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Auteur Sujet: Plan budgétaire 2007-08: Économie du Québec  (Lu 2641 fois)

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Plan budgétaire 2007-08: Économie du Québec
« le: mars 01, 2007, 09:01:57 pm »
Ce qui suit est un extrait du Plan Budgétaire 2007-2008 préparé par le Secrétariat du Conseil du trésor pour le compte de tous les Québécois.


2. LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE QUÉBÉCOIS

2.1 L'économie du Québec se porte bien

L'économie du Québec continue à enregistrer une bonne croissance économique en dépit d'un contexte international difficile qui affecte particulièrement les entreprises manufacturières exportatrices.

Si l'économie du Québec se porte bien, c'est notamment grâce à la forte progression de la demande intérieure. Depuis quatre ans, celle-ci s'est accrue de 3,4 % par année en moyenne. En particulier, la demande des ménages et les investissements des entreprises sont restés élevés, ce qui a soutenu l'emploi. Notons que près de 200 000 emplois ont été créés dpuis 2003, et ce, malgré les difficultés que connaît le secteur manufacturier.

En somme, le PIB réel du Québec s'est accru de 2 % par année depuis quatre ans, soit une progression comparable à celle des 25 dernières années. En perspective, une croissance du PIB réel de 1,8 % est attendue en 2007 et de 2,5 % en 2008 avec la reprise à venir de l'économie américaine.

2.2 Un contexte international compétitif et contraignant

Très ouvert sur le monde, le Québec, qui exporte l'équivalent de plus de 50 % de sa production, fait face à un contexte international compétitif et contraignant. Cet environnement est caractérisé par un prix du pétrole élevé et par une appréciation rapide et importante du dollar canadien survenus au cours des dernières années.

À ces difficultés s'ajoute une concurrence internationale de plus en plus forte, notamment en provenance de nouvelles puissances en émergence comme la Chine qui, depuis six ans, a doublé sa présence sur plusieurs des marchés traditionnels d'exportation des entreprises québécoises. Ainsi, la Chine a pris d'importantes parts de marché aux États-Unis dans plusieurs secteurs comme les produits en cuir, les meubles, les produits textiles, le matériel électrique, l'impression et les produits informatiques et électroniques.

Face à ce contexte international compétitif et contraignant, les industries québécoises, tournées vers l'exportation, ont dû s'ajuster. D'une part, les entreprises manufacturières se sont adaptées à cet environnement en réduisant leurs effectifs. D'autre part, les entreprises ont profité du dollar élevé pour réaliser des investissements en machines et matériel, dont les deux tiers sont importés.

Certains segments importants du secteur manufacturier québécois ont néanmoins réussi à tirer profit de la forte demande mondiale pour leurs produits. On dénote ainsi une hausse de la production de 12,6 % dans le secteur des produits chimiques, de 9,1 % dans le secteur des produits métalliques et de 7,1 % dans le secteur de l'aérospatial depuis quatre ans.

Une faible contribution des exportations à la croissance économique

Alors que les exportations internationales de biens du Québec ont crû en moyenne de près de 12 % à la fin des années 1990, le contexte international difficile des dernières années a contribué à réduire des trois quarts cet accroissement. Les exportations internationales de biens ont en effet progressé annuellement de 3,1 % en moyenne depuis 2004. Les plus fortes hausses sont enregistrées dans des secteurs à forte valeur ajoutée, tels que les machines et le matériel de bureau.

Il faut noter que les exportations avaient même reculé de 2001 à 2003, principalement en raison de l'éclatement de la bulle technologique, de la récession américaine et des événements tragiques du 11 septembre 2001.

En perspective, les exportations internationales de biens du Québec devraient s'accroître en moyenne de 4,3 % au cours des deux prochaines années. Les exportations bénéficieront en effet d'une certaine stabilité du dollar canadien et de la reprise de l'économie américaine en 2008.

Quant aux importations internationales du Québec, elles ont progressé fortement au cours des dernières années. L'appréciation du dollar canadien a favorisé les achats de biens et services étrangers de la part des ménages et des entreprises du Québec au détriment de ceux fabriqués localement. Avec une demande intérieure qui se modérera et le plafonnement du dollar, les importations devraient progresser plus faiblement, à près de 4 % en 2007 et en 2008.

