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Auteur Sujet: Wendake: Plus pressant que jamais  (Lu 1444 fois)

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Wendake: Plus pressant que jamais
« le: avril 18, 2010, 08:32:11 pm »
Plus pressant que jamais

Les modifications apportées à la Loi sur les Indiens qui concernent les règles d’admissibilité pour obtenir le statut auront des répercussions jusque dans la réserve de Wendake, où on estime que 1 500 nouveaux membres pourraient venir frapper à la porte.

La réserve, située à 8 km au nord de Québec, est confrontée depuis longtemps à un problème de pénurie de logements. En fait, il y a plus de Hurons vivant à l’extérieur de la réserve qu’il y en a à l’intérieur. On parle de 1 696 personnes contre 1 341.

La nation huronne-wendate pourrait être la plus touchée au Canada par ce jugement ( voir autre texte). Les Hurons, contrairement à d’autres, reconnaissent les unions par alliance, alors que les Mohawks, par exemple, n’acceptent que les liens de sang.

Malgré tout, le grand chef ne croit pas que la réserve sera prise d’assaut du jour au lendemain.

« Ceux qui possèdent des maisons à Beauport ou à Cap-Rouge ne vont pas vendre sur le coup pour déménager à Wendake. Ça n’arrivera pas par vagues, mais c’est sûr qu’on s’attend à plus de demandes. On va adapter notre programme d’habitation. Il faut s’ajuster dans la vie. »

Des nouveaux capitaux

À l’heure actuelle, le conseil de bande ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour construire plus d’une dizaine de maisons par année.

Bien que Wendake soit l’une des réserves les plus actives au Québec sur le plan économique, elle n’a pas les richesses des Montagnais qui disposent de millions de dollars reçus par le biais d’entente pour le développement des barrages sur la Côte-Nord. Les Hurons dépendent à cent pour cent des paiements de transfert d’Ottawa.

Le secteur Doyon est prêt à accueillir demain matin 150 maisons, mais le conseil n’a pas l’argent pour construire les rues et développer le réseau d’aqueduc et d’égout.

« On est en train de développer une formule pour aller plus vite » , assure M. Sioui, qui cherche depuis son élection à attirer de nouveaux capitaux.

Le développement du secteur Doyon permettrait de désengorger la liste d’attente qui contient près de 700 noms.

« Ça prend dix ans pour répondre à un jeune qui fait sa demande à l’âge de 18 ans. Ça n’a pas de bon sens! »

L’obtention du statut d’Indien est une question d’identité, croit le grand chef. « Il n’y a personne au monde qui peut mieux comprendre ça qu’un Québécois. »

Par contre, il est vrai qu’habiter sur la réserve procure certains avantages comme ceux d’avoir congé de taxe foncière et de ne pas payer de TPS et de TVQ.



Il y avait deux (2) commentaires...



bogosse
05 avril 2010 - 06:52

Le gouvernement n'a pas d'argent alors il va falloir que vous attendiez... Ou mieux, que vous vous adaptiez à la réalité de 2010 et ne plus demander d'argent au gouvernement...



L'avenir c'est quoi
05 avril 2010 - 20:30

Une chose qui m'intrigue, j'ai toujours pensé que les hurons demeuraient tous à Wendake.  Pourquoi les ont-ils laissé aller ailleurs d'où ils leurs est permis d'aller? Aujourd'hui, ce problème aurait déjà été pansé, la réserve agrandie ou déplacée plus au nord, près des forêts que les indiens revendiquent. Un domaine difficile à comprendre.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Wendake: Plus pressant que jamais
« le: avril 18, 2010, 08:32:11 pm »

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Wendake: Sursis de trois mois pour Ottawa
« Réponse #1 le: avril 18, 2010, 08:35:37 pm »
Sursis de trois mois pour Ottawa

(DT) Le gouvernement fédéral a obtenu un sursis de trois mois pour modifier les règles d’admissibilité du statut d’Indien.

En vertu d’un jugement unanime rendu par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique, Ottawa avait jusqu’au 6 avril 2010 pour mettre en place les modifications à la loi sur les Indiens, jugée discriminatoire et non conforme à la Charte des droits et libertés, au terme d’un débat juridique qui a duré plus de 20 ans.

Initiée par Mme Sharon McIvor, la poursuite visait à rétablir certains préjudices commis à l’endroit des petits-enfants de femmes ayant perdu leur statut à la suite d’un mariage avec un non-Indien. Les changements à la loi permettront de les rendre admissibles à l’inscription au Registre des Indiens.

Cette situation touche environ 45 000 personnes au Canada, dont près de 1 500 à Wendake, selon le grand chef, Konrad Sioui.

« C’est triste parce qu’on a dépossédé ces gens-là. Je n’ai jamais cru une seconde qu’on pouvait se constituer des nations fortes en excluant la moitié de nous-mêmes », a-t-il dit.

Avant 1985, les femmes autochtones qui épousaient un non-autochtone perdaient systématiquement leur statut. Depuis ce temps, seuls les enfants de ces femmes peuvent être inscrits au Registre. Les petits-enfants demeuraient inadmissibles et le jugement McIvor vient corriger cette situation.

Jusqu’à l’ONU

La cause a obtenu des appuis à l’échelle inter nationale. L’Organisation des Nations Unies a condamné le Canada pour cette discrimination fondée sur le sexe.

Pour l’instant, le ministère des Affaires indiennes ignore les coûts liés à cette révision. Tout dépendra du nombre de personnes qui voudront se faire inscrire au Registre.

La Cour d’appel a donné un an au Canada pour se conformer et la date vient d’arriver à échéance.


Source: Site web du Journal de Québec

 

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