mars 31, 2020, 05:42:13 am

MBNX Domain Names - Lowest Prices!

Auteur Sujet: Fonctionnaires: Des bonis de plus en plus gros  (Lu 1603 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne editeur

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 6052
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
    • Forum gouvernemental québécois
    • E-mail
Fonctionnaires: Des bonis de plus en plus gros
« le: janvier 27, 2011, 10:40:44 am »
Des bonis de plus en plus gros

À la Commission des services juridiques, on récompense les avocats « polis »!

Une étude menée par un institut de recherche vient confirmer que les bonis versés par les sociétés d’État québécoises à leurs employés ont connu une hausse significative au cours des dernières années.

L’étude de l’Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS) révèle que depuis quatre ans, les bonis octroyés ont grimpé de 15 % pour atteindre 105 millions $ dans six organisations du secteur public : Hydro-Québec, la SAQ, la Commission des services juridiques, LotoQuébec, le secteur de la santé et des services sociaux et la SAAQ.

En outre, les chercheurs ont constaté que ces bonis constituent une part grandissante de la rémunération totale de la masse salariale.

De 2002 à 2009, ils ont presque doublé en proportion, passant d'environ 1,7 % à 3,5 %.

« Est-ce que c'est justifié ? Personne ne le sait au sein de ces organismes. Tous les gens que nous avons interrogés nous ont dit qu'ils ne s'étaient pas attardés à vérifier si les bonis avaient rempli leurs objectifs, comme par exemple, celui de motiver les gens » , a affirmé le coauteur de l'étude, Simon Pépin-Tremblay.

« Il n'y a pas non plus d'étude de faite pour mesurer les effets des bonis sur la performance. »

Soyez polis, touchez des bonis !

L'IRIS déplore le manque de paramètres vérifiables pour déterminer les bonis et le caractère léger de certains critères fixés. Ainsi, à l'aide juridique, vous pouvez toucher une prime en étant poli avec la magistrature.

« C'est absurde, a dit Simon PépinTremblay. Comment peut-on mesurer la politesse ? En plus, la personne qui attribue les bonis aux avocats du système d'aide juridique ne les rencontre jamais. »

Le système de bonification amènerait aussi des effets pervers en creusant le fossé salarial entre les cadres et les autres employés.

« À la SAAQ, les cadres haut placés ont vu leurs salaires croître quatre fois plus rapidement que les salariés qui reçoivent des bonis », a expliqué le chercheur, ajoutant que cela crée des frustrations et que les bonis devraient être remis en question.

D’autant plus qu’ils coûtent cher en frais d’administration, jusqu’à 5 % de la masse salariale selon l’Organisation de coopération de développement économiques (OCDE). « On pourrait économiser jusqu’à 155 millions $ par an seulement dans ces six organismes en enlevant les bonis ou en les intégrant dans la rémunération fixe. ».

L’an dernier, à la suite d’un reportage du Journal au sujet de l’explosion des bonis aux cadres de la SAAQ, le gouvernement avait mis la hache dans la rémunération variable, les interdisant pour les années 20102011 et 2011-2012 pour les sociétés d’État à vocation non-commerciale.

Toutefois, les sociétés d’État à vocation commerciale comme la Caisse de dépôt et placement, Loto-Québec, la Société des alcools du Québec (SAQ) ou Hydro-Québec pourront continuer à verser des bonis à leurs employés, mais ils devront diminuer de 10 %.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Fonctionnaires: Des bonis de plus en plus gros
« le: janvier 27, 2011, 10:40:44 am »

Hors ligne editeur

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 6052
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
    • Forum gouvernemental québécois
    • E-mail
Re : Fonctionnaires: Des bonis de plus en plus gros
« Réponse #1 le: janvier 27, 2011, 10:44:19 am »
Une question de bon sens

Par Mathieu Turbide

Ainsi donc, l’Institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS) s’attaque aux généreux bonis que l’État québécois verse à ses employés.

L’IRIS constate donc ce que plusieurs reportages – notamment du Journal et de TVA – ont mis au jour depuis quelques années : les bonis explosent dans le secteur public depuis quelques années. Et le pire, c’est que bien souvent, ils augmentent sans réelle justification et sans mécanisme sérieux pour le vérifier.

Les chercheurs de l'IRIS ont notamment remarqué que les hauts dirigeants de la SAAQ avaient vu leur rémunération augmenter quatre fois plus vite que les salariés.

Pas étonnant. Le Journal révélait, l’an dernier que les cadres de la SAAQ ont vu leurs bonis pour l’année 2008 croître de 285 % par rapport à 2007. Un vice-président s’était vu octroyer un boni de plus de 45 000 $. La SAAQ, faut-il le rappeler, ne fait face à aucune concurrence et gère un programme d’assurance obligatoire.

NI DE GAUCHE NI DE DROITE

L'IRIS est un groupe de recherche clairement aligné à gauche, créé en 2000, notamment pour articuler un discours économique de réponse à celui de l'Institut économique de Montréal (IEDM).

L’Institut ne s’en cache pas : il tire une partie de ses revenus des syndicats et cherche à « offrir un contre-discours à la perspective néolibérale ».

On comprend donc que l’IRIS, par cette étude, cherche à démontrer que les cadres de l’État gagnent trop cher par rapport aux syndiqués.

Toutefois, il n’y a pas que les cadres du gouvernement qui touchent des bonis dont on saisit mal la justification.

À Loto-Québec, par exemple, tous les employés ont droit à un boni. Comment détermine-t-on l’octroi du boni ? Pas trop compliqué : quand la société « atteint ses objectifs financiers ».

Et, avant que vous ne me le demandiez, je vous le donne en mille : LotoQuébec, notre cher monopole du jeu, atteint TOUJOURS ses objectifs. Bravo.

Pas étonnant quand on sait que l’atteinte de ces « objectifs » est en partie décidée par... les employés eux-mêmes, qui remplissent un questionnaire, soumis par la firme Secor, (firme à laquelle le PDG de Loto-Québec , Alain Cousineau, a été associé pendant 20 ans).

Ça fait du bien de voir que même les think tanks de gauche commencent à mettre leur nez dans les dépenses farfelues de l'État. Qu'on soit de gauche ou de droite n'a rien à y voir.

Il s'agit d'une simple question de gros bon sens.


Source: Site web du Journal de Québec

 

MBNX Domain Names - Lowest Prices!