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Auteur Sujet: Financière agricole: Québec ferme le robinet  (Lu 2735 fois)

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Financière agricole: Québec ferme le robinet
« le: novembre 19, 2009, 08:35:53 am »
Financière agricole

Québec ferme le robinet

Le gouvernement du Québec veut forcer les éleveurs de porcs à réduire leur production annuelle.

Son objectif est de régler le déficit de la Financière agricole, qui fournit une assurance aux producteurs. Le ministre de l'Agriculture, Claude Béchard, déposera jeudi un plan qui obligera les gros producteurs à revoir leur plan d'affaires.

Élever un porc coûte très cher et sa valeur sur les marchés est en chute libre. Heureusement pour eux, les producteurs sont indemnisés par la Financière agricole. L'année dernière seulement, les pertes ont coûté 422 millions de dollars aux contribuables québécois.

Cette situation dure depuis des années et l'avenir n'est pas rose. Conséquence: le gouvernement doit constamment éponger le déficit du programme d'assurance de la Financière agricole qui, cumulé, atteindra 1,3 milliard de dollars le 31 mars prochain.

« C'est devenu un programme qu'il est nécessaire de revoir », a déclaré en septembre dernier Claude Béchard, environ deux mois après son arrivée à la tête du ministère de l'Agriculture du Québec.

Radio-Canada a appris que la principale mesure de son plan de redressement est le plafonnement des productions assurables.

Par exemple, les producteurs de porcs ont reçu des compensations pour 7,85 millions de bêtes assurables en 2008-09. Désormais, Québec ferme le robinet et n'en acceptera plus que 7 millions. Le reste des autres porcs produits ne seront tout simplement plus assurables.

Le gouvernement accordera un délai, d'environ un an, aux producteurs pour qu'ils s'adaptent et réduisent leurs productions. Le ministre Béchard veut aussi protéger les petits producteurs. Il modifiera le système de primes d'assurance pour que les gros producteurs paient davantage.

L'Union des producteurs agricole (UPA) espérait négocier le plan de redressement de la Financière agricole. Mais Québec a coupé court aux consultations et décidé d'imposer des mesures que l'UPA n'aurait jamais proposées.

D'après un reportage de Martine Biron



Et il y avait aussi des commentaires...



Envoyé par Pachapapa
19 novembre 2009 à 07 h 29 HNE

@Clément

Ça existe déjà, l'Agriculture Biologique.

Elle exclue OGM, tout produits chimiques de synthèses et pharmaceutiques, autant au champs que pour les animaux. Elle exige des règles de bien être et d'espace minimum pour les animaux, avec un accès à l'extérieur obligatoire pour plusieurs productions, et également des méthodes de cultures respectueuses des sols (et de l'air, et de l'eau) et de leur qualité, car la dégradation des sols est l'un des enjeux majeurs du 21e siècle en agriculture... et ce partout dans le monde.

Pour ceux qui pensent que le bio c'est juste pour les hippies... oubliez ça! Cela exige un niveau de connaissance de loin supérieur à l'agriculture conventionnelle pour être capable de se départir des OGM et des produits chimiques! Il faut être capable de voir sa ferme comme un tout et régler les problèmes à la base en les prévenant. Et la certification vous assure que les méthodes de production sont de qualités, car les normes sont très strictes et surveillées! Il faut être un très bon gestionnaire pour survivre à la paperasse..!

Achetez Bio et local!!! (car acheter Bio de l'Australie me parait tout de même un peu absurde au Québec..)



Envoyé par Clément
19 novembre 2009 à 07 h 01 HNE

C'est à la fois le problème inhérent à l'agriculture québécoise qui est moins performante que celle des États-Unis à cause du climat, et le problème de la mondialisation où le prix le plus bas fait loi.

Le secteur laitier est protégé des importations, or il se porte mieux. En fait, il disparaîtrait carrément dans un marché libéralisé.

Il est indécent d'inclure les produits agricoles vivriers dans la dynamique de mondialisation des marchés. Ca force les prix vers le bas et ça cause du transport sur de grandes distances. La nourriture doit être produite localement, c'est comme ça qu'on aide les producteurs à vivre et qu'on diminue les risques de famine partout au monde.

J'aimerais beaucoup mieux payer plus cher du porc québécois de bonne qualité. Mais je sais que de payer le juste prix des aliments ce n'est pas trop dans notre mentalité.

Sinon, est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de développer des crénaux porteurs, style "production sans antibioques" ou des productions soucieuses du bien-être des animaux?



Envoyé par panawan
19 novembre 2009 à 06 h 58 HNE

J'aimerais vous dires que depuis 2001, au Québec, le gouvernement ne place pas assez d'argents dans les programme d'aide agricole? La demande de l'UPA étaient de maintenir un programme en place de façon structurer et le gouvernement nous a pas aider convenablement?

