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Auteur Sujet: Sexisme: Les médias au banc des accusés  (Lu 1503 fois)

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Sexisme: Les médias au banc des accusés
« le: juin 09, 2008, 12:55:20 pm »
Société / Sexisme

Les médias au banc des accusés

C'est la faute aux médias et à l'industrie de la publicité si le Québec a échoué dans la lutte contre les stéréotypes sexuels et sexistes, selon le Conseil du statut de la femme (CSF). Il a fait cette constatation dans un avis dont Radio-Canada a obtenu copie et qui sera rendu public mercredi.

Dans une recension fouillée des études nord-américaines récentes, le CSF indique que « les médias fréquentés par les jeunes proposent de plus en plus de sexualité ». Le Conseil ajoute que la représentation que les médias et la publicité font des rapports homme-femme propage docilement les stéréotypes habituels.

Selon le CSF, il est urgent de « considérer les effets néfastes de la sexualisation de l'espace public sur les jeunes âgés de 12 à 18 ans, une étape cruciale dans la construction de l'identité. L'organisme estime qu'il faut « prendre au sérieux l'incidence de ces messages sur les adolescents, surtout les filles, et se donner les moyens de contrer l'influence néfaste qu'ils peuvent avoir sur eux ».

Après 40 ans de féminisme, le CSF affirme que les conséquences de cette vision stéréotypée de la femme et de la sexualité dans les magazines, à la télévision, dans Internet, la publicité et les vidéoclips sont graves et nombreuses.

Le CSF le constate d'abord sur la façon de s'habiller des jeunes filles. Leurs vêtements sont courts, aguichants et révélateurs.

Il y a aussi des conséquences cachées comme les relations sexuelles précoces et l'augmentation des infections transmises sexuellement. Les cas de gonorrhée sont en hausse de 250% chez les adolescentes de 15 à 19 ans.

L'obsession de l'image corporelle et la violence dans les relations amoureuses sont aussi au nombre des conséquences des stéréotypes sexuels et sexistes propagés par les médias et la publicité.

Le Conseil du statut de la femme a formulé dix recommandations.

Entre autres, il presse le ministère de l'Éducation d'inclure la notion d'égalité homme-femme dans le nouveau programme d'éthique et de culture religieuse, dès le primaire.

Le CSF demande au ministère de la Santé de bien informer les parents sur l'utilisation d'Internet et il recommande au gouvernement de mener une vaste campagne de publicité sur l'égalité entre les sexes.

L'organisme veut aussi que les médias et l'industrie de la publicité resserrent les normes en matière de stéréotypes sexuels

La présidente du Conseil du statut de la femme Christiane Pelchat constate par ailleurs que les chaînes de télévision bafouent la réglementation du CRTC en matière de stéréotypes sexuels. « Si elles appliquaient les règles déjà existantes, ces images stéréotypées seraient beaucoup moins nombreuses », précise Mme Pelchat.

Le Conseil du statut de la femme du Québec a transmis son avis à la ministre de la Condition féminine Christine St-Pierre qui devra décider des suites à lui donner.

L'avis du Conseil intitulé Le sexe dans les médias: obstacle aux rapports égalitaires sera rendu public le mercredi 11 juin dans une conférence de presse.


Source: Site web de Radio-Canada
« Modifié: décembre 05, 2008, 09:49:19 pm par editeur »

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Sexisme: Les médias au banc des accusés
« le: juin 09, 2008, 12:55:20 pm »

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Christiane Pelchat et l'absence de coquetterie
« Réponse #1 le: décembre 05, 2008, 09:55:24 pm »
La présidente du Conseil du statut de la femme, Me Christiane Pelchat, ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il est question du sort réservé aux femmes par les méchants médias qui poussent celles-ci à se faire plus coquettes, voire même sexy.

Il va de soi que la démesure, aussi bien vers l'hypersexualisation qu'à l'inverse, vers la répression sexuelle tous-azimuts, cause autant de maux de têtes mais les femmes, en grande majorité, savent se présenter sans nécessairement verser dans ces excès afin de justement se présenter comme elles sont, des femmes à la fois intelligentes, féminines et... désirables!

N'en déplaise à Christiane Pelchat, la plupart des Québécoises sont belles et plus souvent qu'autrement, très belles. Nier leur droit d'afficher, en tout ou mieux, en partie, leur petit côté sexy pour se rendre encore plus désirables, serait passablement en opposition avec nos valeurs communes de respect des choix des individus.

Alors lorsque Christiane Pelchat blâme les médias de faire la promotion des stéréotypes sexuels (et sexistes), elle oublie de préciser que plusieurs des revues comme, par exemple, Elle Québec sont justement éditées par... des femmes! Dans le cas d'Elle Québec, il s'agit de Sylvie Poirier, une femme très respectée dans son milieu. Quel message Christiane Pelchat envoie-t-elle à des femmes comme Sylvie Poirier?

C'est vraiment triste de voir la présidente du Conseil du statut de la femme s'en prendre aux médias comme si ceux-ci étaient totalement misogynes... même lorsque dirigés par des femmes!

Ce que Christiane Pelchat souhaite, c'est le retour d'une certaine forme de censure, comme si les femmes n'étaient pas en mesure de faire la part des choses, par elles-mêmes.

Ça semble assez paradoxal de voir son organisme pourfendre le droit des femmes à une pleine participation dans la société mais que d'un autre côté, elle veuille censurer tout ce qui pourrait donner envie aux femmes d'être plus coquettes.

Si vous n'avez jamais vu Christiane Pelchat en personne, vous l'avez peut-être déjà vu en photo. Dans les deux cas, elle semble complexée d'être une femme (faute d'un meilleur terme pour décrire cet apparent inconfort avec sa propre féminité) puisqu'on pourrait croire qu'elle fait des efforts pour cacher sa féminité.

Prenez, par exemple, la photo qu'elle avait publié (et qui a depuis été retirée) sur le site du CSF avant celle-ci, en tant que présidente du Conseil du statut de la femme.

Elle était toute habillée de noir avec une chemise "bleu-gris-affaires" boutonnée jusqu'à l'avant-dernier bouton du haut. Elle avait les bras croisés, les cheveux courts (coupe "garçon"), à peu près aucun maquillage et un look résolument masculin. C'est un style parmi tant d'autres mais ce n'est sûrement pas celui qu'Elle Québec mettrait sur sa couverture!

Alors est-ce que Christiane Pelchat, toute expert qu'elle est en "condition féminine", espère lessiver le cerveau de toutes les Québécoises afin qu'elles lui ressemblent?

Je doute que les Québécoise, éclatantes de beauté au sourire électrisant et débordantes d'énergie, aussi bien dans leurs vies personnelles que dans leurs carrières, décident de balancer toute leur coquetterie par la fenêtre pour adopter le look résolument terne, l'attitude revancharde et l'approche sans cesse plus acerbe de Christiane Perlchat — celle qui, en théorie, se veut une experte de leur condition.

Si d'aventure vous rencontrez Christiane Pelchat, faites un effort et dites-lui (quand même) qu'elle est belle, qu'elle rayonne et qu'elle a mis ce je-ne-sais-quoi de soleil dans votre journée. À la longue, elle en viendra peut-être à comprendre un peu mieux pourquoi la féminité est aux femmes ce que l'eau est aux poissons.

Certains peuvent déplorer que nous vivions dans un monde d'images mais ce serait beaucoup plus triste (et tragique) de vivre dans le monde lourdement censuré de Christiane Pelchat.

 

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