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Titre: Gaz de schiste: Québec a laissé filer 5 G$
Posté par: editeur le mars 12, 2011, 11:41:53 pm
Québec a laissé filer 5 G$

Le gouvernement du Québec pourrait avoir laissé filer cinq milliards de dollars avec les permis délivrés à l’industrie gazière, constate le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) (http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/Gaz_de_schiste/Index.htm) dans son rapport rendu public mardi.

« En se référant au prix moyen de 500 $ l’hectare de l’Alberta, le Québec aurait pu percevoir environ cinq milliards de dollars pour les dix millions d’hectares sous permis. Ces revenus auraient été conservés par l’État, qu’il y ait eu ou non développement de gisements gaziers » , est-il écrit dans le rapport.

Argent a révélé il y a quelques semaines que la valeur des permis miniers avait bondi lors des derniers mois. Selon un rapport d’analyste sur l’entreprise australienne Molopo (http://www.molopo.com.au/) qui a des activités dans la vallée du Saint-Laurent, le prix avait atteint 575 $ l’hectare, une hauteur stratosphérique comparativement au prix payé à Québec (10 cents l’hectare).

Le député péquiste Scott MacKay se base sur ce rapport de la firme Macquarie (http://www.macquarie.com/) pour affirmer que le Québec pourrait en ce moment vendre ses permis au prix où l’Alberta vend les siens.

M. MacKay pense que le Québec a laissé beaucoup d’argent sur la table en cédant à un prix aussi dérisoire des permis couvrant une partie importante du territoire québécois. « Dans le contexte où le gouvernement Charest peine à rééquilibrer son budget, c’est assez renversant de voir ça », a-t-il dit.

M. MacKay a nié l’argument voulant que le gouvernement n’ait pas eu toute l’information disponible pour mesurer le potentiel gazier du sous-sol québécois quand il a vendu ses permis. « La SOQUIP avait fait des recherches, Hydro-Québec, pétrole et gaz avaient aussi des informations et beaucoup d’employés de ces organisations sont ensuite allés travailler pour le secteur privé », a-t-il soutenu.

Comparaison boiteuse

Du côté de l’industrie, on mentionne cependant que la comparaison entre le Québec et l’Alberta est boiteuse. Selon l’expert minier John Le Bouthillier, les permis ont été vendus à l’enchère, comme dans l’Ouest, et personne à l’époque n’était désireux de les acheter à meilleur prix.

On ne peut pas comparer un marché mature comme l’Alberta, où des années de recherche ont montré sans conteste le potentiel gazier et pétrolier du sous-sol, à celui d’un marché naissant comme celui du Québec, selon cet expert.


Source: Site web du Journal de Québec (http://lejournaldequebec.canoe.ca/)