février 23, 2020, 09:33:13 pm

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Auteur Sujet: Budget 2010 du Québec: Le monde enchanté  (Lu 5010 fois)

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Budget 2010 du Québec: Le monde enchanté
« le: avril 18, 2010, 07:51:13 pm »
Le monde enchanté

Par Joseph Facal

« Ce bon budget paie le prix de l’incompétence et de la duplicité du PLQ »

Le budget Bachand a surpris les gens qui pensaient que ce gouvernement n’avait plus rien dans le ventre. J’en faisais partie. Rien n’est cependant moins surprenant que les réactions de mécontentement.

Les Québécois disent vouloir des gouvernements qui mettent leurs culottes. Mon oeil. Comme le notait mon collègue Richard Martineau, la vérité est plutôt que trop de Québécois gèrent leurs propres finances de façon irresponsable. Voyez leurs taux faramineux d’endettement personnel et l’inexistence de toute épargne. Pas étonnant, disait-il, qu’ils soient hérissés par un budget aux antipodes de leur propre légèreté.

ILLUSIONS

Pardonnez-moi mais, en tout respect, beaucoup de nos concitoyens me font penser à ces enfants-rois d’aujourd’hui, gâtés à l’excès, qui vivent dans un monde enchanté. Ils ne connaissent pas le vrai prix des choses parce que d’autres paient pour eux, pensent que tout leur est dû et ne connaissent pas l’échec parce que le redoublement n’existe plus. Quand ils frappent le premier vrai mur placé devant eux, le choc est brutal.

Les réactions au budget mettent aussi en lumière la profonde méconnaissance populaire des principes économiques. Le modèle québécois a bien des vertus, mais il a conforté les gens dans l’idée que tout vient d’en haut et que le bon prix pour un service public est forcément le plus bas prix. Personne n’aime qu’on crève sa bulle d’illusion.

Dans un budget qui va globalement dans la bonne direction, il suffit aussi d’une ou deux mesures moins avisées pour que le mécontentement se cristallise làdessus. On peut détricoter tout un chandail en tirant sur la

seule maille qui pend.

CRÉDIBILITÉ

Dans la vie publique, un messager crédible donne de la crédibilité à son message. Inversement, un messager dont la crédibilité est faible aura toutes les peines du monde à faire accepter des vérités élémentaires. Ce bon budget paie le prix de l’incompétence et de la duplicité du PLQ dans toutes sortes d’autres dossiers sans rapport. Quand le PLQ dit aujourd’hui que deux plus deux ne pourront jamais faire six, on ne le croit plus.

Il faut dire que ces questions sont réellement compliquées. Dette nette, dette brute, dette globale, dette directe, dette indirecte : si les « experts » eux-mêmes sont mélangés et divisés, imaginez votre voisin de palier. Comme il n’y comprend rien, il se fera une opinion en fonction de la crédibilité de celui qui parle : « Si c’est lui qui le dit, ça doit être vrai ». À cet égard, le gouvernement Charest partait avec deux prises et demie contre lui.

FAUSSETÉS

La crédibilité du messager est d’autant plus essentielle que notre société est remplie d’acteurs puissants qui répètent à satiété des faussetés que nombre de gens prennent pour argent comptant parce qu’ils ne voient pas la supercherie. Le chiffre, disait le démographe Alfred Sauvy, est un être délicat qui, si on le torture le moindrement, avouera tout ce que vous voulez. Je suis entouré de gens, pourtant instruits, qui croient dur comme fer que « faire payer les riches » règlerait tous nos problèmes.

Bref, le mécontentement populaire trouve ses explications davantage dans la tête des gens que dans le budget lui-même. On croit plus facilement à ce qui fait notre affaire.



Il y avait ces commentaires...



Isabelle
05 avril 2010 - 07:36

Vous pouvez bien parler M Facal que vous êtes contents du budget, vous ne paierez même pas..... vous ne vivez pas en Espagne, vous???

