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Auteur Sujet: Immobilier: l’effet « last call »  (Lu 436 fois)

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Immobilier: l’effet « last call »
« le: février 11, 2010, 01:10:14 am »
Immobilier: l’effet « last call »

Par Pierre Duhamel

On annonçait, hier, 55 400 nouvelles mises en chantier au Québec, en janvier, et l'Association canadienne de l'immeuble prévoit, cette année, une hausse de 6,7 % du prix des maisons dans la province. Doit-on craindre pour autant une bulle immobilière?

Je n'y crois pas. Parlons plutôt d'un effet "last call".

C’est en effet le last call pour les acheteurs et les vendeurs. Nous nous retrouvons dans une situation étonnante où il vaut mieux acheter et vendre maintenant. Les acheteurs veulent profiter des taux d’intérêt historiquement bas. La croissance économique plus robuste que prévu au quatrième trimestre et les mises en garde du gouverneur de la Banque du Canada rendent presque inévitable une hausse des taux d’intérêt dès juillet.

Quant aux vendeurs, ils veulent profiter de l’appréciation de leur propriété. Ils se doutent bien que le rythme de croissance des prix ne pourra pas se maintenir longtemps et que la hausse des taux d’intérêt refroidira l’audace de plusieurs acheteurs potentiels. De plus, le dynamisme de l’industrie de la construction – une hausse de 7,3 % des mises en chantier d’habitations au Québec en janvier – rééquilibrera le marché.

C’est pour toutes ces raisons d’ailleurs que l’Association canadienne de l’immeuble s’attend à une baisse moyenne des prix des maisons en 2011 à l’échelle canadienne et à une légère hausse au Québec.

Certains prophètes de malheur croient depuis déjà deux ans à un effondrement imminent du marché immobilier au Canada, semblable à ce qui est arrivé aux États-Unis. Je ne vois toujours pas de signe annonciateur suggérant un tel scénario.

Le marché immobilier canadien a été beaucoup plus constant. L’endettement des Canadiens est préoccupant, mais reste inférieur au taux américain. Le marché de l’emploi est aussi plus robuste de ce côté-ci de la frontière. Les banques canadiennes ont mieux choisi leurs clients que les institutions américaines et sont beaucoup plus solides que leurs consoeurs. Enfin, le quart des propriétaires américains se retrouvent avec une hypothèque plus élevée que la valeur de leur maison, un phénomène encore très rare au Canada.

Le marché canadien est effervescent et produit d’innombrables petites bulles ici et là. Les prix des maisons à Vancouver, par exemple, pourront-ils se maintenir au niveau actuel une fois la frénésie olympique terminée? Probablement pas.

Mais l’éclatement d’une grosse bulle pancanadienne, qui touchera le Québec? C’est peu vraisemblable.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Immobilier: l’effet « last call »
« le: février 11, 2010, 01:10:14 am »

 

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