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Auteur Sujet: Rabaska: inquiétudes à la Santé publique  (Lu 1481 fois)

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Rabaska: inquiétudes à la Santé publique
« le: avril 13, 2008, 01:37:31 pm »
Rabaska: inquiétudes à la Santé publique

Par: Martin Pelchat
Le Soleil, Québec


Une semaine après que le ministère de la Santé eut donné son feu vert à Rabaska, deux directions de santé publique continuaient d'entretenir des inquiétudes et des réserves relativement à plusieurs aspects du projet, de la sécurité aux impacts sur la population.

Dans un document «à diffusion restreinte» d'une dizaine de pages, dont Le Soleil a obtenu copie, elles étaient de plus très critiques à l'égard du rapport du BAPE, dont les conclusions ont été déterminantes dans le feu vert de Québec.

Daté du 26 septembre 2007, l'«état de situation» préparé par quatre experts des directions de la santé publique (DSP) de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale recommandait au ministère de la Santé les positions à défendre dans le suivi du projet. Une semaine plus tôt, le 18 septembre, un haut fonctionnaire de la Santé avait statué que les derniers engagements de Rabaska rendaient le projet «acceptable d'un point de vue de santé publique». Le feu vert du gouvernement a suivi le 24 octobre.

Des doutes

Le document des DSP soulève néanmoins des doutes quant aux conclusions du BAPE en ce qui a trait à la sécurité. «Le seul constat de la commission à cet égard est que l'historique de la filière énergétique du gaz naturel milite en faveur de la sécurité du projet», déplorent les auteurs.

Rappelant qu'on trouve 128 maisons dans un rayon de 1,5 km autour des installations projetées et que 60 méthaniers «de la taille du Queen Mary II» défileront annuellement «à moins de 900 mètres» des rives de l'île d'Orléans, les DSP ajoutent que, si le nombre d'accidents est faible dans cette industrie, «les passé-près sont nombreux, tant dans le corridor maritime que les installations terrestres».

Les auteurs soulignent que ni l'Environnement, ni la Sécurité publique n'ont appuyé la demande des DSP dans la définition de la zone d'exclusion — à l'intérieur de laquelle on ne doit trouver aucune résidence. Ils s'étonnent que le BAPE n'ait fait aucune recommandation à propos des risques pour la navigation dans le corridor maritime, notamment dans les secteurs des Escoumins, de l'île Rouge et de la traverse du Nord. «Le BAPE constate également que le rayonnement thermique en cas d'accident pouvant aller jusqu'à 5 kW/m2 pourrait toucher des éléments sensibles dans les secteurs de la pointe est de l'île d'Orléans, de Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans, et de Lévis–Beaumont. Toutefois, jugeant le risque faible, le BAPE ne fait aucune recommandation à cet égard.»

Les DSP invitent en outre l'Agence de la santé de la Capitale à prévoir un plan de mesures d'urgence adéquat. «Advenant un accident maritime majeur à la pointe est de l'île ou dans le chenal des Grands Voiliers impliquant un grand nombre de personnes blessées ou brûlées, nous ne sommes présentement pas en mesure de garantir une évacuation efficace des résidants de l'île qui en auraient besoin. Notre capacité de répondre est présentement limitée. Les services sont quasi absents, et la capacité d'évacuation rapide est assez restreinte. Sans vouloir apeurer les gens, il ne faut pas occulter cette situation et s'assurer que les plans de mesures d'urgence seront bel et bien travaillés.»

Les auteurs espèrent que, même si une partie des demandes des DSP et du ministère sur la sécurité «n'ont pas été retenues pour le moment», elles pourront être reprises dans le contexte des travaux d'un comité mixte Ville de Lévis-industrie auquel participera Rabaska. Ils rappellent aussi que Transports Canada et la Garde côtière doivent préparer un plan de mesures d'urgence pour le corridor maritime.

Effets psychosociaux

Le document s'attarde aussi aux conséquences psychosociales. «Nous demeurons inquiets des impacts que le projet aura dans la communauté», écrivent les auteurs. Ils notent que le ministère jugeait à l'été 2007 le plan du promoteur pour compenser les populations impactées d'«assez minimal».

Rabaska s'est depuis montré ouvert à le bonifier, à condition qu'une enquête sur les impacts psychosociaux en démontre la nécessité.

«Il serait souhaitable que le promoteur soit plus affirmatif et qu'il démontre clairement une ouverture quant à l'accroissement des compensations et des mesures d'atténuation de nature sociale et environnementale destinées à la population locale», notent les DSP.


Source: Site web de CyberPresse

gouvernement.qc.ca

Rabaska: inquiétudes à la Santé publique
« le: avril 13, 2008, 01:37:31 pm »

 

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