Contrairement à ce que vous dites, moi je suis contre ce budget mais ma propre situation financière est très bien parce que je la GÈRE BIEN. Je coupe dans ce que je ne PEUX PAS me payer avec le salaire que je reçois. Je ne vais pas me demander une augmentation de salaire parce que je veux m'acheter de nouvelles choses ou continuer à payer ce que je ne peux plus. C'est le problème de notre gouvernement et aussi le problème, qu'à vrai dire, je ne comprends pas de vous, les Lucides. Ça ne vous dérange pas de payer et payer toujours plus???

Je suis une personne plus ''à droite économiquement''; c'est-à-dire que je prône que l'intervention gouvernementale soit le plus minime possible dans tous les secteurs. Je veux payer pour ce que j'utilise comme service mais à la condition qu'on me baisse mes impôts et mes taxes.

Réorganisation de tout l'État. Oui à une fusion des agences ou organismes semblables mais Coupez les postes qui doivent se dédoubler. Exit les subventions aux organismes inutiles. Exit la sécurité d'emploi. Exit les programmes qu'on ne peut pas se payer.

Juste en faisant ça, nos finances personnelles pourront respirer à nouveau et par la suite, nous paierons, par nous-mêmes,  ce que nous avons de besoin.



Denis Courbron
05 avril 2010 - 09:45

Look who's talking !!!

Je suis disposé à faire ma part.  Je comprends qu'il faut se serrer la ceinture si on veut conserver nos programmes sociaux.  Mais tout le monde doit se la serrer.

D'après Mme Cousineau de Cyberpresse, les entreprises apporteront une contribution de 7% à ce grand ménage (sic).  Lorsqu'on sait que les grands patrons des entreprises bénéficient d'un généreux programme d'option qui leur permet de soustraire la plus grande partie de leurs bénéfices à l'impôt (Michel Girard de La Presse).

Alors, les lucides (sic), recommandent qu'on continue à plumer la classe moyenne. C'est très édifiant !!!!  Comme on dit si bien : à beau parler qui vient de loin !!!



dan grmain
06 avril 2010 - 02:45

Je me sens de plus en plus dans un village de cosanguins.

On veut des gestionnaires performants sans les payeés au prix du marché. Sans compter les programmes très questionnables qu'on se paye, une dette de 216 milliards une population viellissante de 7 millions dont 40% sont exempts d'impôts, une natalité à la baisse et un gouvernement très timides à nous dire que l'on vit très largement au-dessus de nos moyens, je crois sincèrement que nous sommes devenus un peuple d'autruches.

Les revendications sont purement émotives ou populistes et rarement factuelles.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Budget 2010 du Québec: Le monde enchanté
« le: avril 18, 2010, 07:51:13 pm »

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Budget 2010 du Québec: Nous sommes des otages
« Réponse #1 le: avril 18, 2010, 07:53:52 pm »
Nous sommes des otages

Avec le dépôt de son budget, le ministre Bachand nous a tous pris en otage.

Je m’explique : je suis un retraité et j’ai le seul revenu du ménage. Oh, je ne suis pas à plaindre, je suis encore capable de vivre et de me payer un peu de bon temps. L’été dernier, pour sauver sur les dépenses énergétiques, j’ai dû investir 6 000 $ pour refaire l’isolation de ma maison.

Mais voilà, comme nous sommes deux personnes vivant à la maison et que je fractionne mon revenu de pension, ça va me coûter le double pour la nouvelle taxe sur la santé.

Comme je vis en région éloignée non desservie par le transport en commun, je vais écoper de l’augmentation de la taxe sur l’essence et soyez assurés que tous les marchands, particulièrement les épiciers, vont nous faire une belle augmentation de prix à cause de cette taxe.

Comme je demeure loin des frontières provinciales ou nationales, je vais devoir payer l’augmentation de la TVQ et je n’ai aucun moyen de m’en sortir.

Comme l’Hydro est un monopole et que je n’ai pas la possibilité de produire ma propre électricité au moyen d’une éolienne ou de panneaux solaires, je vais écoper aussi pour l’augmentation des coûts en électricité.

