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Auteur Sujet: Le Québec doit-il abandonner l’éolien?  (Lu 1944 fois)

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Le Québec doit-il abandonner l’éolien?
« le: avril 29, 2010, 01:03:48 am »
Le Québec doit-il abandonner l’éolien?

Par François Pouliot

Nous achetons de l'électricité que l’on ne peut revendre...

Le Québec doit-il poursuivre avec la filière éolienne, ou ne devrait-il pas plutôt arrêter maintenant son développement?

La question se pose alors que les indicateurs et les témoignages se multiplient quant à un accroissement du prix de l’électricité générée par le vent.

Au début des années 2000, alors que la province risquait de manquer d’énergie, Hydro-Québec avait décidé de se doter d’un filet de protection et amener sur la place publique le projet du Suroît. L’usine au gaz naturel avait toutefois mis le feu aux poudres et donné de l’ampleur à tout un débat sur les sources d’approvisionnement énergétique de la province.

Le gouvernement du Québec avait alors résolu de greffer un parc éolien de 4 000 MW de puissance au réseau d’Hydro-Québec. Grosso modo, 10 % de sa capacité totale. Un premier appel d’offres pour 1 000 MW fut remporté en 2005 par deux consortiums, Cartier (Innergex et TransCanada) et Northland Power. Les contrats furent accordés à 6,5 cents le kWh.

Un deuxième appel d’offres eut lieu en 2008, cette fois pour 2 000 MW, et fut remporté par huit fournisseurs. Le prix : 8,7 cents le kWh.

Jusque-là, rien d’anormal. Les prix payés par Hydro étaient somme toute en ligne avec les prix auxquels elle vendait son électricité sur le marché américain (9 cents le kWh en 2008).

Se présenta cependant ceci. Le prix de l’acier monta en flèche et fit rapidement grimper celui des structures. La demande pour l’éolien fit de même, ce qui permit aux vendeurs de turbines comme GE d’augmenter encore davantage les prix. Puis, le marché du crédit devint plus exigeant, ce qui chambarda les plans d’affaires en propulsant à la hausse les coûts d’exploitation et compliquant les financements.

Les fondamentaux de l’industrie ont à ce point changé que, dans l’espoir de pouvoir compléter la construction des éoliennes du premier appel d’offres (629 MW sont en place), le gouvernement du Québec vient d’annoncer le déblocage de 30 millions d’aide en garanties de prêts.

LA SITUATION ACTUELLE

Nous sommes aujourd’hui dans la situation suivante : le prix de l’énergie éolienne se situe au-dessus des 0,11 $ le kWh. L’Ontario vient d’ailleurs d’offrir entre 13 et 15 cents le kWh aux producteurs privés qui lui donneront ses premiers champs à hélice.

Pendant ce temps, le prix de l’électricité sur le marché nord-américain est autour de 5,5 cents le kWh. Et nous nageons dans des surplus que l’on ne peut pas vendre. En fait, nous avons même une centrale au gaz de 550 MW à Bécancour qui ne produit pas, mais qui coûte annuellement 150 millions en indemnités compensatoires.

On le voit, chaque fois que des pâles d’éoliennes se mettront à tourner dans les prochains mois et les prochaines années, Hydro mangera de l’argent. Nous achetons de l’électricité que l’on ne peut revendre, et même si on le pouvait, elle coûterait plus cher que ce qu’on en obtiendrait.

Or il reste encore pour 1 000 MW d’électricité éolienne à octroyer, dont 500 MW font actuellement l’objet d’un appel d’offres. Que faire? En ces temps de contraintes financières, où les Québécois comptent chaque « cenne », le projet éolien apparaît aujourd’hui plus difficile à défendre.

Il faut bien évidemment respecter les contrats signés qui, à long terme, devraient permettre de faire de l’argent. Mais il y a des limites à trop acheter pour demain.

Côté emplois, le Québec n’a de toute façon pas de besoins suffisants pour servir de tremplin à une industrie manufacturière éolienne importante. De nouveaux contrats signés aux prix actuels ne feraient qu’affaiblir les finances de la province, sans pour autant lui apporter des emplois qui puissent véritablement durer dans le temps.

On notera enfin que l’appel d’offres qui a cours est réservé aux organismes communautaires. Le gouvernement ne doit pas demander à Hydro de se déshabiller pour habiller les municipalités ni les communautés autochtones.

Il devrait être retiré.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Le Québec doit-il abandonner l’éolien?
« le: avril 29, 2010, 01:03:48 am »

 

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