE à Bromont: 63 M$ investis, 80 emplois créés
« le: avril 19, 2010, 12:41:13 am »
63 M$ investis, 80 emplois créés

MONTRÉAL | Investissement important pour l’aéronautique et pour la région de l’Estrie : GE injecte 63 millions pour son usine de Bromont, qui fabrique des moteurs d’avion. Québec y ajoute sa contribution, un montant d’argent qui était nécessaire, selon le PM.

En conférence de presse à l’usine de Bromont, le premier ministre Jean Charest n’y est pas allé par quatre chemins pour justifier cette aide étatique à GE, qui a déclaré, l’an dernier, des profits nets de 11 milliards US tirés de revenus de plus de 155 milliards US.

« L’investissement serait allé ailleurs si le gouvernement du Québec n’était pas intervenu pour appuyer le projet, a-t-il déclaré. C’est simple comme ça, parce que, dans le secteur de l’aéronautique, la compétition est extrêmement forte.»


Pour Québec, la contribution financière est de 13,3 millions. Ces deux investissements combinés visent la fabrication de nouveaux produits aéronautiques.

Le projet va permettre de créer 80 emplois directs et une soixantaine d’emplois indirects sur une période de six ans. De plus, quelque 550 emplois seront consolidés.

Selon le premier ministre Charest, présent lors de l’annonce avec le ministre du Développement économique Clément Gignac, cet investissement va renforcer la position du Québec parmi les leaders mondiaux du secteur aéronautique, un secteur qu’a appuyé Québec même durant la crise.

Payant pour le Québec

Questionné à savoir s’il s’agit d’un investissement payant pour Québec, M. Gignac a affirmé que les retombées fiscales sur 10 ans vont excéder la contribution de Québec.

Le premier ministre Charest a d’ailleurs défendu l’intervention de l’État en soulignant que la compétition est féroce dans le secteur de l’aéronautique. Selon lui, si Québec n’avait pas contribué, GE serait allé à un autre endroit.

« L’investissement serait allé ailleurs si le gouvernement du Québec était pas intervenu pour appuyer le projet. C’est simple comme cela. (...) Ce n’est de l’hypothèse : GE avait des choix. Ils auraient facilement pu aller ailleurs », a souligné M. Charest.

Une opinion partagée par la présidente de GE Canada, Elyse Allan. Selon elle, avec ces nouveaux investissements GE Aviation rehausse ses compétences et va augmenter sa productivité.

Les travailleurs de GE à Bromont se spécialisent dans le forgeage à chaud et à froid d’aubes de compresseurs de réacteurs d’aéronefs. Avec l’investissement d’aujourd’hui, la compagnie veut ajouter la fabrication de plusieurs autres composantes de moteurs d’avions dans ses installations. Ils étaient une trentaine à être présent lors de l’annonce faite de l’usine à Bromont.

Plus de 40 000 personnes travaillent dans le milieu de l’aéronautique au Québec. L’usine de GE à Bromont s’y trouve depuis 1982.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

GE à Bromont: 63 M$ investis, 80 emplois créés
« le: avril 19, 2010, 12:41:13 am »

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GE à Bromont: Maudites subventions!
« Réponse #1 le: avril 19, 2010, 12:51:57 am »
Maudites subventions!

Par Pierre Duhamel

Il devrait y avoir une science de la subvention — pourquoi pas la subventiologie? — pour essayer de s’y retrouver dans le labyrinthe d’aides directes et indirectes accordées aux entreprises.

Des avocats beaucoup plus malins que moi à l’OCDE et à l’Organisation mondiale du commerce essaient tant bien que mal de les limiter, mais d’autres encore plus futés les multiplient et les justifient dans tous les gouvernements.

Le premier ministre Jean Charest nous annonce aujourd’hui une subvention de 13,3 millions de dollars à GE Capital pour moderniser ses installations de Bromont, créant 80 emplois directs sur une période de six ans et consolidant 545 emplois.

Ce cas illustre tout ce qu’il y a de flou et de fou dans l’aide financière aux entreprises. Les sorties d’argent sont énormes (3,6 milliards par année au Québec), mais les retombées sont de plus en plus intangibles.

Il y a quatre ans, le gouvernement annonçait une subvention de 1,6 million de dollars à la même usine de GE Aviation et pour les mêmes raisons. Sauf qu’il était question à l’époque de créer 120 nouveaux emplois. On parlait alors de 770 emplois, puisque l’usine en comptait 650. Si vous me suivez toujours, le Québec se trouve à donner 13 millions à GE pour sauvegarder 100 emplois de moins qu’il y a quatre ans et 225 de moins que ce qui était alors annoncé.

C’est la même chose avec Bombardier. Québec et Ottawa lui ont accordé un prêt de 467 millions de dollars pour la CSeries, qui devrait créer 3 500 postes au maximum de sa production vers 2017. Entre-temps, Bombardier a coupé 5 000 emplois et d’autres licenciements sont probables parce que les ventes d’autres appareils ne sont pas au rendez-vous.

En apparence, les contribuables se font flouer parce que la généreuse aide publique n’aura ajouté au net aucun nouvel emploi.

ARGUMENTS VALABLES OU NON

Les ministres responsables du développement économique ont leurs arguments. Certains ont moins de valeur à mes yeux. Quand il était à ce ministère, Bernard Landry disait toujours que les retombées fiscales des emplois créés/préservés étaient supérieures à « l’investissement » du gouvernement. Cela présuppose que ces personnes ne se seraient pas trouvées d’emplois comparables.

C’est un peu l’idée du type qui perd un job payant pour se trouver à flipper des hamburgers chez McDo. Dans la vraie vie, cela n’existe pas vraiment et il y a bien des chances qu’en conditions normales un bon technicien en aéronautique se trouve un autre emploi dans son secteur.

On dit aussi que le gouvernement veut valoriser certains secteurs « structurants » en subventionnant des entreprises pour qu’elles s’établissent chez vous. C’est ainsi qu’on a bâti des grappes en pharmaceutique, en aéronautique ou plus récemment dans les jeux vidéo. Je suis sympathique à l’idée de base, mais je ne comprends pas pourquoi il faut continuer de dépenser des milliards de dollars par année quand il existe un bassin de main-d’oeuvre qualifiée, des écoles de formation et un réseau d’acheteurs et de fournisseurs établis à votre porte. Il me semble que la grappe devrait finir par se suffire à elle-même. Juste ces dernières semaines, nous avons dépensé 10,5 millions de dollars pour attirer à Montréal deux producteurs de jeux vidéo. Montréal n’était-elle donc pas intéressante en soi?

L’autre argument des gouvernements est plus difficile à contester. Puisque tous les gouvernements s’arrachent les investissements dans les secteurs de pointe, nous n’aurions guère le choix de participer à la surenchère. Imaginez que tous les autres coureurs utilisent des stéroïdes et que vous êtes le seul à jouer les purs. Il est clair que vous ne gagnerez pas la course.

Il n’empêche que cette course folle aux subventions est absurde.

Tous les gouvernements sont fauchés et cherchent à couper leurs dépenses. Pourquoi le Québec ne prendrait-il pas l’initiative de réunir tous ses voisins, proches et lointains, pour établir un moratoire sur les subventions aux entreprises?

Le Québec serait le principal gagnant puisqu’il est le plus gros utilisateur de « stéroïdes économiques »!


Source: Site web du Journal de Québec

 

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