Sauf que mes revenus n’augmentent pas, eux. Si je demeurais dans une région frontalière, je pourrais toujours m’en sortir en allant magasiner en Ontario ou aux États-Unis, mais Matane, c’est loin. Je pourrais toujours déménager, mais si je dois vendre ma maison, je ne suis pas gagnant.

Alors, je me sens comme un otage. Pris malgré lui pour subir les dictats de ce gouvernement qui nous en laisse de moins en moins et qui m’informe en plus que je vais payer encore plus dans les prochaines années.

Et il ne faut pas oublier que la réduction du nombre de fonctionnaires se traduira par une diminution de services et je vais encore écoper.

Monsieur Bachand, la seule option qui va me rester est de travailler au noir pour pouvoir garder mon niveau de vie actuel et profiter du peu de plaisirs que la retraite pourra m’apporter.

Pierre Ouellet
Matane


Source: Site web du Journal de Québec

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Budget 2010 du Québec: Les affairistes sont contents
« Réponse #2 le: avril 18, 2010, 07:55:17 pm »
Les affairistes sont contents

Les seuls à applaudir le budget libéral sont les chefs d’entreprises affairistes qui vont continuer à recevoir des subventions énormes de l’État québécois, continuer à bénéficier de tarifs préférentiels pour l’électricité ainsi que toutes sortes d’avantages refusés à la classe moyenne.

Les affairistes vont continuer à encaisser des centaines de milliers de dollars en salaires et ils vont continuer à contribuer massivement à la caisse électorale des libéraux.

Y’a pas à dire, les affairistes sont très contents, eux autres, de ne pas se faire vider les poches par Jean Charest.

Virginie Gagnon


Source: Site web du Journal de Québec

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Budget 2010 du Québec: Une question de symbole
« Réponse #3 le: avril 18, 2010, 08:29:02 pm »
Une question de symbole

Par Richard Martineau

Alors, comment se passe votre lendemain de veille du budget? Avez-vous encaissé le coup ou êtes-vous toujours aussi furieux contre le gouvernement?

UN MESSAGE CONTRADICTOIRE

Si je me fie aux courriels que j’ai reçus, votre grogne est toujours aussi vive.

Vous ne comprenez pas pourquoi on vous demande de payer davantage alors que l’État n’hésite pas à donner de généreux bonis aux employés d’Hydro-Québec. On est-tu dans le trou, oui ou non? Si oui, voulez-vous me dire pourquoi on paie des ateliers de yoga à des fonctionnaires?

Et pourquoi on donne des bonis au rendement à 15 000 cadres des réseaux de la santé et de l’éducation?

Le gouvernement ne devrait-il pas faire le ménage dans sa propre maison avant de nous demander d’ouvrir (encore une fois) notre portefeuille?

AU-DELÀ DES CHIFFRES

Chaque fois qu’ils entendent ces arguments, les experts en économie répondent toujours la même chose : « Oui, l’État devrait mieux gérer ses dépenses, mais ce n’est pas en allant chercher 100 000 $ ici ou 200 000 $ là qu’on va remettre les finances publiques du Québec sur les rails. Il faut utiliser des moyens plus radicaux, comme la hausse de la TVQ… »

Effectivement, ce ne sont pas les quelques centaines de milliers de dollars que nous payons en formation de toutes sortes qui vont faire une différence. Mais il ne faut pas sous-estimer l’importance des symboles. Après tout, l’homme est un être symbolique. C’est ce qui nous différencie des animaux, nous accordons une valeur morale à certains gestes. C’est bien beau, les chiffres, mais les symboles sont tout aussi importants, sinon plus. Ce sont des représentations porteuses de sens.

FRAPPER L’IMAGINAIRE

Or, c’est ce qui manque dans ce budget : du sens. Un jour, le gouvernement demande aux citoyens de payer une taxe Santé. Le lendemain, le journal nous apprend que des fonctionnaires du Ministère de la santé ont suivi un atelier destiné à leur apprendre à « lire le langage des gestes ». Il est où, le sens, là-dedans? Nulle part. « Les geste symboliques, ça donne bonne conscience, mais c’est nourrissant pour personne », disait le musicien punk Jim Carroll. C’est vrai. Ce n’est pas avec des gestes symboliques qu’on va réussir à sortir le Québec de la dèche.