Au total, la contribution du secteur extérieur à la croissance économique, qui tient compte de l'évolution des exportations et des importations, est devenue négative depuis 2002. Ainsi, alors que le secteur extérieur a ajouté près d'un point de pourcentage à la croissance économique québécoise à la fin des années 1990, il en aura retranché 1,6 point par année en moyenne de 2002 à 2007.


« Modifié: mars 01, 2007, 09:57:40 pm par editeur »

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Plan budgétaire 2007-08: Économie du Québec
« le: mars 01, 2007, 09:01:57 pm »

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Progression de la demande des ménages
« Réponse #1 le: mars 01, 2007, 09:17:01 pm »
2.3 Une bonne progression de la demande des ménages

Malgré un contexte international difficile, la demande des ménages reste forte, ce qui confirme la vigueur de l'économie québécoise. En effet, la croissance des dépenses personnelles des ménages en biens et services devrait progresser de 3,1 % en 2006 et de 3,2 % en 2007 en termes réels. Il s'agira alors d'une sixième année consécutive de hausse au-dessus de 3 %, un dynamisme non observé depuis la fin des années 1980.

La hausse de l'emploi et des salaires devrait continuer à soutenir la demande des ménages. En outre, les réductions d'impôt consenties par le gouvernement du Québec contribuent aussi à l'amélioration de la situation financière des ménages, le fardeau fiscal des particuliers ayant été réduit de 3,8 milliards de dollars. Aussi, le versement de 1,9 milliard de dollars au titre de l'équité salariale attendu en 2007 bonifiera la situation financière de 360 000 employés de l'État.

Les ménages, toujours confiants, pourront ainsi profiter d'une augmentation de leur pouvoir d'achat. Cette hausse est attribuable également à un dollar élevé qui leur permet d'acheter des produits importés à un coût moindre et au recul du prix de l'énergie amorcé à la fin de 2006.

Un ralentissement des mises en chantier

Par ailleurs, la construction d'habitations neuves est demeurée élevée depuis quatre ans, progressant en moyenne de 51 900 unités annuellement depuis 2003. Il s'agit d'un niveau de loin supérieur à celui de la fin des années 1990, alors que 24 000 unités étaient mises en chantier chaque année.

La bonne performance du marché du travail au Québec depuis quelques années, jumelée à la faiblesse historique des taux d'intérêt hypothécaires, a permis à un nombre important de ménages d'accéder à la propriété. La demande refoulée au cours des années 1990 a été largement comblée depuis 2002, comme le montre la remontée du taux d'inoccupation des logements locatifs amorcée en 2003.

Le ralentissement graduel des mises en chantier, débuté en 2005, devrait se poursuivre jusqu'en 2008. En 2006, près de 48 000 mises en chantier ont été recensées, après les 50 900 unités construites l'année précédente. En perspective, la construction résidentielle neuve au Québec continuera à se replier légèrement et à se rapprocher de l'évolution annuelle de la formation de ménages.

Cette évolution sera aussi influencée par des taux hypothécaires en légère hausse. Une progression de l'inventaire de logements neufs inoccupés ainsi que le nombre d'habitations à écouler sur le marché de la revente affecteront à la baisse la construction de nouvelles unités. Ainsi, le nombre de mises en chantier devrait s'établir à 40 200 en 2007 et à 36 700 en 2008.

2.4 Un climat économique toujours propice aux investissements non résidentiels

Bénéficiant en général d'un climat économique favorable, les entreprises ont accru leurs investissements de plus de 25 % depuis 2003. Ainsi, les investissements non résidentiels représentaient 11,5 % du PIB réel en 2005. Il s'agit d'une augmentation de près de deux points de pourcentage depuis 2002.

Cette hausse est plus importante que celle constatée en Ontario au cours de la même période. De plus, si l'on exclut les investissements réalisés en Alberta, le Québec obtient une performance similaire à celle du Canada.

En particulier, les entreprises ont bénéficié d'un dollar canadien fort et de profits élevés pour faire l'acquisition de machines et matériel, dont les deux tiers sont importés, autant d'efforts leur permettant d'améliorer leur compétitivité.

