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Auteur Sujet: Québec: Bruno Fortier témoigne  (Lu 1746 fois)

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Québec: Bruno Fortier témoigne
« le: avril 28, 2008, 11:54:47 pm »
Québec

Bruno Fortier témoigne

L'ex-délégué général du Québec à New York, Bruno Fortier, a témoigné, lundi après-midi à Québec, devant un comité parlementaire pour expliquer les circonstances de son congédiement brutal de la Délégation du Québec à New York le 14 mars, après seulement neuf mois dans la métropole américaine.

M. Fortier était accompagné d'un avocat et a prêté serment avant de témoigner afin de pouvoir profiter de l'immunité, comme les députés.

Officiellement, il a été congédié pour des raisons administratives, mais on a appris plus tard qu'une plainte pour harcèlement psychologique avait été déposée contre lui.

La commission tente donc de comprendre ce qui s'est vraiment passé. Si Bruno Fortier a été congédié pour des raisons administratives ou à cause de la plainte de harcèlement psychologique, s'il y a un lien entre les deux, ou encore si son congédiement est lié à un ensemble de facteurs.

L'ancien délégué affirme que son employeur, le ministère des Relations internationales, l'a traité injustement.

« La situation à l'origine de mon rappel est en fait un conflit de travail entre moi-même et une employée de la Délégation générale qui a pris des proportions plus importantes en raison de la visibilité et de la nature politique de ma fonction. Dans les circonstances, le traitement que j'ai reçu de la part de mon employeur m'apparaît encore aujourd'hui intempestif et injustement sévère », a-t-il déclaré.

M. Fortier a profité de son passage en commission parlementaire pour défendre sa gestion du bureau de New York.

Il a affirmé que son projet de réforme de la délégation avait été très bien reçu à Québec, même que 17 des 19 recommandations qu'il a faites avaient été acceptées. Les deux recommandations rejetées touchaient l'indemnisation des employés à New York et le changement d'affectation d'une personne.

L'importance de la plainte

Comme le député de Richelieu, Sylvain Simard, l'a souligné, on ne congédie pas un haut fonctionnaire pour deux recommandations rejetées.

Il semble donc que le congédiement soit lié à la plainte de harcèlement psychologique, dont on ne peut révéler le contenu, puisque la plainte suit son cours administratif.

M. Fortier a dit que la plainte avait été déposée par une femme. Cette personne a été mutée après que M. Fortier eut appris qu'une plainte avait été déposée contre lui. L'ex-délégué a déclaré qu'il avait muté l'employée qui avait porté plainte contre lui afin de ne pas être en contact avec elle.

Mais c'était agir contre la volonté du ministère des Relations internationales, qui ne l'aurait pas accepté. On alors jugé qu'il y avait bris de confiance.

La version de la ministre

C'est d'ailleurs ce qu'est venue dire la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, qui a affirmé, en quelque sorte, que M. Fortier avait fait trois erreurs.

D'abord, avec son plan de réorganisation de la Délégation, puisque Québec était en désaccord avec certaines recommandations, faisant preuve de manque de jugement. Ensuite, il aurait fait preuve d'entêtement en voulant aller de l'avant avec sa réforme, sans qu'elle ne soit approuvée par le ministère.

Mais surtout, il aurait été insubordonné en mutant la plaignante à un autre poste, alors que le sous-ministre lui avait dit de ne pas toucher à la fonction de la plaignante, a expliqué la ministre.

« Manque de jugement et de discernement, entêtement, insubordination et, par la suite, il faut prendre des décisions. Alors M. le président, nous avons pris la décision de le rappeler et de le remplacer pour le bon fonctionnement de la Délégation », a déclaré la ministre.

Le sous-ministre lui avait d'abord proposé de démissionner, lui avait même proposé de signer une lettre de démission déjà formulée, ce que M. Fortier a refusé.

La commission, présidée par le député adéquiste Gilles Taillon, poursuit toujours ses audiences.

Elle doit entendre huit témoins en tout, dont le premier ministre Jean Charest, un ami personnel de M. Fortier, qui doit parler mardi.

Les députés tenteront certainement d'embarrasser le premier ministre sur la nomination de M. Fortier, un ami avec qui il a déjà été au collège, et avec qui il a suivi, chez lui, les résultats des dernières élections provinciales. M. Fortier a d'ailleurs déjà travaillé à des campagnes électorales provinciales.


Source: Site web de Radio-Canada

gouvernement.qc.ca

Québec: Bruno Fortier témoigne
« le: avril 28, 2008, 11:54:47 pm »

 

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