Par contre, il n’y a rien comme un symbole pour faire passer un message. Ça donne le ton, ça frappe l’imaginaire.

LE RÊVE AVANT TOUT

Voilà où le gouvernement Charest s’est planté, voilà pourquoi son message ne passe pas. Il aurait dû être accompagné d’un geste symbolique fort. Comme annuler tous les bonis promis aux cadres, par exemple.

C’est plate à dire, mais l’implacable vérité des chiffres n’est pas suffisante pour démontrer la valeur d’un budget, aussi courageux fut-il…

Surtout au Québec, où le rêve a toujours compté davantage que les mathématiques, comme le prouve l’état pitoyable de nos finances personnelles…

QUE LA NEIGE A NEIGÉ

Une petite réflexion, en terminant… Il y a deux ans, ma compagnie de déneigement m’a demandé de payer un surplus parce qu’il avait neigé plus que prévu.

Or, cette année, il n’a presque pas tombé de neige. Pourtant, je n’ai pas eu droit à un rabais…

Ça ne joue pas dans les deux sens, cette affaire-là?


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Budget 2010 du Québec: Bon budget pour certains
« Réponse #4 le: avril 18, 2010, 08:37:24 pm »
Bon budget pour certains

Bon budget pour les compagnies minières et les embouteilleurs d’eau qui vont continuer à piller nos ressources naturelles pour presque rien.

Bon budget pour ces compagnies milliardaires qui profitent de tarifs réduits pour l’électricité et de juteuses subventions de l’État.

Bon budget pour les écoles juives qui continuent à être grassement subventionnées au Québec, mais pas ailleurs au pays.

Martine Gervais


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Budget 2010 du Québec: Faisons payer les riches !
« Réponse #5 le: avril 18, 2010, 09:10:12 pm »
Faisons payer les riches !

Par Pierre Duhamel

Les Québécois n’aiment pas le budget présenté par le ministre des Finances Raymond Bachand. Ils le trouvent injuste car il accablerait la classe moyenne, seule victime des hausses de taxes et de tarifs.

Les «vilains riches» — soit 19% de la population — absorbent déjà 69 % de la facture de l’État au Québec.

À entendre certains opposants devenus totalement amnésiques au sujet de la dette du Québec, on se demande même pourquoi le gouvernement a eu la bête idée de promulguer de telles hausses. J’ai ma théorie là-dessus : nous sommes en période de sevrage. Nous étions enivrés par le plaisir de dépenser sans compter et de tout s’offrir. Le gouvernement a décidé de couper la carte de crédit, de rééquilibrer ses livres et de commencer à rembourser sa dette. Comme tout sevrage, cela fait mal.

Oui, le gouvernement avait d’autres choix. Il aurait pu unilatéralement couper des programmes et des services. Dire adieu à l’assurance-médicament, dont les coûts progressent deux fois plus vite que ceux de la santé. Ou cesser de subventionner les CPE. Ou encore, et certains s’en délecteraient, arrêter sur le champ toute subvention au secteur aéronautique, qu’importe si des milliers d’emplois pourraient se trouver menacés.

Oui, il aurait pu faire autrement. Le Québec vit au-delà de ses moyens, aussi bien réduire notre train de vie et dépecer ce que certains appellent le «modèle québécois». Cela aurait été peut-être plus logique. Vous savez quoi ? Les manifestants auraient crié encore plus fort et les sondages n’auraient pas été meilleurs. Les Québécois veulent tout, sauf l’addition. Le refrain le plus entendu ces jours-ci reprend cette vieille lubie : le gouvernement n’est pas allé chercher l’argent où il se trouve, c’est-à-dire dans les poches des mieux nantis. La réalité est tout autre. 81 % des contribuables québécois contribuent pour 31 % des impôts versés au gouvernement. Les 19 % qui restent – les vilains «riches» – absorbent déjà 69 % de la facture. Si je comprends bien, certains voudraient avoir les services sociaux les plus extraordinaires au monde payés en grande partie par moins de 20 % de la population ? Québec Solidaire existe pour ceux qui sont de cet avis.

