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Auteur Sujet: Scott Walker secoue les États-Unis  (Lu 1422 fois)

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Scott Walker secoue les États-Unis
« le: février 26, 2011, 09:08:12 am »
Scott Walker secoue les États-Unis

Scott Walker est intraitable.

Le jeune gouverneur de l'État du Wisconsin, nouvellement élu, a une obsession pour les budgets équilibrés et il a la ferme intention d'éliminer le déficit. Même s'il faut pour cela passer sur le dos des syndicats de la fonction publique.

Quelques semaines seulement après être entré au pouvoir, Walker a présenté son « remède de cheval » pour éliminer le déficit prévu de 3,6 milliards $: le Budget-Repair bill, un projet de loi qui prévoit notamment de retirer aux syndicats de fonctionnaires la possibilité de négocier collectivement leurs conditions de travail et surtout leurs – généreux – avantages sociaux. Aux yeux du gouverneur républicain, les fonds de pension et les régimes d’assurance des fonctionnaires sont « comme un virus qui dévore notre budget »

Son « bill » prévoit aussi que les employés de l'État auront le choix de payer ou non les cotisations syndicales, ce qui signifie la fin de ce qu'on appelle ici la « formule Rand » .

Une véritable crise

Depuis, c'est la crise. Sur place depuis trois jours, Le Journal a pu constater que le parlement de la capitale Madison est assiégé depuis 10 jours – à l'intérieur comme à l'extérieur – par des manifestants syndicaux qui scandent sans arrêt « Kill the bill ! » . Pour empêcher un vote sur le projet de loi, les 14 sénateurs démocrates, favorables aux syndicats, ont fui le Wisconsin pour se réfugier dans l'État voisin de l'Illinois. La majorité républicaine n'a donc pas de quorum pour adopter cette loi qui affecte le budget.

L'assemblée des représentants, une instance inférieure du parlement, a siégé pendant plus de 60 heures cette semaine pour discuter du projet. Puis, coup de théâtre, les Républicains sont passés au vote et le projet de loi a été adopté en pleine nuit, à 1 h du matin hier, sous les cris de rage et de désespoir des représentants du Parti démocrate, qui scandaient « Shame ! Shame ! »

Il refuse de bouger

Scott Walker reste de glace. Il n'a pas l'intention de changer une virgule dans son bill.

« Ce projet de loi va passer […] Sinon, il y aura de graves conséquences » , a-t-il prévenu, menaçant de devoir renvoyer environ 1 500 fonctionnaires, parce que, sans budget, l'État manquera de liquidités pour les payer.

Les syndicats ont accepté de faire des compromis et acceptent maintenant de payer davantage pour leurs avantages sociaux. Mais ils veulent conserver leur droit de négocier collectivement.

« Walker doit au moins faire des compromis. Il ne peut pas agir en dictateur. Le gouvernement est pour le peuple, par le peuple » , explique Mary Pronschinske, une employée syndiquée qui travaille pour le bureau d’assurancechômage.

Rôles inversés

Selon John McAdams, professeur de sciences politiques à l'Université Marquette de Milwaukee, Walker n'est pas du genre à faire des compromis. Il le compare même à… Barack Obama.

« Après l'élection 2008, Barack Obama a dit fermement aux Républicains qui lui demandaient des compromis : " Les élections ont des conséquences". Maintenant, ce sont les Démocrates qui demandent des compromis et c'est Walker qui leur répond que les élections ont des conséquences. Les rôles se sont inversés » , dit-il.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Scott Walker secoue les États-Unis
« le: février 26, 2011, 09:08:12 am »

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Scott Walker: Ça brasse au Wisconsin
« Réponse #1 le: février 26, 2011, 09:11:50 am »
Ça brasse au Wisconsin

Le Wisconsin n'a pas l'habitude d'être au centre de l'attention de toute l'Amérique.

Pourtant, partout aux ÉtatsUnis, les politiciens, les syndicats et la population en général surveillent de très près la crise budgétaire qui s'y déroule.

« Si Walker l'emporte, cela va établir un précédent. D'autres gouverneurs républicains vont se dire que, oui, ils peuvent faire la même chose dans leur État. Par contre, si les syndicats gagnent, ça va forcer les gouverneurs à reculer » , souligne le professeur John McAdams, de l’Université Marquette de Milwaukee.

Même Barack Obama suit de très près la situation. Il a déjà commenté la crise, s’interrogeant sur l’objectif réel poursuivi par le gouvernement. Ça ressemble, a-t-il dit à une « attaque contre les syndicats » .

Des syndiqués de partout aux États-Unis, d’aussi loin que Los Angeles, sont arrivés dans la capitale Madison pour dénoncer le gouverneur qui cherche selon eux à « casser les syndicats » .

« 50 ans en arrière »

« Il veut nous ramener 50 ans en arrière. C'est inconcevable. Cela nous concerne tous, peu importe où nous sommes aux États-Unis. Nous sommes avec vous » , a lancé un syndicaliste newyorkais à la foule réunie à l'intérieur du Capitole de Madison.

En bref, voici ce que le "bill" implique:

C’est un projet de loi de 144 pages incluant plusieurs mesures pour retrouver l’équilibre budgétaire d’ici deux ans. Le budget bisannuel de 2011-2013 prévoit un déficit de 3,5 milliards $.

Madison est assiégé

Le Capitole de h sur 24 h. Les depuis 10 jours, 24 autorités songent à empêcher dès ce soir les protestataires de coucher aux 2e et 3e étages de l’édifice, ce qui pourrait mettre le feu aux poudres. Le gouverneur croit pouvoir aller récupérer 300 M$ par année avec les augmentations de contribution des employés de l'État.

Le bill comprend, notamment :

La fin du recours à la négociation collective pour fixer les conditions de travail et les avantages sociaux des 214 500 employés de l'État ( 4% de la population).

L'augmentation de la contribution des employés du secteur public à leur fonds de pension. Elle passera de 1 % à 5,8 % de leur salaire. Le gouvernement paie le reste.

L'augmentation de la contribution des employés de l'État à leur régime d'assurance collective, qui passera de 6 % à 12,5 % du coût total du régime. Le gouvernement paie le reste.

L'établissement d'une limite équivalant au taux d'inflation pour les hausses de salaire futures des employés de l'État.

La fin de l'obligation pour les employés de l'État de devenir membre du syndicat et de payer une cotisation.

Les autres économies viendront d'un refinancement de la dette et de mesures de compressions budgétaires dans les différents départements d'État, de même que de l'utilisation de surplus dans la caisse d'assurance-maladie.


Source: Site web du Journal de Québec

 

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