Déficit fédéralPas plus d'impôt, pas moins de dépensesAlors que son gouvernement prévoit un déficit de 56 milliards de dollars en 2009-2010, le premier ministre Stephen Harper a déclaré vendredi qu'il n'avait pas l'intention d'augmenter les impôts ou de réduire les dépenses du gouvernement.Lors d'un passage à Welland, en Ontario, M. Harper a expliqué que la fin des programmes temporaires créés dans le cadre du plan de relance de l'économie est toujours prévue pour la fin 2011.
Après cette date, les transferts aux provinces seront maintenus, mais les dépenses des programmes devront être modulées en fonction de la croissance économique.Malgré l'augmentation de la dette, Stephen Harper et le ministre des Finances Jim Flaherty croient qu'un contrôle des dépenses en période de croissance sera suffisant pour atteindre l'objectif du retour à l'équilibre budgétaire en 2016, malgré ce qu'en pensent certains experts.
L'économiste Dale Orr, par exemple, suggère de relever la TPS à son ancien niveau de 7 %. Le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, pense pour sa part que les prévisions du gouvernement son trop optimistes.
Quant à la porte-parole du
Nouveau Parti démocratique, Chris Charlton, elle estime que le gouvernement Harper augmentera le fardeau fiscal avec des hausses de cotisations à l'assurance-emploi et sa taxe de vente harmonisée.
Le premier ministre Harper a défendu son plan économique en disant qu'il est conforme aux prévisions moyennes du secteur privé. Il a accusé l'opposition de vouloir rendre permanents des programmes temporaires, ce qui nécessitera des hausses d'impôts, selon lui.
Rappelons que le chef libéral Michael Ignatieff a dit cette semaine qu'il était prêt à avoir une « conversation entre adultes » avec les citoyens canadiens au sujet d'éventuelles hausses d'impôts.