On pousse aussi les hauts cris au sujet de la cotisation de 200 dollars par adulte au financement de la santé. Oui, cette contribution aurait pu être modulée en fonction des revenus. C’est le cas en Ontario, où un contribuable gagnant 36 500 dollars par année doit payer une contribution personnelle de 330 dollars. Pour un couple de deux adultes du même salaire, la contribution est néanmoins de 260 dollars plus élevée en Ontario qu’au Québec. En Colombie-Britannique, une famille de deux personnes verse 1224 dollars, trois fois plus qu’au Québec.

Les Québécois n’en reviennent pas qu’à partir de 2014 les tarifs d’électricité seront relevés de 3,7 % par année afin de contribuer au remboursement de la dette colossale du Québec. Si vous voulez vous consoler, lisez ce qui suit.

Sachez d’abord que l’électricité coûtait déjà 64 % de plus à Toronto qu’à Montréal. En novembre dernier, Toronto Hydro a changé sa tarification pour décourager la consommation pendant les périodes de pointe. Cela s’est traduit par une hausse moyenne de 7 % des tarifs pour 92 % des abonnés. Le premier juillet, la taxe de vente de 8 % s’appliquera pour la première fois au compte d’électricité. Pour finir le tout, Ontario Power Generation, le producteur d’électricité, demande une hausse de 9,6 % de ses tarifs à compter du 1er janvier prochain.

J’oubliais, le gouvernement va percevoir un nouveau tarif de 4 $ par année pour favoriser les économies d’énergie. Faites les calculs, les Torontois verront leur compte d’électricité bondir de plus de 20 % en 14 mois. Tout compte fait, nous sommes chanceux au Québec.

Sur ce, Joyeuses Pâques à tous !


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Budget 2010 du Québec: Un budget responsable
« Réponse #6 le: avril 18, 2010, 09:58:08 pm »
Un budget responsable

Je suis très surpris de la réaction des Québécois concernant le budget Bachand.

Le Québec a un déficit de 4,5 milliards et une dette de 190 milliards et offre les programmes sociaux les plus généreux au Canada.

Des soins de santé gratuits, l’éducation préuniversitaire gratuite, des congés de maternité et paternité très généreux, les garderies à 7 $ qui ne couvrent que 13 % des coûts totaux, pas de postes de péages sur nos routes et quoi encore. De plus , 40 % des Québécois ne paient aucun impôt.

Comment pensent-il que tout cela se finance.

Les Québécois se révoltent contre un impôt de 200 $ par année pour aider à financer le système de santé mais dépensent sans compter pour toutes sortes de choses : les vendeurs d’auto font des affaires d’or, les magasins d’appareils électroniques vendent des téléviseurs à écrans plats par centaines, les spectacles d’humoristes font sale comble, la Société des Alcools bat des records, les restaurants sont pleins, le marché des nouvelles constructions ne semble pas s’essouffler; comment les Québécois peuvent prétendre qu’ils n’ont pas 200 $ par année pour la santé?

Il serait important pour nous tous de réfléchir avant de conclure.

Jean-Yves Lepage
Charlesbourg


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Budget 2010 du Québec: Un budget lâche
« Réponse #7 le: avril 18, 2010, 11:09:06 pm »
Un budget lâche

Par Nathalie Elgrably-Levy

En vérité, les dépenses ne diminuent pas d’un sou »

La couverture médiatique du budget de Raymond Bachand a été presque dithyrambique. On a dit du budget qu’il est « courageux », « audacieux », et « historique ». On a dit aussi que c’est un gouvernement « qui a du cran », qui donne un « coup de barre », et qui « dépasse les espérances ».

Certes, le grand argentier flirte avec le principe de l’utilisateurpayeur, promet quelques compressions budgétaires, et gèle la masse salariale globale. Néanmoins, on ne juge pas un budget à partir de quelques annonces accrocheuses entendues à l’occasion du discours du ministre. Il faut le lire attentivement. Or, quand on soumet le dernier budget à pareil exercice, plusieurs épithètes viennent à l’esprit, mais ni « courageux » ni « audacieux » ne sont du nombre !

