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Auteur Sujet: L’éléphant dans votre portefeuille (les régimes de retraites déficitaires)  (Lu 618 fois)

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Par: David Descôteaux
23 août 2012

Lors du dernier débat, les candidats Legault et Marois ont enfin parlé de l’éléphant dans la pièce : les régimes de retraite déficitaires. On pourrait même dire : l’éléphant dans votre portefeuille. Car tous les contribuables devront éponger le dégât qui s’annonce.

Les régimes de retraite publics sont largement sous-capitalisés. Et ce, à tous les niveaux de gouvernement, écrit la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) dans une étude. De combien? Attachez votre tuque… plus de 300 milliards de dollars!

Promesses d’ivrogne

La source du problème : les politiciens, qui ont promis aux fonctionnaires des pensions dont le rendement serait garanti — et relativement élevé. Et qui leur ont assuré qu’en cas de pépin, les contribuables allaient renflouer la caisse.

C’est de la folie. Dans un monde où les rendements obligataires sont presque nuls, et ceux de la bourse très volatils. Où l’espérance de vie — donc la durée de la retraite — s’allonge année après année, et où la proportion de vieux par rapport aux jeunes augmente constamment.

Mais élection après élection, nos élus ont préféré acheter la paix. Et repousser le problème.

Bien sûr, les employés publics contribuent aussi à leur régime. Et c’est vrai que certaines administrations ont pris des congés de cotisations. En dépensant ailleurs l’argent qu’ils devaient mettre dans la caisse. Mais le problème n’est pas le manque d’argent, montre la FCEI. En 2001, l’État versait en moyenne 5754 $ par année pour chaque fonctionnaire. En dollars constants, il verse aujourd’hui 9976 $… Et le problème continue d’empirer. Surtout dans les villes, mais aussi dans les tours à bureaux de Québec et d’Ottawa. Notamment parce que le nombre d’adhérents aux régimes publics augmente deux fois plus vite que le taux d’emploi dans le secteur privé.

Le trou se creuse

L’impact se fait déjà sentir. À Montréal, il manque 2,7 milliards $ dans les coffres. Presque le double de l’an dernier! La situation empire rapidement. L’an prochain, la Ville devra verser plus de 600 millions $ dans les caisses de retraite de ses employés. C’est 132 millions $ de plus que l’an dernier. C’est aussi 13 % de son budget, soit plus que le montant consacré aux transports en commun, note la FCEI.

Montréal n’est pas seule. Renflouer les caisses coûte des millions aux municipalités chaque année. Les conséquences sont mathématiques : le statu quo signifie soit des hausses d’impôts, soit moins de services à la population.

Ceux qui sonnent l’alarme se font accuser d’attaquer les fonctionnaires. Non. C’est une question d’équité. Certains employés municipaux profiteront de rentes dont la valeur excède le million de dollars — et garanti, peu importe les aléas de la bourse. Combien de Québécois sans régime de retraite réussiront à accumuler ce montant dans leurs REER? Ce sont pourtant eux, aussi, qui devront renflouer la pension des premiers.

À Québec, le passif net au titre des régimes de retraite de la fonction publique s’élève à quelque 28 milliards de dollars. C’est loin d’être des pinottes. Et à moins d’une croissance boursière phénoménale, ça représente des impôts futurs à payer pour les Québécois. Qui en majorité n’ont même pas de régime de retraite!

Je le répète : la faute incombe aux politiciens qui ont fait des promesses intenables, et non aux fonctionnaires. Reste que tout le monde devra payer. Le défi de notre prochain ministre — avant même la dette, la souveraineté, la Caisse ou une quelconque lubie nationaliste — sera de trouver comment partager la facture.

Pour ça, il ou elle devra affronter les syndicats, qui devront accepter moins. Mais aussi convaincre des contribuables déjà échaudés, de payer plus. Bonne chance.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca


 

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