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Auteur Sujet: Dette en Italie... et ici: À en pleurer  (Lu 1499 fois)

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Dette en Italie... et ici: À en pleurer
« le: décembre 11, 2011, 12:57:07 pm »
À en pleurer

Par David Descôteaux

Sous les Conservateurs, les dépenses et les déficits battent des records.

Une vidéo circule sur Internet. On y voit une ministre italienne éclater en sanglots pendant qu’elle annonce une réforme des régimes de retraite.

L’italie est fauchée.

Le gouvernement va hausser le nombre d’années de cotisation et repousser l’âge de la retraite notamment. La dame est tellement « émotionnée » que le premier ministre doit terminer son allocution.

Bien sûr, cette réforme sera insuffisante pour sauver les finances publiques de l’Italie, qui fonce vers la catastrophe. Mais qu’une ministre soit incapable d’annoncer à ses citoyens, sans pleurer, des sacrifices bien modestes ( étant donné l’ampleur du problème) en dit long sur les défis qui nous attendent tous.

L’ÎLE DES INSOUCIANTS

Mais j’oubliais. Ici sur notre île, rien de tout cela peut nous arriver. Ici, c’est business as usual. Nos déficits, notre dette galopante, nos régimes de retraite dans le rouge… Tous ces irritants vont disparaître comme par magie!

Prenez Gérald Tremblay, à Montréal. La dette de sa ville bouffe 17 % des revenus annuels. Les régimes de retraite font le tic- tac d’une bombe à retardement. M. Tremblay va-t-il se serrer la ceinture? Non. Il prévoit embaucher des dizaines de fonctionnaires de plus cette année. Il va plutôt serrer la ceinture de ses citoyens, à coups de hausses de taxes.

Prenez Jean Charest ou Michelle Courchesne, à Québec. La dette grossit plus vite chaque année (une douzaine de milliards en 2011 au minimum). Pas seulement à cause des infrastructures — le gouvernement paie l’épicerie avec sa carte de crédit. Les coûts de santé explosent et le trou des régimes de retraite se creuse. Qu’entendent faire M. Charest et Mme Courchesne? Y « réfléchir » . On ne fera rien avant l’élection de 2012, car la priorité est de se faire réélire. Faut pas froisser quiconque d’ici là. En attendant, pourquoi pas lancer un programme « minounes écolos » qui coûtera des dizaines de millions aux contribuables. On pellettera ça sur la dette!

Prenez Stephen Harper, à Ottawa. Malgré ses discours de « droite fiscale » , il endette le pays plus vite que tout autre premier ministre avant lui. La bureaucratie québécoise est un yacht à côté du paquebot fédéral, qu’Harper n’est même pas capable de faire virer de 10 degrés. Sous les conservateurs, les dépenses et les déficits battent des records. Un retour en récession et c’est la catastrophe budgétaire.

SNIF, SNIF

Retour en Italie. L’AFP cite un chef syndical qui déchire sa chemise : le gouvernement italien « n’a pas calculé l’impact social » du plan d’austérité. Faux. Ce que le gouvernement — tous les gouvernements — n’a pas calculé, c’est l’impact social inévitable d’une gestion à courte vue pendant des décennies. À dépenser plus que ses revenus et à promettre mer et monde à chaque groupe d’intérêt. Quand la facture arrive, l’austérité n’est pas un choix.

Et plus nos politiciens ici agissent comme si nous étions sur une île, comme si notre carte de crédit Gold était illimitée, plus nous dressons la table pour une cure d’austérité sévère.

Si nous continuons de laisser nos politiciens repousser à plus tard la moindre réforme, par manque de couilles ou par opportunisme, ne soyez pas surpris.

Chez nous aussi, ça va pleurer.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Dette en Italie... et ici: À en pleurer
« le: décembre 11, 2011, 12:57:07 pm »

 

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