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Auteur Sujet: Au secours de l'école publique  (Lu 1164 fois)

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Au secours de l'école publique
« le: septembre 17, 2008, 04:51:35 pm »
Enseignement

Au secours de l'école publique

Au début du mois, la sortie de Pourquoi nos enfants sortent-ils de l'école ignorants?, publié aux Éditions du Boréal, portait un premier coup au système scolaire en soutenant que de nombreux élèves sortent du secondaire sans maîtriser le français écrit.

Le 11 septembre, Jacques Parizeau, en rajoutait une couche avec « Le gâchis scolaire », une lettre ouverte publiée dans le journal de Montréal.

Observant que les élèves du secondaire public anglophone étaient deux fois plus diplômés que les élèves du secondaire francophone, l'ancien premier ministre du Québec dénonçait une « situation scandaleuse » et déplorait « la faillite de notre système scolaire ».

Pour les professionnels de l'enseignement, la coupe était pleine. Au cours d'une conférence de presse organisée mardi, la Commission scolaire de Montréal (CSDM), épaulée par des parents d'élèves et des directeurs d'école, a volé au secours de l'école publique.

  • « Dénigrer l'école publique à Montréal, c'est dénigrer 100 000 élèves et 18 000 professionnels de l'éducation », s'est offusquée Diane De Courcy, la présidente de la CSDM.

L'indignation était également perceptible chez Gaétan Neault, le président de l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire.

  • « Nos jeunes ne sont pas sourds. Ils ne sont pas aveugles. Ils entendent ce qu'on dit sur le système dans lequel nous les avons placés » a-t-il déclaré, suggérant que l'échec des élèves pourrait être lié à la « désinformation » et au « discours misérabiliste » des détracteurs de l'école publique. « Pas surprenant qu'ils ont tendance, parfois, à ne pas s'y accrocher trop sérieusement », a-t-il ajouté.

L'émotion passée, les représentants des milieux scolaires montréalais ont reconnu que si l'école produisait déjà de nombreux efforts, il y avait encore beaucoup à faire.

Un public spécifique

Sur la période 2007-2008, ont-ils indiqué, le taux de réussite pour les épreuves du secondaire est de 70,4 % dans le secteur public de la CSDM, et de 80,4 % dans le privé.

Dans la région de Montréal, la proportion d'élèves dépendants de la CSDM qui obtiennent un diplôme après cinq ans est inférieure à celle des autres commissions scolaires de l'île, avec un taux de 40,7 %. Après sept ans, ce taux grimpe à 58 %.

Sur l'ensemble du Québec, en se basant sur la rentrée de 2002, 59 % des élèves ont obtenu leur diplôme en cinq ans. Pour la même période et le même groupe d'élèves, ce taux atteint 52 % pour la région de Montréal.

Les disparités existent donc. Pour les expliquer, les professionnels de l'enseignement public montréalais soulignent la spécificité du public qu'ils reçoivent.

Plus qu'ailleurs dans la province, l'école montréalaise accueille de nombreux élèves des communautés culturelles qui doivent apprendre deux, voire trois langues. À la CSDM, par ailleurs, un élève sur quatre n'est pas né au Québec.

De plus, remarquent-ils, on trouve dans les établissements de Montréal de nombreux jeunes issus de milieux défavorisés ou ayant des difficultés d'apprentissage.

Le CSDM a profité de cette conférence pour présenter un plan d'action, baptisé Réussir, qui sera soumis au conseil des commissaires en décembre prochain.

Le détail de Réussir n'a pas été communiqué. Il pourrait être en partie axé sur une intervention précoce auprès des jeunes, comme, par exemple, offrir la maternelle aux enfants de quatre ans.

Le point de vue de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s'est, elle aussi, invitée dans le débat.

« Il est inutile de prétendre à la catastrophe pour l'école québécoise, car ce n'est pas le cas pour toutes et tous. L'école québécoise fonctionne bien pour deux élèves sur trois, mais laisse tomber le troisième. C'est là tout le drame et c'est justement pour ces élèves qu'il faut se relever les manches », a déclaré dans un communiqué Réjean Parent, le président de la CSQ.

La CSQ rappelle que, lors des États généraux sur l'éducation de 1995-1996, l'objectif était d'atteindre un taux de réussite au diplôme de 85 % pour 2010. Or, remarque la CSQ, ce taux n'est actuellement que de 71,9 %.

La Centrale avance de nombreuses pistes pour améliorer la situation. L'argent est l'une d'entre elles. Selon la CSQ, le Québec est la province qui dépense le moins dans l'éducation. Elle estime à 700 millions de dollars le montant qu'il faudrait investir dans le réseau primaire et secondaire pour se mettre au niveau de la moyenne nationale.

La Centrale préconise également d'éliminer la concurrence entre les écoles privées et publiques, ainsi qu'entre les établissements publics.

Elle recommande enfin, dans son communiqué, de réduire la taille des classes en interrompant « l'intégration massive des élèves en difficulté au sein des classes dites ordinaires sans les ressources nécessaires ou l'absence de services professionnels ou de soutien ».


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca

Au secours de l'école publique
« le: septembre 17, 2008, 04:51:35 pm »

 

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