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Auteur Sujet: Politique québécoise: Le mur des lamentations  (Lu 821 fois)

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Politique québécoise: Le mur des lamentations
« le: février 06, 2010, 08:09:36 pm »
Le mur des lamentations

Les travaux de l’Assemblée nationale recommenceront mardi prochain et le spectacle des affaires courantes restera à l’affiche jusqu’en juin. Les partis d’opposition y reprendront le rôle des pèlerins de Jérusalem devant le mur des lamentations. J’exagère à

Le PQ et l’ADQ redemanderont une enquête publique sur l’industrie de la construction et Jean Charest dira non. Le PQ et l’ADQ réclameront les têtes de Jean D’Amour et de David Whissel et Jean Charest dira non. Amir Khadir demandera l’abolition des paradis fiscaux et Jean Charest fera comprendre qu’au Québec, s’il y a un paradis, il n’est certainement pas fiscal.

Sur une note plus intello, Pierre Curzi tentera de briller au salon de la race en exigeant l’abandon du cours d’éthique et de culture religieuse et Jean Charest (ou Michelle Courchesne) dira non puisque le Québec, à cause de Montréal, est dit « multiculturel » , qu’on le veuille ou non.

Probable aussi que Sylvie Roy, mère courage de l’ADQ, demandera des explications sur le traitement de faveur consenti aux policiers impliqués dans la mort de Dany Villanueva, mais, fidèle à lui-même, Jacques Dupuis prendra le parti des policiers. Que le secret et le favoritisme polluent toujours la justice quand des policiers sont dans le pétrin, onze ans après la commission Poitras, ça n’aura pas vraiment d’importance. Le pouvoir chérit la police, comme en 1970.

Le seul domaine où l’initiative gouvernementale sera visible, c’est dans le taxage des contribuables. Au point où nous en sommes, nous devons parler de taxage, et non plus de taxation.

Les rapports d’autopsie budgétaire qui se succèdent ces temps-ci serviront à quelque chose, c’est sûr, c’est sûr! Les propositions d’ajouter des tarifs aux services publics seront bientôt une réalité. Le mois prochain, je le prédis, nous les aurons en pleine gueule. Le ministre Raymond Bachand veut le bonheur du peuple, quitte à nous faire pleurer…

Ça fait des années que les gouvernements jonglent avec cette idée d’imposer des tarifs à gogo. Ils ont tous été séduits par l’idée d’appliquer partout la règle de l’utilisateur-payeur. Il y a déjà des tarifs ici et là, mais nos gouvernements, inspirés par des bureaucrates soucieux de leur propre confort, voient toujours plus grand en matière de taxage…

Que voulez-vous, la bureaucratie coûte cher. En santé, par exemple, il y a deux façons de faire. Soit un petit ministère et un gros réseau régional ou un gros ministère et un réseau régional allégé. Au Québec, les bureaucrates se sont multipliés à tous les niveaux et nous avons donc à payer un gros ministère et un réseau régional encore plus gros. N’oubliez jamais cette terrible vérité : quand on plante des fonctionnaires, on récolte des impôts! Et des taxes et des tarifs.

Il y aussi qu’à force de jouer au pays, on a fini par se donner un État. Qu’on soit plus pauvres que les autres ne fait aucune différence. Les milliards pleuvent sur les routes, les écoles et les hôpitaux. On a le plus grand nombre de médecins qui soit. Nos agriculteurs, nos pêcheurs et nos vedettes sont subventionnées. Nous sommes aussi au paradis des familles et nos fonctionnaires ont la semaine de travail la plus courte. En plus de cela, ô miraculeux modèle!, la moitié des contribuables ne paient pas ou quasiment pas d’impôts!

Mais le party achève et la cohorte tenue à l’abri du fisc ne perd rien pour attendre. Ce sont eux, les « pique-assiettes » de l’impôt, qui boiront la tasse des tarifs. C’est l’objectif secret du gouvernement : les riches n’étant pas assez nombreux, il faut bien faire payer les pauvres! Et, au passage, ceux qui prétendent l’être.

Si les partis d’opposition, à commencer par le PQ, réclamaient, comme la vaste majorité des contribuables, une véritable révision des dépenses, on n’en serait pas là. Mais avec des rigolos comme les « Syndicalistes-progressistes pour un Québec libre » , Pauline Marois est neutralisée. Ça ne vaut même pas la peine d’insister.


Source: Site web du Journal de Québec
« Modifié: février 07, 2010, 12:07:24 am par editeur »

gouvernement.qc.ca

Politique québécoise: Le mur des lamentations
« le: février 06, 2010, 08:09:36 pm »

 

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