avril 06, 2020, 08:56:27 am

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Auteur Sujet: Taux d'alcolémie à .05: « Une mesure pour se donner bonne conscience »  (Lu 1658 fois)

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« Une mesure pour se donner bonne conscience »

En proposant de faire passer le taux d’alcoolémie permis pour conduire un véhicule de 0,08 à 0,05, le gouvernement ne s’attaque pas à la bonne cible et ne réussira pas à améliorer le bilan routier du Québec, pestent les partis d’opposition.

C’est aujourd’hui que commence en commission parlementaire une consultation sur le projet de loi 71, dans lequel la ministre des Transports, Julie Boulet, propose de suspendre pour 24 heures le permis de conduire d’un conducteur ayant une alcoolémie entre 50 et 80 mg d’alcool par 100 ml de sang. Elle suggère également que les conducteurs de 21 ans et moins n’aient pas le droit de consommer une seule goutte d’alcool.

Ce n’est pas la première fois que la ministre Boulet tente de faire adopter une telle mesure. En 2007, alors membre d’un gouvernement minoritaire, elle s’était butée aux troupes péquistes et adéquistes, qui demandaient plutôt des peines plus sévères pour les récidivistes de l’alcool au volant, position qu’ils partagent toujours.

À ce stade-ci, plaide le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, le Parti québécois cherche toujours à être convaincu de la pertinence et de l’utilité d’une telle mesure pour améliorer le bilan routier du Québec. Selon lui, si le fait d’abaisser le taux d’alcoolémie de 0,08 à 0,05 n’est pas accompagné de ressources additionnelles pour en assurer la mise en oeuvre, ça ne demeurera qu’un simple voeu pieux.

« Ça m’apparaît une espèce de mesure par laquelle le gouvernement se donne bonne conscience en se disant qu’il travaille au bien public, à l’amélioration du bilan routier, sans pour autant qu’il y ait des mesures additionnelles pour nous assurer véritablement que ça puisse avoir un effet réellement tangible dans la réalité », insiste le député de Verchères.

Le hic : les récidivistes

Le principal problème auquel doit s’attaquer le gouvernement, ce sont les récidivistes qui occasionnent bon nombre d’accidents graves sur le réseau routier québécois, ajoute-t-il.

Même discours de la part du député adéquiste François Bonnardel, qui ne comprend tout simplement pas pourquoi, dans une société moderne comme la nôtre, on permet encore à des gens qui sont arrêtés 14 ou 15 fois en état d’ébriété au volant de leur véhicule de continuer à conduire.

« On doit s’assurer que ces gens restent en prison pour longtemps. On doit imposer l’antidémarreur immédiatement » , tonne le député de Shefford, qui assure qu’il continuera de se battre pour empêcher que ces multirécidivistes continuent de s’en sortir aussi facilement.

Sans minimiser l’importance de s’attaquer aux récidivistes, la ministre des Transports, Julie Boulet, insiste toutefois sur le nombre de personnes qui pourraient être sauvées si le taux d’alcoolémie permis passait à 50 mg par 100 ml de sang.

« Je suis d’accord pour qu’on s’attaque aux récidivistes, mais un n’empêche pas l’autre, car ce sont au moins 40 personnes qu’on pourrait sauver avec cette modification du Code de la sécurité routière », a-telle précisé au Journal.

D’ailleurs, soutient la ministre Boulet, il faut savoir que 83 % des accidents avec alcool sont des premières infractions.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca


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Taux d'alcolémie à .05: « Ça ne tient pas la route »
« Réponse #1 le: février 11, 2010, 09:16:33 am »
« Ça ne tient pas la route »

— Jean Lefebvre

Faire passer le taux d’alcoolémie permis pour conduire un véhicule de 0,08 à 0,05 ne garantira pas une diminution du nombre de morts sur le réseau routier du Québec, soutiennent les représentants des chaînes de restaurants du Québec.

Hier, en commission parlementaire, le vice-président aux affaires gouvernementales du Conseil des chaînes de restaurants du Québec (CCRQ), Jean Lefebvre, n’y est pas allé de main morte avec la ministre des Transports, Julie Boulet, qui propose de suspendre pour 24 heures le permis de conduire d’un conducteur ayant entre 50 et 80 mg d’alcool dans le sang.

« L’argument de réduire le taux d’alcoolémie permis pour améliorer le bilan routier ne tient tout simplement pas la route » , a-t-il martelé. Au Canada, a insisté M. Lefebvre, la palme du pire bilan routier appartient à la Saskatchewan, province pourtant moins populeuse que la nôtre et où le taux d’alcool permis dans le sang pour conduire un véhicule est de 0,04.

Aussi, a renchéri le vice-président du CCRQ, très peu d’accidents ayant l’alcool en cause se situent entre 0,05 et 0,08. D’après les statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), précise M. Lefebvre, « de tous les accidents mortels où des traces d’alcool ont été découvertes en 2007, seulement 6 % mettaient en cause un conducteur ayant un taux d’alcool entre 50 mg et 80 mg, alors que pour la même période, 82 % avaient un taux d’alcool supérieur à la norme en vigueur actuellement. »

Selon lui, le gouvernement fait fausse route en s’attaquant à la tranche de la société pourtant responsable et qui se limite à deux verres de vin lors d’un repas au restaurant. « Il y a un faible pourcentage de gens qui ne sont pas responsables. Ce sont eux qu’il faut davantage pénaliser, les récidivistes de l’alcool au volant », a pesté Jean Lefebvre, qui reproche au gouvernement d’être trop paternaliste dans ce dossier.

Boulet ne bronche pas

Ces arguments n’ont pas réussi à convaincre la ministre Boulet, qui croit toujours que les 40 personnes qui pourraient être sauvées par cette modification au Code de sécurité routière en valent la peine.

Il est intéressant de rappeler que le précédent gouvernement péquiste allait encore plus loin au chapitre de l’alcool au volant. Ainsi, en 1999, le ministre des Transports de l’époque, Guy Chevrette, proposait dans un livre vert sur la sécurité routière une suspension de trois mois pour conduite avec une alcoolémie se situant entre 0,04 et 0,08.


Source: Site web du Journal de Québec

 

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