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Auteur Sujet: Flaherty songe à privatiser la SCHL  (Lu 1573 fois)

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Flaherty songe à privatiser la SCHL
« le: octobre 22, 2012, 12:43:42 pm »
Ces dernières années, le ministre des Finances Jim Flaherty a pris des mesures pour réduire le risque des contribuables auprès de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Maintenant, il dit qu'il aimerait privatiser la SCHL d'ici cinq à 10 ans.

«Je ne pense pas qu'il y ait encore beaucoup à faire avec la SCHL ou l'assurance hypothécaire, certainement pas dans un avenir prévisible», a affirmé M. Flaherty dans une entrevue accordée au quotidien «Globe and Mail».

Depuis quelques années, M. Flaherty a fait adopter des mesures pour refroidir le marché immobilier et garder ainsi la dette des ménages sous contrôle, alors que les taux d'intérêt sont très bas. Récemment, il a fait passer la durée maximale des hypothèques de 30 à 25 ans, ce qui a éloigné du marché plusieurs premiers acheteurs.

Ses mesures ont eu aussi l'effet de diminuer le risque associé à l'assurance prêt hypothécaire qu'accorde la SCHL aux propriétaires. Or, la privatisation de l'organisme serait aussi un pas dans cette direction.

Certains économistes soulèvent toutefois des interrogations sur l'à-propos de perdre le contrôle de ce qui constitue un levier majeur dans le marché de l'immobilier.

Mais M. Flaherty estime qu'ultimement, le gouvernement devrait se retirer des activités d'assurance prêt hypothécaire.

«L'histoire de la SCHL est liée aux besoins de fournir du logement aux vétérans de la Seconde guerre mondiale. C'est devenue quelque chose de beaucoup plus d'envergure», a-t-il dit.

«Je pense qu'au cours des cinq à 10 prochaines années, le gouvernement doit regarder la façon de délaisser certaines activités dans lesquelles nous sommes engagés et dont nous n'avons pas besoin d'être.»


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Flaherty songe à privatiser la SCHL
« le: octobre 22, 2012, 12:43:42 pm »

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Privatiser la SCHL? Quels dangers nous guettent?
« Réponse #1 le: octobre 22, 2012, 07:52:41 pm »
À mon avis, l'accès à la propriété n'a jamais été aussi ardue qu'en ce moment, surtout pour les jeunes familles et les parents seuls avec des enfants.

Les règles actuelles de la SCHL vont dans le sens d'éviter une surchauffe spéculative du prix des maisons mais comme on peut le constater, l'effet réel est limité. La spéculation va bon-train et une maison qui se vendait 100,000$ en 1996 à Ste-Foy va chercher quelques 5x ce montant, en 2012... et les acheteurs se concurrencent pour l'avoir! Dingue, au cube!

L'endettement des ménages n'a jamais été si élevé et le fait qu'autant de contribuables n'aient plus accès à la propriété explique probablement, au moins en partie, la tragédie qui se déroule, sous nos yeux.

Dans les faits, des millions de ménages québécois n'arrivent plus à repayer leurs dettes de consommation et n'auront JAMAIS assez d'avance sur leurs revenus pour espérer accéder à la propriété si les règles actuelles de la SCHL continuent de progresser dans le sens d'un resserrement qui rend le "rêve d'une maison" de plus en plus inaccessible.

Est-ce que le privé ferait autrement?

Si on regarde l'exemple des banques, ils "créent" l'argent des hypothèques en sortant l'argent de notre poche gauche (via la Banque du Canada qui leur permet d'émettre de l'argent-dette) et la remettent dans notre poche droite, alourdie d'un intérêt (qui ne suppose aucun labeur, digne de ce nom, de leur part) ce qui nous cause des torts incalculables, aux plans individuels et collectifs.

Dans ce contexte, privatiser la SCHL donnerait peut-être un peu d'air à court terme mais plongerait la "logique d'accession à la propriété" dans une spirale descendante où l'acheteur n'en finirait plus de se conformer à des règles, toutes plus arbitraires les unes que les autres, pour avoir "le droit" de se loger, dans SA maison.

Mais c'est certain que si l'on décide, collectivement, que les "locataires" sont préférables aux "propriétaires", là, c'est une autre histoire ; )

 

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