Le déficit actuel n'est pas seulement la fautes des porcs mais de l'agriculture en totalité!

Depuis deux ans, nous avons eux des étés lamentables avec des baisses de récoltes et de revenu jamais vu. L'agriculture est malade et le gouvernement ne bouge pas. Les campagne ce vide, la relève n'est plus capable d'acheter, les agriculteurs sont démotiver.

Il est plus important de donné 1Million en frais de départ a un dirigeant de la caisse de dépôt qu'une pogné de dollars à un agriculteur qui travail 70 heures/semaine et qui gagne même pas 5 dollars de l'heure?

Merci!

Martin Grenier producteur de porcs de la Mauricie



Envoyé par snoopie

19 novembre 2009 à 04 h 11 HNE

Pour votre information et votre compréhension de la situation actuelle dans le porc, voici quelques rappels historiques.

Les problèmes que vit aujourd'hui l'industrie porcine au Québec - et par ricochet la financière agricole - ne sont pas apparus du jour au lendemain... En mars 1998, le gouvernement Bouchard avait organisé un sommet agroalimentaire où étaient conviés tous les acteurs de ce secteur. C'est à ce moment qu'il propose un objectif ambitieux : « doubler la valeur des exportations agricoles d’ici 2005 ».

L’industrie porcine était le fer de lance de cette politique d’exportation. Cet objectif a rapidement été atteint (si je ne m'abuse), si bien que quelques années plus tard... on s'aperçoit que la production intensive hors-sol rend l'épandage du lisier problématique (polluant et nauséabond) ce qui débouche sur un débat de société sur la pertinence de continuer dans ce sens. La production porcine est alors soumise à un moratoire en 2002. L'industrie porcine canadienne et québécoise, avant ce moratoire, était l'une des plus performante au monde (au niveau de la qualité), à la fine pointe de la technologie (notamment génétique).

En stoppant la production, les investissements arretent egalement, et le retard technologique s'ensuit. En business, quand on avance pas, on recule. Bref, suite au moratoire, la production a subi d'autres contre-coup (maladie, baisse du prix mondial etc.). Cette production a maintenant besoin d'être subventionnée d'année en année et évidemment que la Financière agricole ne peut plus continuer comme ça.

Mon message est le suivant: Il est facile d'accuser (l'UPA n'est pas encore dirigée par de gros producteurs ou des intégrateurs à ce que je sache) et de trouver des explications qui ne trouvent racines nulle part sur ce qui se passe en ce moment. Les problèmes que vit actuellement la filière porcine sont en partie dus aux choix qui ont été fait il y a maintenant plus de 10 ans de ça et qui n'étaient pas bien réfléchis. Maintenant, tout le monde en paie le prix.



Envoyé par claudek
19 novembre 2009 à 00 h 18 HNE

Il est enfin temps de finir de subventionner les congloméra du porc qui en fait sont la propriété des moulins à grains et des abattoirs qui font le gros du bénéfice dans la production porcine.

Revenons à des élevages à la mesure humaine et les cochons s,en porteront mieux.

L'UPA est en fait le syndicat des gros producteurs de porcs, volailles oeufs et de lait, au service des gros de cette industrie pour supprimer les petits qui ont tous été mis en faillite par les fournisseurs de grains...



Envoyé par Pachapapa
18 novembre 2009 à 23 h 03 HNE

@Alexandre.Emond

La souveraineté alimentaire des peuples est un enjeu important de notre temps.
Le jour ou on ne sera plus en mesure de rien produire au Québec, on va devenir dépendant des autres pays pour se NOURRIR! Si il y a bien une chose que tout le monde doit faire à chaque jour, c'est bien se nourrir! Si on veut demeuré un pays autonome, on doit être en mesure de subvenir à nos propres besoin alimentaire. Ce n'est pas qu'une simple industrie, c'est la base de la vie!!

Car l'agriculture dans les pays plus pauvres est sous le contrôle des grosses compagnies comme Monsanto (quoique bien présente au Québec aussi), qui rêve un jour de contrôler la planète par le biais de l'alimentation... ce qui est ma foi un plan très ingénieux mais aussi très dangereux et on doit demeurer très vigilant. Le jour ou tu contrôle ce que les gens mangent et boivent, tu contrôle tout...

Et on subventionne amplement les constructeurs automobiles, on donne des crédits d'impôts au banques et aux grosses entreprises...

Je crois qu'on peut aussi investir dans notre alimentation, non? Enfin, je suis fier que le Québec ai fait ce choix. C'est un investissement crucial.

