octobre 26, 2020, 01:03:09 am

MBNX Domain Names - Lowest Prices!

Auteur Sujet: La Banque mondiale et l'enfer des privatisations "recommandées"  (Lu 1605 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne editeur

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 6053
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
    • Forum gouvernemental québécois
    • E-mail
La Banque mondiale et l'enfer des privatisations "recommandées"
« le: décembre 18, 2006, 11:28:50 pm »
Je lisais un vieil article du SCFP daté du 24 juin 2004 et je le trouve encore d'actualité, peut-être même plus.

En tant que bailleur de fonds des pays riches pour les pays pauvres, la Banque mondiale a un pouvoir de vie ou de mort sur l'avenir de trop nombreux pays qui n'arrivent pas à suivre le rythme débridé des économies les plus avancées de la planète et en ce sens, ce qu'ils "recommandent" se transforme presque toujours en "exigence".

La Banque mondiale a un effet profondément pervers sur le développement des pays du tiers-monde et à preuve, rien ne s'y améliore malgré tout l'argent qu'ils y acheminent... avec des conditions sans cesse plus impossibles.

Voici ce que le SCFP en pensait, en 2004:

Un rapport récent de la Banque mondiale confirme que la privatisation n’a pas réussi à répondre aux besoins des pauvres dans le monde. Le rapport juge que la politique de privatisation, prônée par la Banque depuis les deux dernières décennies, était « simplifiée à outrance, exagérément vantée et, en bout de ligne, décevante ».

La Banque mondiale et d’autres institutions financières ont incité les pays en développement à vendre leur infrastructure publique dans les années 90 en échange de garanties de prêt. Depuis, la privatisation a entraîné une augmentation débridée de la dette et d’autres problèmes économiques structurels.

Reconnaissant un taux de désapprobation de plus de 80 pour cent dans des pays comme l’Argentine et le Pérou, le rapport avoue que c’était une erreur d’avoir cru que « même une privatisation mal conçue valait mieux que la propriété par l’État ».

Mais même si le rapport recommande un rôle public accru avec « plus de subventions et des filets de sécurité ciblés pour veiller à ce que les pauvres trouvent leur compte », la Banque n’a pas renoncé à son histoire d’amour avec la privatisation.


Force est de constater que rien ne s'est amélioré depuis 2004, à la Banque mondiale. C'est toujours le dictat des privatisations "recommandées" qui, lorsqu'observé par un pays pauvre, lui permet de quémander sa misérable pitance qui n'a pour effet que de l'enfoncer davantage.

La Banque mondiale, malgré ses bonnes intentions, ne fonctionne que pour les pays riches qui peuvent plus facilement transformer plus de citoyens du monde (du tiers-monde, pour être précis) en esclaves économiques.

Disons que le SCFP avait vu juste!

gouvernement.qc.ca

La Banque mondiale et l'enfer des privatisations "recommandées"
« le: décembre 18, 2006, 11:28:50 pm »

 

MBNX Domain Names - Lowest Prices!