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Auteur Sujet: Des touristes en jaquette  (Lu 925 fois)

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Des touristes en jaquette
« le: mars 09, 2011, 12:48:29 pm »
Des touristes en jaquette

Par Donald Charette

Des Québécois choisissent de traverser la moitié de la planète pour se faire opérer alors que nous disposons, dit-on, de l’un des meilleurs systèmes de santé. Les reportages que nous avons publiés en fin de semaine sur ces patients qui décident de se rendre à Mumbai pour passer au bistouri a provoqué de fortes réactions et soulève des questions.

Le tourisme médical se pratique depuis plusieurs années et attire des Québécois à Cuba, en Inde, au Vietnam... Choisissez votre destination, votre spécialiste et préparez-vous à puiser dans vos économies.

Sans généraliser, les témoignages recueillis vont dans le sens de malades qui sont prêts à s’expatrier pour subir une opération et à payer pour retrouver une qualité de vie

Pourtant, se faire opérer à l’étranger comporte des risques et, notamment, des opérés ont ramené des bactéries qui ont la vie dure, sans compter que le service après vente laisse à désirer.

S’il survient une complication, Mumbai, c’est loin et on peut redouter que le médecin d’ici soit peu enclin à traiter un patient opéré hors Québec.

Chacun de ces « touristes » a sa propre motivation, mais le déclencheur, c’est souvent le délai d’attente pour se faire opérer.

Avec la mondialisation, le système de santé ne peut plus être un réseau fermé qui contrôle sa clientèle captive et qui lui définit des corridors de soins. Notre réseau a été très lent à s’ouvrir au secteur privé et, quand il l’a fait, c’est suite à des décisions de cour et il l’a fait de façon très ciblée.

Il faut reconnaître que les listes d’attente pour des chirurgies ont fondu au Québec, mais le portrait est variable. Dans le cas des opérations les plus communes, hanche, genou, cataracte, la situation est considérée comme problématique dans les régions de Montréal, Laval, Laurentides, Outaouais, Côte-Nord, Abitibi-Témiscamingue, ce qui n’est quand même pas rien.

De plus, certains chirurgiens ont des listes interminables alors que d’autres sont peu occupés, l’attente variant de six mois à trois ans.

Le ministère de la Santé a cherché à remédier à la situation en implantant la notion de la deuxième offre, en faisant affaire avec un autre chirurgien.

La mesure ne fonctionne pas : à peine 3 % des patients optent pour le plan B. On doit comprendre que le patient veut choisir à qui confier son corps. Le ministre Bolduc concède que, dans le cas de 70 chirurgiens sur 2 000, la liste est trop longue.

Notre approche face aux opérations est technocratique. On constate que les pays qui développent cette filière considèrent les médecins et les salles d’opération comme des sources de revenus et non de dépenses.

On mise sur le volume, les médecins opèrent tous les jours et rentabilisent les équipes et les équipements. Il est contre-productif de monter une salle d’opération pour la faire rouler une demi-journée et envoyer le médecin jouer au golf.

Le Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes, affirme qu’on pourrait aisément augmenter la capacité de chirurgie de 15 à 20 %, ce qui signifie 90 000 Québécois de plus sur la table d’opération. Au Québec, la pratique, c’est de couper dans le temps opératoire dès qu’un hôpital est en difficulté, et tant pis pour les patients!

Le tourisme médical force une réflexion ici même.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Des touristes en jaquette
« le: mars 09, 2011, 12:48:29 pm »

 

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