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Auteur Sujet: Québec: L’exode des immigrants investisseurs  (Lu 1470 fois)

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Québec: L’exode des immigrants investisseurs
« le: février 22, 2011, 11:18:12 pm »
L’exode des immigrants investisseurs

La bureaucratie et une réglementation trop rigides sont montrées du doigt.

Pradeep Sagar est un Montréalais d’origine indienne qui est arrivé ici au début des années 1990. Il dirige Kinderville, un réseau de services de garde et d’écoles privées de 370 employés au Québec, en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Pourtant, il prépare tranquillement sa sortie.

M. Sagar est un immigrant investisseur excédé par le climat d'affaires du Québec. Il trouve le cadre et la réglementation trop rigides pour exploiter une entreprise et créer de la richesse à long terme.

Dès son arrivée, notre interlocuteur trouvait qu'il manquait d'assistance de la part d'un gouvernement qui l'avait attiré ici afin d'investir.

« Imaginez-vous à la place de l'immigrant, raconte-t-il. Vous voulez avoir un endroit où vivre. Vous voulez lancer votre entreprise. J'étais chanceux, j'ai été voir le meilleur avocat en ville, mais la plupart des gens n'ont pas ces ressources financières. Il a fallu du temps pour comprendre les lois et les institutions à consulter. Il aurait été bien de pouvoir payer 10 000 $ à un guichet unique qui s'occupe de tout et de voir des gens qui comprennent l'expérience de l'immigration. »

Pradeep Sagar a vu dès le départ les obstacles au lancement d'une entreprise dans des secteurs sensibles.

« Ma femme voulait lancer un centre de services de garde, dit-il. On nous disait que c'était impossible. Nous ne savions même pas qu'il fallait aller voir un notaire pour signer certains documents, ce qui est différent des autres parties du monde. Il a fallu payer quelqu'un à 800 $ l'heure pour nous dire des choses qu'un conseiller du gouvernement aurait pu nous dire. »

Mieux accueillis à Toronto

Les enfants de M. Sagar se plaignent que le marché du travail les accueille mieux dans les autres provinces. C'est le cas d'une de ses deux filles, qui a étudié en droit.

« Elle a été éduquée au sein du système francophone, précise M. Sagar. Le contribuable québécois a payé pour son éducation. Quand elle a voulu chercher un emploi, comme elle avait passé du temps aux Nations Unies, en Italie et à Londres, les employeurs ne pensaient pas qu'elle était tout de même désireuse de rester à Montréal. Finalement, elle a trouvé du travail à Toronto. Elle fait plus de 100 000 $ par année là-bas. C'est stupide. Elle serait restée pour la moitié de ce salaire. »

Maintenant, M. Sagar a les yeux sur les autres provinces et sur Dubaï pour l'expansion de Kinderville. « Nous avons amorcé les ouvertures en Ontario et ailleurs dans le monde. Nous réduirons lentement la taille de notre entreprise ici. Ça me brise le coeur, mais je n'ai pas le choix. En affaires, si vous n'êtes pas en croissance, vous mourez. »

Cet Indien d'origine tient par contre à dire qu'il aime le Québec. « Nous avons une belle société, une belle ville à Montréal. Le Québec est l'endroit le plus merveilleux du monde. Mais malheureusement, c'est l'endroit le moins favorable pour faire des affaires.

« Le problème est la bureaucratie, poursuit-il. Ces gens pensent que si vous vous enrichissez, vous rendez quelqu'un d'autre pauvre. C'est faux. Je deviens riche et j'enrichis les gens qui travaillent pour moi. Je paie des impôts. Il n'y a aucun respect pour l'entrepreneuriat. »

Favoriser l’intégration

Selon le Conseil des relations interculturelles, Pradeep Sagar n'est qu'un exemple éloquent d'un problème plus large. Le Québec retient seulement 10 % des immigrants investisseurs. De 1998 à 2007, des 11 170 de ceux arrivés au Canada (excluant leur conjoint et personnes à charge), seulement environ 1 100 sont demeurés au Québec. Ce faisant, 1 G$ d'activité économique lui file entre les doigts.

Patricia Rimok, présidente de ce Conseil, veut changer la donne. Pourtant, son organisme est en voie d'être aboli dans le cadre du projet de loi 130, qui doit faire disparaître des organismes-conseils.

Au contraire, Mme Rimok aimerait transformer le Conseil en accompagnateur qui coordonne l'intégration. « Nous aimerions mettre en place un autre mécanisme qui faciliterait la rétention au Québec. Il faudrait établir une interface entre les trois organismes gouvernementaux que sont Investissement Québec, le ministère de l'Immigration et celui du Développement économique.

« Le Conseil serait le guichet unique au début du processus d'établissement, ajoute-t-elle. Nous les accompagnerions dans leurs projets d'affaires. »


Source: Site web du Journal de Québec
« Modifié: février 22, 2011, 11:19:50 pm par editeur »

gouvernement.qc.ca

Québec: L’exode des immigrants investisseurs
« le: février 22, 2011, 11:18:12 pm »

 

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