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Auteur Sujet: Et après l’élection? Dégraisser l'appareil étatique...  (Lu 1265 fois)

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Et après l’élection? Dégraisser l'appareil étatique...
« le: octobre 22, 2012, 12:42:19 pm »
Par: David Descôteaux
22 mai 2012

Quatre nouvelles douches en céramique au ministère de l’Agriculture : 66 157 $. En retaper six autres au goût du jour : 40 328 $. Contrats à une firme d’ingénieur et d’architectes pour faire ça « dans les normes » : 45 400 $. Venir au bureau en vélo et se laver derrière un rideau de douche à 146 $… Ça n’a pas de prix!

La Presse Canadienne rapportait hier que « les fonds publics coulent à flots au MAPAQ ». Pourtant, dans n’importe quelle grande surface, notait la journaliste, « on peut se procurer un rideau de douche pour environ 10 $ ».

Mais rien ne sert de s’attarder sur cette autre dépense douteuse de fonds publics. C’en est devenu lassant.

On a beau chanter la révolution dans la rue, plusieurs recoins de l’édifice gouvernemental ne montrent pas d’intention de se réformer. C’est pourtant une des leçons qu’on devrait tirer de la crise qui secoue le Québec. Vivre au-dessus de nos moyens, ça finit par coûter cher.

Un problème plus large

Dans la rue, on se défoule. Mais propose-t-on concrètement de dégraisser l’appareil étatique, revoir ses missions, et y changer les façons de faire? Il semble que tout ce qu’on souhaite, c’est faire tomber Jean Charest. Je veux bien, mais ça va changer quoi? Pensez-vous que soudainement, toute trace de corruption va disparaître au Québec? Qu’il n’y aura plus de dépassements de coûts? De gaspillage?

Portez au pouvoir Pauline ou François, et la contrainte budgétaire ne disparaît pas pour autant. Ni le vieillissement de la population, ni la dette du secteur public – qui vient de franchir 250 milliards $ –, ni la nature humaine. Et ni le besoin de financement des universités.

Si on veut s’éviter d’autres choix déchirants dans l’avenir, il faut soit prier pour que la croissance économique vienne nous aider, soit faire un ménage dans nos dépenses et nos façons de faire. Ça inclut autant les subventions aux multinationales, les dépenses douteuses des recteurs, que les inefficacités dans la gestion quotidienne ou la corruption. Et pourquoi pas, aussi, revoir le régime fiscal. Afin d’éliminer les échappatoires dont profitent les multinationales, ou les chanceux qui ont les moyens de se payer une armée de fiscalistes.

Le champ de bataille

L’an dernier dans un texte, je citais l’économiste Thomas Sowell, qui illustrait le choix économique auquel toute société fait face :

« Quand une équipe médicale de l’armée arrive sur un champ de bataille où gisent des soldats blessés, les médecins sont confrontés au problème économique classique. Celui d’allouer des ressources limitées. Il n’y a jamais assez de médecins, d’infirmières ou de morphine. »

« Certains blessés sont presque morts et ont peu de chances d’être sauvés. Alors que d’autres peuvent survivre s’ils obtiennent une assistance immédiate. D’autres sont légèrement blessés et vont probablement survivre, qu’ils obtiennent ou non de l’aide. »

Vient l’heure des choix. Si des médecins passent du temps précieux avec des soldats qui vont s’en sortir de toute façon, ou avec d’autres qui sont certains de mourir, les médicaments seront gaspillés et vont finir par manquer. Et des soldats blessés mourront inutilement…

J’ajoutais : si nous continuons de repousser des décisions budgétaires, si nous refusons de réformer quoi que ce soit, nos enfants — le prochain bataillon — devront soigneusement éviter les balles. Car pour eux, la morphine risque de se faire rare.

Le bataillon, il est dans la rue en ce moment. Il en a marre, et veut se débarrasser du premier ministre. Soit. Mais si par la suite, on continue de gaspiller nos munitions et notre morphine, on ne règlera rien. Et les balles continueront à siffler.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Et après l’élection? Dégraisser l'appareil étatique...
« le: octobre 22, 2012, 12:42:19 pm »

 

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