Je vous invite d'ailleurs à faire une recherche google avec le documentaire "We Feed the World", qui est très intéressant. On y voit de magnifique scène comme le PDG de Nestlé (la plus grosse compagnie d'alimentation du monde) dire que les ONG sont des extrémistes car ils disent que l'eau devrait être une ressource nationalisée, commune et accessible gratuitement à tous les être humains... ça, pour lui, c'est une position EXTRÉMISTE..! Imaginez ou on en est!!

Évidemment, lui préfère vendre son eau... que tous les humains en aient, d'accord, mais qu'ils lui payent..!!



Envoyé par FuretLuco
18 novembre 2009 à 23 h 01 HNE

Depuis des dizaines d'années, un des plus gros problème est la SURPRODUCTION dans beaucoup de secteurs de l'économie.

Surproduction = /> endettement => surproduction => gaspillage

Que l'on cesse de favoriser ce manque de jugement économique et on verra où la production raisonnée et raisonnable nous mènera.



Envoyé par Pachapapa
18 novembre 2009 à 22 h 54 HNE

Pour ce qui est de la nouvelle, il est vrai que la production va un peu nulle part en ce moment. Cependant, il en va de même pour beaucoup de produit agricole au Québec. On a pas un climat idéal et les produits agricoles peuvent se faire moins cher partout. Si on se fie seulement au prix du marché, on peut fermer toutes nos fermes car on est pas super compétitif...

Cependant, on doit encourager l'agriculture d'ici car elle crée des retombés ici. Les normes de qualités québécoises sont aussi beaucoup plus élevées que la moyenne, et le libre-marché tend vers une diminution de ses normes (la province perd le contrôle sur sa législation au nom de la saine compétition...) J'espère que le ministre ne ment pas quand il dit vouloir aider les petits producteurs, car le fédéral lui a offert des prêts seulement aux gros producteurs et des compensations pour les petits qui voudraient fermer boutiques. Si ça continu comme ça, on va se retrouver qu'avec de très grosses production gérer par de très gros propriétaires et la relève va devenir impossible. C'est déjà très difficile dans certains secteurs comme la production laitière ou les cotas coûtent un prix de fous.

Oui il faut repenser l'agriculture au Québec (tout d'abord en permettant la présence de plusieurs syndicats, pour changer du monopole de l'UPA et la mentalité générale) et appliquer les recommandations du rapport Pronovost. Le Québec doit soutenir ses producteurs par l'achat de produits locaux sinon on peut oublier ça, c'est pas le monde des autres pays qui vont nous soutenir!

Et encourager les petits producteurs. Faites le tour de votre campagne et trouvez vous un fermier de familles!
Ou encore, participez à l'Agriculture soutenue par la communauté (ASC, voir site web d'Équiterre) ou encore aux différents Marchés de Solidarités de la province.

Pas de nourriture de qualité sans paysans dévoués (et soutenus!!)



Envoyé par Pachapapa
18 novembre 2009 à 22 h 45 HNE

@atomeas2112

Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

"Si on enlevait les subventions aux producteurs, le prix au comptoir monterait vite"

Totalement faux.

D'abord, le prix de la viande est en chute libre car le marché international joue dans la balance. Le prix actuel de la viande de porc sur le marché au Québec est dicté par les États-Unis (qui produisent beaucoup plus de porc que nous). Enlever toutes les subventions aux agriculteurs québécois des maintenant, ou mieux, enlever tous les COCHONS au Québec dès maintenant, que le prix sur le marché mondial ne va pas varier d'un cent. Le porc est coûteux à produire au Québec, car une porcherie nécessite beaucoup de chauffage, contrairement au sud des États-Unis. De plus, en général, les entreprises ici sont de plus petites envergures qu'ailleurs (la moyenne est d'environ 350 truies reproductrices par ferme, alors qu'elle s'élève a plus de 1000 aux États-Unis). Plus t'es gros, plus t'es rentable normalement. Mais bon, c'est pas très bon pour les petits producteurs, que nous devons encourager.

"(la production de viande crée plus de gaz à effet de serre que toutes les automobiles, ce serait l'fun d'entendre les écologistes souligner ce point de temps en temps)"

Les écologistes le soulignent, quand c'est opportun... Si l'article parlerait de bovins, vous auriez raison. Mais au dernière nouvelle, le cochon n'est pas un ruminant et ne produit pas de méthane (son fumier va produire du CO2, du méthane et surtout de l'ammoniac) dans son système digestif (vos chiffres font références au méthane des ruminants)... Donc vous dites n'importe quoi...

"La viande est un aliment non essentiel. On peut très bien s'en passer en remplaçant la viande par des légumineuses, du tofu et des noix."

