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Auteur Sujet: Les « amis » de Mme Marois  (Lu 892 fois)

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Les « amis » de Mme Marois
« le: février 03, 2010, 01:50:03 am »
Les « amis » de Mme Marois

Par Josef Facal

Pauline Marois vient de reconnaître que les demandes syndicales étaient « un peu élevées ».

Il vient un moment où il n’est plus possible de garder le silence »

C’est le moins qu’on puisse dire. Dans le contexte actuel, ces demandes sont presque choquantes pour les non-syndiqués, ce qui ne veut pas dire que les syndiqués du secteur public sont des enfants gâtés qu’on dénonce trop facilement. Mais il s’agit évidemment d’une position de négociation.

Cela n’a pas empêché le SPQ Libre, un groupuscule syndicalogauchiste au sein du PQ, dont la composition exacte est assez mystérieuse, de s’indigner des propos de Mme Marois.

Jusqu’ici, le SPQ s’était tenu relativement tranquille. Non seulement Mme Marois jouit-elle, de toute évidence, de l’appui massif des militants péquistes, mais elle n’a rien dit qui l’engageait beaucoup, ce qui est toujours le meilleur moyen de ne choquer personne. Tant que c’est possible.

« POGNÉ » AVEC

Il vient cependant un moment où il n’est plus possible de garder le silence : le PQ ne peut, d’un côté, blâmer le gouvernement pour l’état des finances publiques et, de l’autre, endosser des propositions qui l’empireraient. Or, sitôt que Mme Marois énonce une évidence, le SPQ la critique avec une virulence qu’aucune autre instance de ce parti ne saurait se permettre sans en subir les conséquences.

Dès 2007, plusieurs avaient conseillé à Mme Marois de mettre fin à cette nuisance qu’était le SPQ, avant que les échéances politiques ne limitent sa marge de manoeuvre. Faute d’avoir agi, l’affaire s’est aujourd’hui singulièrement compliquée : ou le PQ continue à faire des compromis avec ces hurluberlus qui lui causent énormément de tort, ou il y met fin, casse des oeufs et déplaît aux syndicats dans une conjoncture particulièrement délicate. Il faudra choisir.

Les propos du SPQ étaient aussi extraordinairement révélateurs de ce qui heurte tant de péquistes et d’ex-péquistes. Dans une sortie franchement délirante, qui mettait dans le même sac l’industrie de la construction, Norbourg, ceux qui ne paient pas d’impôt et les « riches de la société », Marc Laviolette disait d’eux : « Tous des pourris! »

RIDICULE

C’est si consternant qu’on ne sait plus par où commencer : être riche et honnête est présumé impossible; les syndicats ne jouent évidemment aucun rôle dans ce racket de la construction; et le Québec est rempli d’autres Vincent Lacroix qui nous éviteraient de devoir faire de vrais choix. Pathétique. Marc Laviolette a aussi l’outrecuidance de laisser entendre que l’argent qui dormirait à Ottawa réglerait comme par enchantement nos problèmes. C’est rire du monde. Ottawa est dans le rouge par-dessus la tête, et les péquistes qui ont une tête sur les épaules savent que la souveraineté ne se fera pas mardi prochain.

Son acolyte, Pierre Dubuc, disait que les syndicats du secteur public s’attendent à ce que « leur parti » les défende. Au moins, c’est franc. À la différence de René Lévesque jadis, pour qui le PQ devait penser d’abord au « monde ordinaire », mais ne pas avoir les mains liées par quiconque, il faudrait donc que le PQ soit carrément la courroie de transmission des syndicats, comme le NPD fédéral.

On se demande ensuite pourquoi tant de nationalistes décrochent du PQ. Avec de tels « amis », Mme Marois n’a pas besoin d’ennemis...


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Les « amis » de Mme Marois
« le: février 03, 2010, 01:50:03 am »

 

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