Par ailleurs, le taux d'utilisation de la capacité de production industrielle est élevé dans plusieurs secteurs comme ceux des produits chimiques, des métaux primaires, des machines et des produits informatiques et électroniques.

Les entreprises bénéficient aussi de l'action du gouvernement du Québec qui a aboli la taxe sur le capital pour les PME et l'a réduite de moitié pour les autres entreprises. De plus, un crédit de taxe sur le capital s'applique sur les nouveaux investissements en matériel de fabrication et de transformation. Par ailleurs, les investissements restent soutenus grâce à l'appui financier du gouvernement à plusieurs grands projets de développement économique dans l'ensemble des régions du Québec.

En outre, les investissements sont élevés dans le secteur énergétique en raison de l'essor des grands projets hydroélectriques et éoliens. En particulier, les investissements d'Hydro-Québec ont plus que doublé depuis six ans, atteignant près de 4 milliards de dollars en 2006.

Une forte expansion de la capacité de production d'électricité est envisagée au cours des prochaines années. Les travaux devraient être amorcés sous peu sur plusieurs chantiers, dont:

  • la construction des centrales Eastmain-1-A et Sarcelle;
  • la dérivation d'une partie des eaux de la rivière Rupert dans le réservoir Eastmain-1.

En somme, les investissements non résidentiels se sont grandement accrus au Québec depuis quatre ans, alors qu'une progression de 6,2 % par année a été enregistrée. Il s'agit d'un accroissement de loin supérieur à la hausse de 1,6 % enregistrée de 1999 à 2002.

La croissance des investissements devrait se modérer en 2007 et en 2008 avec le plafonnement temporaire de la valeur des grands projets énergétiques. Une reprise est attendue par la suite, notamment grâce à la poursuite des investissements dans ce secteur.



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Marché du travail québécois: dynamique
« Réponse #2 le: mars 01, 2007, 09:23:02 pm »
2.5 Un marché du travail dynamique

La croissance de l'emploi est demeurée robuste malgré les pressions que connaît le secteur manufacturier. Depuis 2003, il s'est créé près de 200 000 emplois au Québec, dont 48 100 emplois en 2006. Pour une troisième année consécutive, la grande majorité des emplois créés l'ont été à plein temps.

En dépit d'une perte de 34 400 emplois dans le secteur manufacturier en 2006, d'autres secteurs ont enregistré une forte croissance de leurs emplois. On peut mentionner les secteurs de la finance, des assurances et des services immobiliers ainsi que les services professionnels, scientifiques et techniques qui ont créé des emplois, témoignant du dynamisme de la demande des ménages et des entreprises du Québec.

Par ailleurs, le taux de chômage a atteint 8 % en moyenne en 2006, le niveau le plus bas depuis plus de 30 ans. Le taux de chômage est même descendu à 7,5 % en décembre 2006. En outre, jamais une aussi grande proportion de la population n'a détenu un emploi dans l'histoire du Québec. Pour la troisième année consécutive, le taux d'emploi excède 60 %, un record.

En perspective, la poursuite du dynamisme de l'économie devrait se traduire par une création annuelle d'emplois supérieure à 40 000 en 2007 et en 2008. Ainsi, le taux de chômage devrait diminuer à 7,9 % et le taux d'emploi devrait atteindre 60,3 % en 2008.

2.6 Une bonne progression du PIB nominal

À la suite d'une croissance de 4,9 % en 2004 et de 4 % en 2005, le PIB nominal devrait se modérer à nouveau à 3,9 % en 2006. En 2007, alors que le versement de l'équité salariale ajoutera près de 0,8 point de pourcentage à la croissance du PIB nominal, celle-ci atteindra 4,3 %. En particulier, la progression des salaires devrait rester élevée à 4,9 % en 2007. Avec la non-récurrence du paiement rétroactif d'équité salariale en 2007 et la stabilisation du prix des matières premières, la progression du PIB nominal ralentira à 3,5 % en 2008.

2.7 Comparaison avec les prévisions du secteur privé

À 1,8 % en 2007 et à 2,5 % en 2008, les prévisions de croissance économique du Budget 2007-2008 sont similaires à celles de la moyenne du secteur privé.



 

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