FIERUne campagne de salissage, dit NormandeauLa ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Nathalie Normandeau, accuse le Parti québécois de mener une campagne de salissage à l'endroit des Fonds d'intervention économique régionale (FIER).Selon elle, l'attitude du
PQ risque de décourager les gens d'affaires qui veulent investir dans le développement régional.
En entrevue au Réseau de l'information, vendredi soir, la ministre a accusé le PQ de véhiculer des demi-vérités au sujet des FIER.Elle a reconnu que 6 des 44 FIER créés par son gouvernement « présentaient des irrégularités », raison pour laquelle, a-t-elle souligné, le ministre du Développement économique,
Raymond Bachand, a demandé à
Investissement Québec de s'assurer que les règles ont été respectées. Il s'agit là d'une première démarche qui, a-t-elle dit, pourrait être suivie d'une vérification externe.
La ministre Normandeau a également défendu la règle qui permet aux administrateurs de FIER d'investir 50 % de l'argent à l'extérieur de leur région. Selon elle, cette règle encourage le réseautage au sein des administrateurs et pousse les différents FIER à se soutenir entre eux.
Devant la Commission de l'aménagement du territoireLa ministre a tenu ces propos alors que, plus tôt vendredi, le débat sur les FIER s'est poursuivi devant la
Commission de l'aménagement du territoire.
Le député péquiste de Matane,
Pascal Bérubé, a saisi l'occasion pour dénoncer une fois de plus l'utilisation des FIER dans des entreprises situées à l'extérieur des régions auxquelles ils sont destinés.
Il n'a pas hésité à interpeller la ministre Normandeau, lui demandant si « elle trouve acceptable que 750 000 $ de l'argent destiné à la Gaspésie, la région dont elle a la charge, se retrouve dans une compagnie d'autobus scolaire en Outaouais ».
La députée de Bonaventure a rétorqué que les administrateurs du FIER-Gaspésie ont respecté la règle du financement des projets locaux. « Il n'a jamais été question pour notre gouvernement d'imposer une règle exigeant de la part des FIER qu'ils mettent 100 % de leurs capitaux dans la région où le FIER a été créé », a indiqué Mme Normandeau.
M. Bérubé n'a toutefois pas lâché prise. Il a invité la compagnie d'autobus scolaire de l'Outaouais et le président du FIER-Gaspésie, Alphonse Bernard, à venir expliquer devant la Conférence régionale des élus les retombées de ce projet pour la Gaspésie.