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Auteur Sujet: Québec: Paradis syndical  (Lu 543 fois)

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Québec: Paradis syndical
« le: février 02, 2011, 11:10:48 pm »
Paradis syndical

Par Éric Duhaime

Le ciel pour les gros syndicats, l’enfer pour les petits travailleurs ».

Si les îles Caïmans peuvent s’enorgueillir d’être un paradis fiscal, le Québec doit confesser n’être qu’un vulgaire paradis syndical. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut économique de Montréal publiée hier, Le modèle de syndicalisation québécois : une anomalie à corriger.

Le ciel pour les gros syndicats, l’enfer pour les petits travailleurs : le Québec se distingue « comme l’un des endroits dans le monde industrialisé où la liberté de choix des travailleurs est la plus restreinte. »

Malgré cette situation peu enviable, nos élus entreprennent, ce matin en commission parlementaire à l’Assemblée nationale, un mandat d’initiative afin de renforcer certaines dispositions du Code du travail qui empêchent le recours à des travailleurs de remplacement pendant une grève ou un lock-out.

Ils recevront trois associations patronales, Quebecor et sept syndicats, dont trois de la CSN. Deux fois plus de temps consacré aux syndicalistes qu’aux patrons? Belle démonstration d’objectivité!

UNIQUE AU MONDE

Avec la Colombie-Britannique, le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord où une législation empêche l’embauche de travailleurs de remplacement en cas de conflit de travail.

Notre « société distincte » affirme aussi sa différence en étant un des rares États qui permettent d’accréditer un syndicat par simple signature de cartes, sans tenir de vote secret. On syndique les travailleurs, qu’ils le veuillent ou non!

On oblige aussi une majorité d’employés des entreprises syndiquées à être membres du syndicat sans quoi ils perdent leur emploi.

Enfin, on exige le paiement d’onéreuses cotisations syndicales pour financer toutes sortes d’activités politiques auxquelles la majorité des travailleurs s’opposent.

AILLEURS

Bref, les travailleurs québécois sont les plus brimés du monde occidental en matière de liberté d’association. Les syndicats ne bénéficient d’autant de privilèges nulle part ailleurs.

Aux États-Unis, l’accréditation s’accompagne d’une obligation de tenir un scrutin secret. Vingt-deux États permettent une liberté totale de ne pas adhérer à un syndicat. Dans les 28 autres États, les travailleurs peuvent librement choisir de payer ou non la partie de leurs cotisations syndicales qui sert à financer des causes politiques.

Dans les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, les travailleurs « n’ont aucune obligation d’adhérer à un syndicat ni de payer de cotisation syndicale à des fins autres que la négociation collective. »

En Australie, les employés ne sont pas contraints d’adhérer à un syndicat, ni de payer des cotisations.

LE COPINAGE

Les sondages démontrent qu’une forte majorité de Québécois s’opposent à nos lois beaucoup trop pro-syndicales. Qu’à cela ne tienne, nos vaillants députés veulent accorder encore plus de petits privilèges aux copains syndicalistes en vue d’obtenir un petit appui aux prochaines élections.

Tant et aussi longtemps que nos élus s’intéresseront davantage au corporatisme syndical qu’au sort des travailleurs, le Québec continuera son lent déclin économique. Nous sommes les plus endettés, les plus taxés et ceux qui attirent le moins d’investissements privés PARCE QUE nous sommes les plus syndiqués du continent.

Nos députés devraient penser au Québec plutôt qu’aux Claudette de ce monde. Le paradis québécois cesserait ainsi d’être monopolisé par les centrales syndicales.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Québec: Paradis syndical
« le: février 02, 2011, 11:10:48 pm »

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Syndicats: Le modèle québécois critiqué par l'IEDM
« Réponse #1 le: février 03, 2011, 12:02:10 am »
Le modèle québécois critiqué

L’Institut économique de Montréal (IEDM) juge que le modèle de syndicalisation au Québec est une « anomalie » par rapport à ce que l’on voit ailleurs dans le monde.

C’est ce qu’affirment Louis Fortin, conseiller en relations industrielles qui enseigne à l’Université McGill, et Michel Kelly-Gagnon, PDG de l’IEDM.

Le document, intitulé Le modèle de syndicalisation québécois : une anomalie à corriger, est rendu public alors que l’Assemblée nationale est invitée à faire une mise à jour du Code du travail.

Louis Fortin et Michel Kelly-Gagnon dénoncent trois points, le premier étant la non-obligation de tenir un scrutin secret sur la syndicalisation si plus de 50 % des employés ont signé une carte d’adhésion.

Les deux auteurs déplorent aussi que l’adhésion soit obligatoire une fois que le syndicat est formé. Selon le ministère du Travail, l’adhésion était obligatoire pour 7 219 des 8 404 conventions collectives en vigueur en 2009, regroupant 73 % des salariés.

La « formule Rand » , qui oblige l’employeur à prélever les cotisations syndicales, est le troisième élément critiqué par l’IEDM. En Europe et aux États-Unis, la part des cotisations qui ne sert pas à négocier la convention collective est facultative, souligne l’organisme.

Selon l’IEDM, ces trois points suffisent à faire du Québec une juridiction bien plus généreuse à l’égard des syndicats que d’autres pays occidentaux. MM. Fortin et Kelly-Gagnon estiment que le droit de s’associer est indéniable, mais qu’il faudrait qu’un droit de refus existe aussi.

« Il est pour le moins inquiétant qu’un travailleur qui n’a jamais eu l’occasion de se prononcer démocratiquement sur la création même du syndicat par le biais d’un scrutin secret se voit forcé de payer une cotisation syndicale et d’adhérer au syndicat sous peine de perdre son emploi », dit M. Fortin.

Michel Kelly-Gagnon croit que le financement intégral des activités syndicales par les cotisations mène à des dérapages. « Par exemple, la FTQ a choisi en 2003 de faire campagne ouvertement contre un parti politique provincial en utilisant l’argent de ses membres, dont certains appuyaient fort probablement ce même parti. »

Vision réductrice

Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ne partage pas ce point de vue. Il estime que les idées avancées par l’Institut manquent de profondeur et pourraient contribuer à affaiblir le système syndical.

« C’est carrément du lobby et une vision. J’y vois là le porte-étendard patronal. Ils peuvent avoir cette vision, mais quand on se compare avec l’Europe, il faut aller voir comment les gouvernements sont interventionnistes et ils financent les syndicats », a-t-il indiqué à Argent.

Selon M. Parent, c’est pour des raisons bien concrètes que le régime actuel a été créé. « Le fameux juge Rand a dit que la meilleure façon d’avoir des relations harmonieuses dans le milieu de travail, c’est l’obligation du syndicat de représenter tout le monde. Il y a une obligation de paiement au même titre que le syndicat a une obligation de protection. »


Source: Site web du Journal de Québec

 

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