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Auteur Sujet: Surfaces synthétiques: Règles du jeu contournées  (Lu 2174 fois)

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Surfaces synthétiques: Règles du jeu contournées
« le: juin 12, 2010, 11:31:05 pm »
Surfaces synthétiques

Règles du jeu contournées

Une équipe de l'émission Enquête a découvert que des dizaines de villes et d'établissements scolaires profitent de subventions du gouvernement pour financer l'achat de surfaces synthétiques, notamment pour des terrains de soccer.

Toutefois, les règles du jeu dans l'octroi de ces contrats sont souvent contournées. En effet, depuis le début de 2010, presque tous les contrats ont été accordés au fournisseur Fieldturf.

Dans certains appels d'offres, les spécifications techniques imposent carrément ce produit exclusif, ce qui écarte les concurrents.

L'une des principales firmes de génie derrière ces projets, Roche-Pluritec, dit ne suivre que les directives de ses clients qui exigent la qualité que représente ce genre de surface.

Il n'en reste pas moins que des concurrents, comme Luc Rochon, président d'Équipe Rochon, considèrent qu'il existe pourtant des produits de qualité équivalente. D'ailleurs, il a vendu au cours des dernières semaines en Ontario huit tapis d'une autre marque.

Il soutient que ce quasi-monopole québécois fait dangereusement monter les prix, de 40 % dans le cas des cégeps, jusqu'à 60 % dans certaines municipalités, comme Gatineau et Repentigny, et même plus.

  • Il y a des cégeps au Québec qui vont avoir payé leur turf plus cher que les Giants de New York, plus cher que les Packers de Green Bay. [...] C'est le plus cher au monde entier.

    — Luc Rochon

Le programme de subventions du gouvernement va se poursuivre jusqu'en 2011. Encore quelques dizaines de projets de surfaces synthétiques au Québec pourraient ainsi voir le jour.

Pendant ce temps, il semble que les règles du marché public peuvent être contournées, entraînant des coûts de centaines de milliers de dollars aux frais des contribuables.

Cette année, un peu plus de 20 millions de dollars en fonds publics ont été dépensés pour l'installation de surfaces synthétiques.

D'après un reportage de Sylvie Fournier



Il y avait des commentaires...



Envoyé par lindahart
12 juin 2010 à 03 h 50 HAE

Le revêtement synthétique cause des poches de chaleur ce qui n'est pas idéal dans nos villes ou sur des terrains qui ne sont pas ombragés. D'ailleurs je ne pense pas que le revêtement synthétique soit installé dans des cours d'école comme certains le prétendent, on parle de terrains de soccer, mais la question de la chaleur reste la même et aussi le fait que le synthétique cause des brûlures quand on y glisse en tombant par exemple.

Quoi qu'il en soit, je n'ai rien contre Fieldturf, à part son nom anglais et j'ai vérifié au Cidreq et chez le DGE et découvert qu'il s'agit d'une entreprise impliquant des américains et des français, ainsi que des québécois (entre autres Fieldsyn Gen. Partnership et Tarkett inc.). Certains administrateurs de Fieldturf ont donné au PLQ, mais les sommes sont négligeables, sauf pour Robert Raich qui de 2002 à 2006 et en 2008 a donné 6 565 $ au PLQ. Les gens de Fieldturf qu'on retrouve au Cidreq ne donnent qu'au PLQ.

Par contre, une recherche sur Pluritec et Roche nous permet de réaliser que, par le biais de consortiums, Roche-Pluritec est en affaires avec Cima+, Bechtel, BPR-Génivar, SNC-Lavallin et Dessau. Tout ce beau monde se connaît et mange au même râtelier.

Quand on consulte le DGE, on se rend compte que, contrairement aux dires de patapouf qui affirme que les donateurs le font par conviction, les ingénieurs donnent à tous les partis : ADQ, PQ et PLQ.

Par exemple, Rino Dumont a donné 14 350 $ au PLQ (2002 à 2008), 9 600 $ au PQ (2000 à 2008) et 5 250 $ à l'ADQ (2002 à 2007).

Denis Harvie a donné 18 250 $ au PLQ (2002 à 2008), 12 500 $ au PQ (2000 à 2008) et 7 500 $ à l'ADQ (2002,2003 et 2007).

