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Auteur Sujet: La pression s'accroît sur Kadhafi  (Lu 903 fois)

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La pression s'accroît sur Kadhafi
« le: février 28, 2011, 09:17:10 pm »
La pression s'accroît sur Kadhafi

Les États-Unis ont intensifié drastiquement leurs efforts, lundi, pour tenter de faire plier le dirigeant lybien Mouammar Kadhafi dont les forces ne contrôlent plus que la capitale, Tripoli, et sa région.

Le Pentagone a annoncé le déploiement de forces navales et aériennes autour de la Libye pour « assurer la flexibilité voulue une fois que des décisions seront prises », sans toutefois en préciser les circonstances.

Selon ces informations, des navires de guerre américains se rapprochent des côtes libyennes, tandis que des avions sont repositionnés plus près de la Libye. « Nous rapprochons des bateaux de la Libye au cas où on aurait besoin d'eux », a déclaré le colonel David Laplan, porte-parole du département américain de la Défense.

La position exacte des bâtiments de l'US Navy en Méditerranée est inconnue. La flotte américaine dispose toutefois d'un port d'attache à Naples, dans le sud de l'Italie. L'Agence France-Presse rapporte aussi que deux porte-avions américains sont stationnés plus à l'est.

L'administration Obama a tenu à préciser que l'option militaire n'est qu'un des scénarios envisagés. Nombre d'analystes croient peu cependant probable une intervention militaire des États-Unis en Libye en raison de la situation sur le terrain.

Les alliés occidentaux ne sont toujours pas parvenus à un consensus, lundi après-midi, concernant l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne en Libye, selon le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon.

Plusieurs responsables, dont les premiers ministres français François Fillon et britannique David Cameron, ont évoqué la possibilité d'imposer cette interdiction pour empêcher le dirigeant libyen d'attaquer le peuple avec des avions ou des hélicoptères.

Prenant la parole au cours de la 16e session du Conseil des droits de l'homme, à Genève, la secrétaire d'État américaine a exigé le « départ sans plus de violence ni délai » du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, réitérant ainsi la demande du président Obama. Selon Hillary Clinton, le régime libyen a perdu « la légitimité de gouverner » en ordonnant aux forces de sécurité d'ouvrir le feu sur des manifestants pacifiques et en employant des mercenaires.

La quarantaine de membres du Conseil s'est réunie lundi alors que la Libye demeure le théâtre d'affrontements entre opposants et partisans de Mouammar Kadhafi.

Mme Clinton a annoncé que les États-Unis examinaient toutes les possibilités de sanctions additionnelles avec ses partenaires de l'Union européenne (UE), insistant sur la nécessité d'augmenter la pression sur le régime de Kadhafi.

Ajoutant que les États-Unis appuyaient le désir de démocratie du peuple libyen, la secrétaire d'État a souligné que ces mesures tenaient compte des besoins de la population.

Elle a par ailleurs annoncé qu'une somme de 10 millions de dollars était destinée à l'aide humanitaire et que les États-Unis travaillaient en collaboration avec divers organismes pour assurer la prise en charge des réfugiés libyens aux frontières.

Les États-Unis ont gelé les avoirs du gouvernement libyen, une somme record d'une valeur de 30 milliards de dollars. Il s'agit du montant détenu par des étrangers le plus important à être saisi à la suite de sanctions américaines.

D'importantes discussions sur les progrès notés en Tunisie et en Égypte ont eu lieu, a également indiqué Mme Clinton. Celle-ci a conclu son discours en parlant de l'importance de la liberté d'expression en Iran et sur la nécessité, pour les partenaires internationaux, de se concerter sur l'armement nucléaire.

Arrivée en Suisse dimanche soir, Mme Clinton s'est s'entretenue avec la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et des diplomates turcs, tunisiens, égyptiens et jordaniens. Cette rencontre pourrait avoir fourni aux grandes puissances une occasion de coordonner leur action envers la Libye.

