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Auteur Sujet: À quand la fin du BS corporatif?  (Lu 418 fois)

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À quand la fin du BS corporatif?
« le: octobre 22, 2012, 12:07:09 pm »
Par: David Descôteaux
11 septembre 2012

Une banque qui vous prête à des taux presque nuls, et qui vous dit : « c’est pas grave! » si vous remboursez seulement la moitié de votre prêt, ça vous tente?

L’Institut Fraser, de Vancouver, a calculé qu’Industrie Canada a versé 13,7 G$ en subventions à des entreprises depuis 1982. Dans les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile et de la foresterie, notamment. Or près de la moitié (6,3 G$) de cette somme a été versée « sans attente de remboursement ».

C’est ce que nos bureaucrates appellent parfois, dans leur jargon, des « prêts non-remboursables » (George Orwell doit rire dans sa tombe). Faut surtout pas dire des « dons », ou des « cadeaux », no-non. Les contribuables ne seraient pas contents.

Et les 7,4 milliards $ restants? Industrie Canada prévoyait des remboursements. Mais selon l’étude, à peine 2,1 milliards $ ont été remboursés depuis 30 ans. Et les entreprises ont payé un maigre 9 millions $ en paiements d’intérêts depuis ce temps.

Autrement dit : la moitié des prêts étaient en fait, des dons. Sur l’autre moitié, moins du tiers a été remboursé. Et les taux d’intérêt exigés semblent avoir été quasi-nuls. Tout ça avec votre argent, chers contribuables.

Il existe une expression pour ça : le bien-être social corporatif.

Le PQ à la rescousse?

Au Québec, nous sommes les champions des subventions aux entreprises. Nous donnons deux fois plus qu’en Ontario, même si nous avons moins d’entreprises. Pourtant la littérature économique émet depuis longtemps de sérieux doutes sur l’efficacité de cette politique. Autant pour la croissance économique que pour la création d’emplois.

Mais qui sait, ça pourrait changer. Dans un article d’Argent de janvier dernier, notre futur ministre des Finances, Nicolas Marceau, disait trouver le système actuel inefficace. Le député de Rousseau affirmait : « on donne plusieurs milliards de dollars par année en aide directe aux entreprises, mais de toute évidence, cette stratégie ne fonctionne pas ». Sa proposition : baisser le taux d’impôt de toutes les entreprises, et réduire les subventions aux entreprises. Une révolution!

Je doute que Pauline Marois donne son accord. Ce serait pourtant un pas dans la bonne direction.

L’argument principal est d’abord moral. TOUTES les entreprises profitent de baisses d’impôts. Pas juste les « chouchous » des politiciens, ou celles qui font le plus de lobbying. Gardons en tête que plus nombreux les programmes de subventions, plus nombreuses les occasions de corruption.

Cela avantagerait aussi les PME québécoises, qui représentent plus de 90 % des entreprises. Il y a quelques semaines Martine Hébert, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, me disait : « Ça ne prend pas plus de subventions. Mais plutôt moins de taxation et moins de réglementations. Nos membres au Québec seraient POUR une diminution de l’aide aux entreprises, en échange d’une diminution des taxes masses salariales pour TOUTES les entreprises. »

Sans compter qu’on économiserait sur les coûts de gestion des programmes, et sur la paperasse.

Le contexte budgétaire du Québec offre l’occasion de réformer l’aide aux entreprises. Les assistés sociaux corporatifs, aptes au travail, sont trop nombreux. Coupons-leur leur chèque. Ils se prendront bien en main.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

À quand la fin du BS corporatif?
« le: octobre 22, 2012, 12:07:09 pm »

 

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