En ce qui concerne le sacrifice de 4,3 milliards demandé aux contribuables, rien n’est laissé au hasard. Les mesures annoncées sont précises et détaillées. On sait qui, comment, combien et quand. En revanche, l’effort consenti par l’État oscille entre de vagues promesses abstraites et des affirmations démagogiques.

Le budget stipule que « 62 % de l’effort d’élimination du déficit sera fourni par l’État grâce au resserrement de ses dépenses, aux gains d’efficience et à la lutte contre l’évasion fiscale ». En vérité, les dépenses ne diminuent pas d’un sou. C’est le taux de croissance projeté des dépenses qui devrait diminuer de 4,8 % à 2,9 % en 2010-2011. Pendant que les Québécois se serreront la ceinture jusqu’au dernier cran, les dépenses de l’État continueront d’augmenter. Wow! Quel courage!

Mais la supercherie va plus loin. Dans le document intitulé Plan d’action pour la réduction et le contrôle des dépenses : 20102014, on peut lire que la mise en place de la nouvelle « contribution santé » permet de réduire la croissance des dépenses de programmes de 3,2 % à 2,9 %. Si l’information contenue dans le document est exacte, cela signifie qu’on a simplement ajouté une source de financement direct sans réelle diminution de dépenses. Est-ce là l’effort du gouvernement? L’audace du ministre des Finances se limite à prendre les Québécois pour des imbéciles incapables de comprendre que même le ralentissement de la croissance des dépenses n’est que fourberie!

Le budget a le mérite de montrer que le « modèle québécois » coûte cher. En revanche, laisser croire qu’on peut en assurer la pérennité à condition de le financer adéquatement est malhonnête. Puiser dans les poches des contribuables, c’est la solution facile. C’est même la solution la plus lâche, car elle permet d’éviter les douloureuses remises en question. Quand un joueur compulsif se ruine au casino, le remède n’est pas de lui donner plus d’argent pour financer son vice, mais bien de l’aider à modifier radicalement son style de vie.

Ceci vaut aussi pour nos élus. Si le Québec était un pays, il serait le cinquième des plus endettés du monde. Dans ce contexte, le vrai courage ne consiste pas à réviser le financement des vaches sacrées, mais bien à désacraliser quelques-unes d’entre elles. Le vrai courage consiste aussi à se poser les questions fondamentales et à y répondre honnêtement. Le monopole syndicalo-étatique mérite-t-il d’être préservé? Notre régime fiscal favorise-t-il la croissance économique? Est-il vraiment réaliste de se doter de programmes que nous sommes incapables de payer?

Le dernier budget n’est ni historique ni même original. Il s’inscrit parfaitement dans la logique d’un l’État-providence vivant au crochet des contribuables. Il est engoncé dans un paradigme qui nous a ruinés. Penser qu’il assainira les finances publiques relève de la pensée magique!


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Budget 2010 du Québec: L’arrogance de Charest
« Réponse #8 le: avril 18, 2010, 11:15:43 pm »
L’arrogance de Charest

Encore une fois Jean Charest a démontré son arrogance et son je-m’en-foutisme vis-à-vis la population avec le dernier budget.

Donnez-nous plus d’argent, comme ça on n’aura pas besoin de faire des économies.

Il promet des coupures mais depuis qu’il est au pouvoir, il n’a tenu aucune de ses promesses. Comment peut-on lui faire confiance?

Le pire c’est qu’une bande d’idiots est prête à le réélire.

Bravo pour les bonis dans les sociétés d’État.

Roger Simard


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Budget 2010 du Québec: Population malmenée
« Réponse #9 le: avril 18, 2010, 11:17:43 pm »
Population malmenée

Déjà largement malmenée par une très mauvaise gestion des affaires de l’État, la population québécoise en mange toute une avec le plus récent budget Bachand. Multiples hausses de tarifs qui mineront considérablement le pouvoir d’achat des Québécois, déjà très lourdement taxés.

