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Auteur Sujet: Le toit commence à couler  (Lu 684 fois)

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Le toit commence à couler
« le: octobre 22, 2012, 12:53:01 pm »
Par: David Descôteaux
4 octobre 2012

« Le crash immobilier commence ». C’est avec ce titre accrocheur que le magazine Canadian Business a fait sa une d’octobre.

On peut se garder une petite gêne avant de parler de crash, du moins à ce stade-ci. Mais une chose demeure : les signes de ralentissement s’accumulent.

À Montréal, le marché ralentit et les prix vont se stabiliser dans les prochains mois, selon Royal LePage. Le prix des condos pourrait même diminuer. « Nous sommes maintenant dans un marché d’acheteurs », annonce la firme.

À Vancouver, les ventes baissent mois après mois, et le prix moyen d’une maison a chuté de 12 % depuis un an. À Toronto, ça commence aussi à basculer. Plusieurs s’inquiètent d’une sur-construction de condos, alors que les ventes baissent depuis quelques mois.

Est-ce le début de la fin? Notons que si les transactions diminuent, les prix, eux, continuent à monter. Notamment à Toronto et Montréal. Mais pour combien de temps encore?

Sauver les apparences

Ce qui fascine avec cette bulle de crédit que nous avons soufflée depuis quelques années, c’est qu’elle prend un temps fou à crever. Parce qu’en dépit des avertissements, peu de gens semblent changer leurs habitudes de consommation.

Parlez avec des gens du milieu, ils vous en raconteront des vertes et des pas mûres. Dans le financement automobile par exemple, on n’a jamais vu autant de clients de « 2e et 3e chance ». Dont le dossier de crédit est magané, mais qui sont tout de même prêt à s’endetter à des taux de 20 % (ou même 30 %!) pour se promener en voiture de l’année.

En immobilier, les anecdotes font parfois rire… ou pleurer. Le désormais classique : la grosse cabane neuve… sans aucun meuble dans la maison! (Ou des chaises de patio blanches en plastique dans la salle à manger, comme me racontait un ami.) Pas grave, tant qu’on voit la BMW dans l’entrée…

Pour utiliser une variante d’une citation du défunt économiste John Maynard Keynes : les consommateurs peuvent demeurer irrationnels plus longtemps qu’ils peuvent rester solvables…

Une tuile pour le PQ

Bien malin celui peut prédire exactement quand le marché immobilier va planter. Et si justement il va planter, ou dégonfler tranquillement.

Mais même un atterrissage en douceur pourrait causer de forts dommages à l’économie, comme le soulignait le magazine. Les gens qui achètent des maisons achètent des meubles, des électroménagers, de l’équipement pour la cour, etc. Même les banques et le secteur financier dans son ensemble profitent d’un boum immobilier. Et ce boum est une raison majeure — plus que les plans de relance d’infrastructures selon moi — qui explique la relative bonne tenue de l’économie canadienne et québécoise depuis la récession débutée en 2008.

En fait, la construction et les industries de finance, assurance et immobilier se sont avérés le plus gros moteur d’emploi et de croissance du PIB au Québec depuis 10 ans, notait récemment l’analyste Ben Rabidoux, de M Handson Advisors. Ces industries génèrent près de 25 % du PIB annuel, écrit-il, comparé à 21 % au tournant des années 2000. On parle ici d’une différence de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

La fin du « stimulus » immobilier, s’il se matérialise dans les mois qui viennent, pourrait faire mentir les prévisions de revenus de nos gouvernements. Et représenter une tuile de plus pour le PQ et son ministre des Finances.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Le toit commence à couler
« le: octobre 22, 2012, 12:53:01 pm »

 

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