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Auteur Sujet: La tension monte chez Desjardins  (Lu 548 fois)

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La tension monte chez Desjardins
« le: octobre 27, 2009, 11:14:13 am »
La tension monte chez Desjardins

900 postes seront abolis en trois ans.

MONTRÉAL | (Agence QMI) Le changement de structure chez Desjardins, dont l'objectif est d'être « plus performant », ne se fait pas sans heurt.

Selon plusieurs sources, la réorganisation du plus grand employeur privé du Québec, qui devrait emporter 900 postes en trois ans, crée beaucoup « d'incertitude » au sein des employés alors que le ménage se termine dans les postes de direction.

Des 200 postes de vice-présidents, il en reste environ une centaine à l'heure actuelle. Les cadres qui sont restés sont à mettre la dernière touche à leur équipe, jetant les bases d'un organigramme allégé du Mouvement. Argent a d'ailleurs obtenu copie d'un document circulant à l'interne qui donne ces nouvelles balises et répond aux inquiétudes du personnel.

Les gestionnaires et les chefs d'équipe sont appelés à postuler pour deux emplois différents, dont certains pour leur propre poste, méthode inusitée qui avait été utilisée lors de l'autre grande réorganisation en 2000. Les nominations de ces directeurs se feront le 5 novembre.

Mais, c'est toutefois là que l'affaire se corse. La tension est de plus en plus palpable chez les employés de la fédération et des filiales qui voient arriver la vague de suppressions de postes, alors qu'on souhaite que les caisses gagnent en puissance. Sous le couvert de l'anonymat, on parle de plus en plus de « crise » chez Desjardins, de « traumatisme culturel ». Un ancien haut dirigeant af fir me même que « ça brasse au Mouvement ».

Attrition

« Ça s'en vient dans notre cour. On nous dit que cela va se faire par attrition, mais ça reste à voir. Ça crée beaucoup d'incertitude chez nos membres, les gens ne savent pas où ils vont se ramasser », signale Roger Samuel, président de la section locale 575 de la FTQ, le plus important syndicat du Mouvement.

Selon lui, plusieurs secteurs vont être ébranlés par la réorganisation, notamment les ressources humaines, qui se concentreront en un seul endroit pour la fédération et les filiales.

Au dire de Desjardins, toutefois, environ 1 000 personnes partent bon an, mal an, ce qui leur permettrait d'éliminer des postes sans faire de mises à pied.

Selon des sources, environ 10 000 personnes à l'heure actuelle ne savent toujours pas qui sera leur patron ou quelles seront les nouvelles tâches qui leur seront assignées. « On a annoncé la réorganisation en mai et nous sommes en octobre. Les gens ne savent toujours pas ce qui va advenir de leur emploi. Ça crée beaucoup d'anxiété », constate M. Samuel.

Le porte-parole de Desjardins, André Chapleau, avoue que ce tourbillon crée « beaucoup d'incertitude » chez le personnel touché.

« Il fallait s'y attendre, nous savions que c'était nécessaire. Toutefois, il est vrai qu'il y a un malaise à l'heure actuelle, il s'agit de situations humaines difficiles. Mais on agit de manière responsable, on ne largue pas les gens comme ça », précise-t-il.

Objectifs

Selon Michel Nadeau, collaborateur chez Argent et directeur de l'Institut de la gouvernance, la nouvelle PDG, Monique Leroux, n'a pas tardé à imposer son style.

« C'est un gros changement culturel chez Desjardins avec l'arrivée de la nouvelle présidente », croit-il.

Avec cette réorganisation, Mme Leroux n'a jamais caché qu'elle souhaite que Desjardins devienne plus productif en éliminant des paliers. On sait également qu'elle veut étendre les tentacules de Desjardins au Canada anglais. Dans un document interne, il est écrit que la stratégie « pancanadienne » a été soumise aux instances en septembre dernier.

À son premier trimestre, le ratio de productivité de l'institution – qui est le rapport entre les frais d'exploitation et le revenu total du Mouvement - était toutefois à 79 %, alors que l'industrie bancaire a un ratio d'environ 55 % à 60 %, et ce, en raison de la baisse des taux d'intérêt.

Mais cette situation ne risque pas de changer de sitôt. La principale source de revenus de Desjardins, soit l'épargne, n'atteint pas les objectifs fixés. Dans certaines succursales en région, les montants provenant de l'épargne retraitaient d'environ 30 % à la mi-année, affirme une source digne de foi.

Toutefois, à la grandeur de la province, l'épargne était en hausse de 5 % sur 2008 à mi-parcours. « Nous avons peut-être été trop ambitieux. Mais cela ne montre pas que Desjardins a des difficultés. Nous avons eu une augmentation dans les fonds de placement et les valeurs mobilières », signale M. Chapleau.

Malgré ce retard dans les objectifs, l'institution souligne qu'elle ne fait pas moins de prêts. « Nous sommes encore le prêteur numéro un au Québec. »

Selon des documents de Desjardins consultés par Argent, la réorganisation ne fera pas en sorte que les caisses se fusionneront davantage. Il n'est pas non plus question de fusionner les deux sièges sociaux de Lévis et Montréal.

Desjardins est le plus important employeur privé au Québec avec 42 000 employés. L'institution souhaite toutefois être plus performante face à ses vis-à-vis au Canada. Par comparaison, la Banque Royale a 80 000 employés partout au Canada, la CIBC 39 698, alors que 17 100 personnes travaillent à la Banque Nationale.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

La tension monte chez Desjardins
« le: octobre 27, 2009, 11:14:13 am »

 

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