L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a réagit au discours qu'a tenu le colonel Kadhafi lundi, qualifiant ses propos de « délirants ». Le dirigeants a notamment affirmé en entrevue que son peuple l'adorait et qu'il mourrait pour le protéger.

La haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, a par ailleurs ouvert la session du conseil en affirmant que la communauté internationale avait la « grande responsabilité d'apporter son appui en paroles et en actes pour aider à mettre en place les réformes indispensables » à un Moyen-Orient en pleine transformation.

Obama et Harper conviennent de la nécessité d'agir

Le premier ministre du Canada Stephen Harper et le président américain Barack Obama ont convenu lundi par téléphone de la nécessité de prévenir la violence du régime libyen contre ses propres citoyens et de coordonner l'action internationale pour répondre aux besoins humanitaires croissants en Libye et dans les pays voisins.

Ils se sont par ailleurs entendus pour concerter leurs efforts pour promouvoir la paix et la démocratie dans le pays et dans toute la région.

Barack Obama a contacté M. Harper dans le cadre d'une série d'appels à des leaders mondiaux sur la stratégie face à la crise libyenne. Le président a « souligné leur objectif commun de répondre à la situation », a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué.

Sanctions européennes et canadiennes

À Ottawa, le leader du gouvernement conservateur à la Chambre des communes, John Baird, a annoncé lundi, à la Chambre des communes, les détails des sanctions contre la Libye, soutenant que « les gestes posés par le régime libyen sont intolérables » et exigeant la fin immédiate des violences contre le peuple.

Parmi les sanctions imposées, M. Baird a mentionné un embargo sur les armes, l'inspection des cargos qui arrivent en Libye, le gel des avoirs de Mouammar Kadhafi et des membres de sa famille, ainsi qu'un interdit de transactions avec la Libye. Refusant de donner plus de détails sur les transactions financières et commerciales entre le Canada et la Libye, il a donné l'exemple de SNC-Lavalin, engagé dans deux projets d'envergure au pays.

Ces mesures, a-t-il déclaré, visent à restreindre l'accès aux armes et aux fonds du régime libyen, dans l'espoir « d'accélérer le changement de régime ».

  • Harper veut le départ de Kadhafi

    Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a demandé dimanche au colonel Kadhafi de « renoncer sur-le-champ à ses pouvoirs ». Il a annoncé qu'Ottawa avait non seulement mis en application les sanctions de l'ONU, mais aussi décidé d'interdire toute transaction financière avec la Libye et ses institutions, dont la Banque centrale libyenne. Selon ce qu'a appris Radio-Canada, le régime de Mouammar Kadhafi tentait de retirer des sommes considérables auprès d'institutions financières canadiennes.

L'Union européenne a de son côté annoncé de nouvelles sanctions contre le régime libyen de Mouammar Kadhafi et son gouvernement. Elle a adopté un embargo sur les armes, un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Kadhafi et 25 de ses proches.

Ces mesures, approuvées lors d'une réunion ministérielle à Bruxelles, entreront en vigueur dès leur parution dans le Journal officiel de l'UE.

Enquête préliminaire de la CPI

À La Haye, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a annoncé lundi qu'il entreprenait un examen préliminaire sur les violences en Libye. Il a fait savoir que la décision de lancer une enquête devrait « intervenir dans quelques jours ».

« Le bureau [du procureur] examine actuellement des allégations d'attaques à large échelle ou systématiques contre la population civile », est intervenu M. Moreno-Ocampo, lors d'une conférence de presse à La Haye. « Cela pourrait constituer des crimes contre l'humanité et doit cesser. »

Samedi, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une série de sanctions contre le régime libyen. En plus d'accorder un feu vert à la CPI, la résolution impose un embargo sur les armes, une interdiction des voyages et un gel des avoirs du colonel Kadhafi et d'une quinzaine de ses proches.


Source: Site web de Radio-Canada
« Modifié: février 28, 2011, 09:19:00 pm par editeur »

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« le: février 28, 2011, 09:17:10 pm »

 

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