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Auteur Sujet: Stéphane Dion reste... en attendant  (Lu 1604 fois)

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Stéphane Dion reste... en attendant
« le: octobre 22, 2008, 02:44:49 am »
Parti libéral du Canada

Stéphane Dion reste... en attendant

Il aura fallu près d'une semaine à Stéphane Dion pour prendre sa décision. Et c'est lundi, à Ottawa, qu'il a choisi de la rendre publique: M. Dion compte demeurer à la tête du Parti libéral du Canada jusqu'en mai prochain, après quoi il démissionnera de son poste de chef.

Stéphane Dion a précisé qu'il souhaitait assurer l'intérim jusqu'à la désignation, par son parti, d'un nouveau dirigeant, ce qui devrait avoir lieu au congrès du PLC à Vancouver, en mai 2009, où il ne sera pas candidat à la direction.

Après le résultat des élections de mardi, avec le pire pourcentage de votes que le parti a connu depuis la Confédération, de nombreux analystes et observateurs de la vie politique, ainsi que plusieurs libéraux, s'attendaient pourtant à son départ immédiat.

  • Je n'ai pas réussi comme chef, et je veux que le prochain réussisse.

    — Stéphane Dion

« J'accepte pleinement ma part de responsabilité », a expliqué M. Dion. Selon le chef libéral, c'est essentiellement parce qu'il n'est pas arrivé à redresser les finances du parti que le PLC n'est pas arrivé à faire la différence.

Le manque de ressources financières a, selon M. Dion, empêché le PLC de répondre efficacement aux campagnes de publicité des conservateurs. « Pour ce qui est du Tournant vert, on n'a pas eu les ressources financières pour bien l'expliquer », a-t-il indiqué.

Le chef libéral a aussi évoqué les attaques dont il avait fait l'objet et qui auraient contribué à le diaboliser dans l'esprit des électeurs. « Les Canadiens ne connaissaient pas le nouveau Stéphane Dion, ils connaissaient l'ancien Stéphane Dion. Ce qui a été présenté à la population n'était pas la vérité », a-t-il avancé, avant d'ajouter que « l'image qui m'a été collée par les conservateurs a été intériorisée par les Canadiens ».

M. Dion a promis qu'il s'attachera à moderniser et à relever les finances du parti d'ici la désignation de son successeur. « Je travaillerai pour que le prochain chef ne soit pas aussi vulnérable que j'ai été aux propagandes de bas étage auxquelles on n'a pas pu réagir » par manque de moyens financiers.

Stéphane Dion a aussi souligné qu'il fallait regarder au-delà de son avenir politique personnel afin de comprendre pourquoi les Canadiens n'avaient pas voté pour les libéraux. « Notre part du vote populaire a diminué depuis les trois dernières élections, il faut inverser la tendance pour gagner les prochaines élections », a-t-il déclaré.

Réactions au sein du PLC

  • C'était une erreur de faire campagne sur le Tournant vert.

    — Francis Fox, sénateur libéral

Robert Fragasso, le président de l'aile québécoise du PLC, reconnaît que le manque d'argent a été un problème. « L'argent a été un élément », a-t-il déclaré. Interrogé sur la qualité de la campagne qui a été menée au niveau provincial, M. Fragasso a expliqué qu'il était « trop tôt pour faire le post mortem de la campagne au Québec ».

Le sénateur libéral Francis Fox s'est, pour sa part, dit déçu de la décision de M. Dion. « Pour le Parti libéral, il était temps de tourner la page », a-t-il déclaré à la télévision de Radio-Canada tout en soulignant que « c'était une erreur de faire campagne sur le Tournant vert ».

Reste à savoir comment Stéphane Dion va gérer sa position au sein du parti et, au Parlement, en tant que chef officiel de l'opposition. M. Fragasso lui prédit un avenir difficile.

« Je respecte la décision de Stéphane Dion de rester leader par intérim », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio-Canada avant d'ajouter que ce sera « un grand défi [pour M. Dion] de rester président par intérim jusqu'au prochain congrès ».

Le caucus devant le fait accompli

D'autres observateurs se demandent si les divers candidats à la direction soutiendront M. Dion pendant la campagne pour prendre la tête du PLC et si l'entourage de M. Dion aura la neutralité nécessaire pour assurer efficacement cette transition.

Francis Fox croit, pour sa part, que le caucus ne protestera pas, même s'il a été mis devant le fait accompli. « Dédire le chef, serait repartir des querelles à n'en plus finir », a-t-il expliqué à la télévision de Radio-Canada.

M. Fox pense toutefois que la marge de manoeuvre de M. Dion sera étroite. « Ils vont faire [le caucus] comme si le clan Dion n'existait plus », pense-t-il.

« Il s'est autoproclamé chef du PLC. [...] Il n'a pas été plébiscité », a poursuivi M. Fox avant de suggérer que sans un tel vote de confiance, il ne disposera pas de l'autorité morale nécessaire pour affronter les conservateurs au parlement.

Le soutien de MM. Coderre et Rae

Denis Coderre lance un appel au calme. Selon le député libéral réélu dans Bourassa, il est inutile de débattre pour savoir si Stéphane Dion aurait dû partir maintenant ou plus tard. « Le chef a pris une décision extrêmement courageuse et difficile [...]. Il a mis les intérêts du parti avant ses propres intérêts », a-t-il déclaré.

« Il y a eu des problèmes dans notre parti et ce n'est pas juste le problème du chef », a-t-il poursuivi avant d'affirmer qu'il soutiendra M. Dion au caucus. M. Coderre a également appelé de ses voeux une « bonne course à la chefferie » qui permettra d'avoir un « un choc des idées » et de dynamiser le parti.

Bob Rae, le député libéral réélu dans Toronto-Centre, a lui aussi tenu à exprimer son soutien à Stéphane Dion, lui garantissant son appui personnel au caucus. Il salué l'« intégrité », la « détermination » et le « courage » de M. Dion.

M. Rae a également appelé la famille libérale à rester unie à la Chambre des communes. Il a aussi reconnu que la politique des libéraux avait, peut-être, manqué de clarté pendant la campagne et qu'elle aurait mérité plus d'explications.

Mais, affirme M. Rae, M. Dion n'est pas le seul en cause. « Il n'était pas le seul à parler de la nécessité de faire un tel tournant, de tourner les taxes du revenu et de mettre plus de taxes sur la pollution. Ce n'était pas le seul dans le parti à avoir recommandé de le faire. C'est une responsabilité que tout le monde partage ».


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca

Stéphane Dion reste... en attendant
« le: octobre 22, 2008, 02:44:49 am »

 

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