C'est vrai. Cependant, arrêter la viande nécessite un grande connaissance de ce que contiennent les autres aliments. En général, la viande contient des protéines, du fer, des bons gras (particulièrement les poissons) et des vitamines (comme les B12, qui se retrouvent seulement dans les produits animaux) beaucoup plus biodisponible (c'est à dire la facilité qu'à le corps de les absorber) que ce que contiennent les légumineuses et les légumes. Il en va de même pour plusieurs autres éléments essentiels. Cependant, le nord-américain moyen consomme beaucoup trop de viande (et pas assez de fruits et légumes) et devrait la réduire nettement, la planète s'en porterait beaucoup mieux, c'est vrai.



Envoyé par Alexandre.Emond
18 novembre 2009 à 22 h 42 HNE

Pourquoi les producteurs de vêtements ne sont pas subventionnés mais les producteurs agricoles oui? Parce que ça fait gagner des comptés! C'est scandaleux.



Envoyé par Raynald
18 novembre 2009 à 22 h 29 HNE

On devrait manger ce que le pays peut produire et a lire le commentaires ci-haut... je suis pas certains que sans viande la vie serait rose...Aucun végétarien ne m'a prouver hors de tout doute que nous avions le climat pour le devenir !

De là à acheter des produits que l'on paye deux et trois fois ... en effet les programmes de subvention doivent être revisés.

Faut revoir bien des programmes de subvention mais faut pas oublier que sans agriculture pas de nourriture !



Envoyé par atomeas2112
18 novembre 2009 à 22 h 04 HNE

Bonne nouvelle. Il faut se rendre à l'évidence, la viande coûte très très cher à produire. Si on enlevait les subventions aux producteurs, le prix au comptoir monterait vite. Si en plus, on ajoutait le coût de la pollution (la production de viande crée plus de gaz à effet de serre que toutes les automobiles, ce serait l'fun d'entendre les écologistes souligner ce point de temps en temps), alors là son prix réel en ferait une denrée de luxe, ce qu'elle devrait être.

La viande est un aliment non essentiel. On peut très bien s'en passer en remplaçant la viande par des légumineuses, du tofu et des noix. On trouve ainsi des protéines facilement. D'ailleurs, les aliments sont responsables de 40% des cancers (voir le livre de Richard Béliveau, Ph.D.), et parmi les aliments qui préviennent le cancer, on y trouve des fruits, légumes, légumineuses, du thé, du chocolat, etc., mais pas de viande.

Il y a une tendance inévitable vers la réduction de la consommation de viande, les producteurs devront s'y faire, la baisse de production n'est qu'un début.

Entendu à l'émission Découvertes de R-C, en parlant de la grippe H1N1 (au départ appelée grippe porcine): on paie pour 10000 mille ans de domestication des animaux.


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca

Financière agricole: Québec ferme le robinet
« le: novembre 19, 2009, 08:35:53 am »

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Refonte de la financière agricole: David contre Goliath ?
« Réponse #1 le: novembre 22, 2009, 10:35:03 am »
Refonte de la financière agricole

David contre Goliath ?

La refonte des programmes de gestion des risques du gouvernement québécois suscite l'inquiétude des petits producteurs de porc.

Jeudi, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Claude Béchard, annonçait qu'il épongeait la dette de la Financière agricole de 1,03 milliard. Du même souffle, il augmentait l'enveloppe budgétaire annuelle de l'organisme à 630 millions de dollars sur cinq ans.

L'argent servira avant tout au maintien du Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) et le calcul des paiements sera dorénavant « basé sur les résultats des entreprises efficaces ».

Pour les petits agriculteurs, c'est précisément là où le bât blesse. En fait, ces derniers craignent d'être pénalisés, parce qu'ils sont moins productifs. « S'il dit que c'est nous qui mettons la pression sur l'assurance, c'est nous qui allons en écoper », a avancé le producteur de porcs André Chabot.

Pourtant, le ministre Béchard a spécifié qu'il souhaitait aider les petites entreprises agricoles et surtout, diminuer la production. « Il n'est pas normal au moment où le secteur du porc va très mal que le nombre de porcs produits au Québec continue d'augmenter », a-t-il relevé.

Québec instaure d'ailleurs un plafond de 7 millions de porcs assurables produits par année. À cet effet, André Chabot attend de voir comment cette réduction se concrétisera.

« Ça dépend, comment c'est appliqué. S'ils coupent 1 % à tout le monde, mes bâtisses sont là, les paiements sont là, les frais sont là, c'est sûr que ça ne vient pas aider. Ça vient nous rendre encore plus fragiles », a indiqué le producteur.


Source: Site web de Radio-Canada

 

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