Lors des dernières élections au Québec, le premier ministre Charest disait qu’il n’y aurait pas de hausse des tarifs ni de problèmes financiers pour le Québec. Et il ajoutait à la farce qu’il n’y avait pas de problème à la Caisse de Dépôt et placement du Québec.

À la lumière de ce budget, le bilan du gouvernement de Jean Charest est particulièrement catastrophique. Plus que jamais, les contribuables du Québec vont devoir puiser dans le plus profond de leur poche afin d’arriver à payer les nouveaux frais. Et il en coûtera encore plus cher dans quelques années pour pallier au stricte minimum. Pourtant, il y a quelques années à peine, Jean Charest se vantait d’avoir baissé les impôts des particuliers au Québec.

Force est d’admettre que non seulement ces baisses d’impôts ont largement été compensées par une ponction équivalente en frais et tarifs de toutes sortes, mais le gouvernement du Québec ajoute maintenant une charge financière nettement plus lourde pour les contribuables du Québec.

Autrement dit, notre Premier ministre et son gouvernement auront réussi le tour de force de berner l’ensemble des Québécois une autre fois.

Que vaut alors la parole de ce premier ministre qui parle continuellement des deux côtés de la bouche?

Simon Bissonnette
Québec


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Budget 2010 du Québec: Une franchise injuste
« Réponse #10 le: avril 18, 2010, 11:20:57 pm »
Une franchise injuste

Le ministre Raymond Bachand nous invite à une réflexion sur la mise en place d’une franchise santé.

Souvenons-nous que lors de l’implantation de l’assurance-maladie, nous avons collectivement accepté que nos taxes et impôts soient plus élévés pour que les coûts de santé soient répartis entre tous les citoyens.

Nous savons tous que la maladie frappe aveuglement et sans discernement. Par exemple, notre député-ministre Claude Béchard doit combattre depuis deux ans avec courage et énergie un cancer cruel et sournois. Un enfant souffre d’une otite, les parents n’ont le choix que de se rendre à une urgence pour rencontrer un médecin et obtenir une prescription d’antibiotique.

En plus de la malchance d’être malade, on te fera maintenant payer une franchise.

Pour notre système de santé, en plus des impôts plus élevés, on a à payer depuis quelques années pour le Fonds de la Sécurité de la Santé qui peut atteindre 150 $ par année et on rajoute dans le nouveau budget un autre 200 $ par adulte. Soit par paresse ou incompétence, le gouvernement se refuse à faire le ménage dans l’énorme et lourde machine du ministère de la Santé.


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Budget 2010 du Québec: Très mauvais départ
« Réponse #11 le: avril 18, 2010, 11:23:19 pm »
Très mauvais départ

« 62 % de l’effort pour rétablir l’équilibre budgétaire sera fait par le gouvernement ».

Le gouvernement Charest a manqué une belle occasion de commencer dès maintenant à « se serrer la ceinture » en s’abstenant de faire paraître cette annonce dans les journaux de samedi. Cette publicité a toutes les caractéristiques de toute publicité : le mensonge ou ce qui s’en rapproche.

En effet, alors qu’un maigre 7 % de l’effort, supposément collectif, sera assumé par les compagnies et les riches québécois, le peuple, classe moyenne et pauvre, en assumera 31 %. Ces centaines de milliers de familles subiront en plus les coupures de services conséquentes à la réduction du personnel dans les différents ministères. Double charge pour le peuple : diminution des services et augmentation des tarifs et des taxes sur ces mêmes services.

Nous savons bien que le 62 % du gouvernement est condamné à ne pas être atteint, pas plus que ses grands travaux, PPP ou pas, ne se limitent jamais aux coûts fixés au départ.

Seule certitude post-budgétaire, la classe riche va continuer à s’enrichir et le fardeau du déficit retombera encore une fois sur le peuple. Et c’est cela qu’on appelait la « réingénérie » de l’État?

C’est ainsi qu’on largue le « modèle québécois »?

Normand Breault


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