Daniel Samson a donné 17 965 $ au PLQ (2001 à 2008), 11 850 $ au PQ (2000 à 2008) et 8 000 $ à l'ADQ (2002, 2003, 2004 et 2007).

Tous ceux que j'ai vérifié donnent dans des proportions semblables sauf pour les Sauriol (Jean-Pierre et Rosaire) qui donnent peu et les Côté (Gérald et Marc-Yvan) qui ne donnent pas. Ils doivent procéder autrement je présume.

Quand on regarde les sommes versées par chacun on en vient à conclure que les firmes d'ingénieurs pèsent très lourd dans la caisse des partis. Qui dit ingénieur dit construction. Je n'ai pas vérifié les entreprises de construction, mais je ne doute pas qu'elles ont les mêmes pratiques.

Pas très surprenant que la construction nous coûte 30 % plus cher qu'ailleurs. Une enquête publique me semble de plus en plus incontournable.



Envoyé par un nez coeur an
12 juin 2010 à 08 h 36 HAE

Pourquoi acheter du synthétique pour les écoles?

Je vais vous répondre très franchement par une autre question. Pourquoi selon vous les cours d'école (surtout au primaire) sont couverte en entier d'asphalte et ont l'air d'enclos à vache?

Réponse:

Une cour d'école en asphalte ne nécessite pas généralement d'être refaite avant au moins 20 ans et ne nécessite pas d'entretien quotidien. Une cour d'école avec du gazon naturelle nécessite d'avoir quelqu'un pour l'entretenir (généralement un employé ou des bénévoles). Ben oui, il faut bien que quequ'un coupe le gazon, l'engraisse à l'occasion et surtout l'arrose au besoin. Donc, il faut prévoir au budget de l'école, déjà déficient pour les services de base aux élèves, le salaire d'un employé pour entretenir le gazon naturel quotidiennement ou avoir des bénévoles très impliqués.

J'ai vu plusieurs écoles se payer de grands projets de verdissement de leur cour d'école en utilisant du gazon naturel. Résultat, un fiasco total. Les 2 premières années tout est parfait et tout le monde est encouragé. Puis, rapidement on découvre que les parents ou enseignants qui s'étaient initialement engagés à prendre soin du gazon bénévolement n'y sont plus. En effet, il y a un roulement énorme parmi le personnel enseignant et de plus, les parents bénévoles impliqués dans le projet initialement finissent par quitter l'école puisque leurs enfants sont rendus au secondaire.

Résultat, des espaces de gazon dont plus personne ne prend soin, trop souvent endommagés (400 enfants qui circulent sur le gazon à tous les jours finissent par circuler en bout de ligne sur un chemin de terre) ou laissés à l'abandon (gazon clairsemé, jauni ou non tondu depuis 2 ans ).

Alors, Pourquoi acheter du synthétique pour les écoles?

Parce que c'est moins d'entretien au quotidien que du gazon naturel. Certe le synthétique est plus cher à l'installation que le gazon naturel mais au début l'école a accès à des subventions et fait des campagnes de financement pour se payer ce genre de structure. L'école n'aura pas nécessairement cet argent dans 5 ans, pas plus qu'elle aura l'argent pour payer quelqu'un pour entretenir le gazon naturel.

Ne demander pas aux écoles de faire des prévisions budgétaires et de les respecter pour les 5 prochaines années car dans 5 ans, de toutes manières, la directrice, 75% des enseignants et la plupart des parents ne seront même plus à l'école. Ça sera alors une autre directrice, d'autres enseignants et d'autres parents avec une conception différente d'une cour d'école.



Envoyé par photodan
12 juin 2010 à 07 h 53 HAE

Encore cette fois-ci, la subvention ne fait que gonfler artificiellement les prix. Donc le peuple paie pour donner la subvention directement au producteur privé. Le grand gagnant est le producteur et le grand perdant le peuple floué par une décision gouvernementale ridicule. Connaissant sa propension à nous flouer, il est étonnant que ce gouvernement n'ait pas pensé à le faire en mode PPP.


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca

Surfaces synthétiques: Règles du jeu contournées
« le: juin 12, 2010, 11:31:05 pm »

 

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