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Auteur Sujet: Scott Walker ne bouge pas  (Lu 1171 fois)

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Scott Walker ne bouge pas
« le: février 28, 2011, 10:49:33 am »
Walker ne bouge pas

Le gouverneur de l’État du Wisconsin, Scott Walker, a répété à la télévision nationale américaine qu’il n’avait aucunement l’intention de reculer devant les protestations des syndicats de la fonction publique opposés à son plan de retour à l’équilibre budgétaire.

En entrevue à la populaire émission Meet The Press du réseau NBC, le gouverneur républicain a réitéré sa menace de mettre à pied des centaines de fonctionnaires s’il ne pouvait pas faire voter son projet de loi sur le budget.

Les 14 sénateurs de l’opposition démocrate sont toujours à l’extérieur du Wisconsin et refusent d’y retourner afin d’éviter l’adoption de cette loi controversée, qui retirerait notamment le droit des syndiqués du secteur public de négocier leurs conditions de travail et leurs avantages sociaux.

« Si nous n’obtenons pas ces changements et si les sénateurs démocrates ne reviennent pas, nous allons être obligés de faire les économies nécessaires en faisant des mises à pied et ça, pour moi, c’est inacceptable » , a-t-il dit.

Hier, des dizaines de milliers de manifestants ont continué à occuper le Capitol de la capitale de l’État, Madison, pour protester contre le projet de loi Walker, qu’ils jugent draconien.

Les opposants à ce projet de loi croient que le gouverneur Walker veut « casser les syndicats » en leur retirant le droit de négocier collectivement. De plus en plus de manifestants syndicaux demandent au président Barack Obama de prendre plus fermement position contre le gouverneur Walker.

En entrevue à NBC, le gouverneur du Wisconsin a rappelé que les fonctionnaires de l’État fédéral américain n’avaient pas le droit de négocier collectivement, pas même leurs salaires.

Scott Walker s’est défendu de vouloir « casser les syndicats » . Selon lui, il faut cesser de remettre à plus tard les déficits budgétaires. « On ne peut plus faire ça. Nous sommes en faillite, comme presque tous les autres États à travers le pays. Nous sommes en faillite et il est temps que quelqu’un se lève, dise la vérité et en agisse en conséquence. »

Le Midwest s’enflamme

Après le Wisconsin, plusieurs autres État du Midwest, ( l’Ohio, le Tennessee, l’Idaho, l’Indiana, l’Iowa et le Kansas) se sont engagés dans des confrontations avec leurs syndicats de la fonction publique.

En Indiana, des sénateurs démocrates ont imité leurs collègues du Wisconsin et quitté l’État afin d’éviter un vote sur une loi.

« Il y a peut-être eu un temps où les employés de l’État avaient de moins bonnes conditions, étaient maltraités ou sous-payés, mais ce problème, s’il a existé, a été réparé à l’extrême » , a indiqué hier le gouverneur républicain de l’Indiana, Mitch Daniels.


Source: Site web du Journal de Québec

gouvernement.qc.ca

Scott Walker ne bouge pas
« le: février 28, 2011, 10:49:33 am »

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Scott Walker: Le débat s’amène ici, au Québec
« Réponse #1 le: février 28, 2011, 10:53:54 am »
Le débat s’amène ici

On connaît mal le Wisconsin. Pourtant, cet État du Midwest américain nous ressemble beaucoup. Et le débat houleux qui s’y déroule en ce moment finira un jour un l’autre par arriver ici. Et plus vite qu’on le pense.

Par sa démographie, sa réalité économique et sa richesse collective, le Wisconsin nous ressemble beaucoup plus que, disons, le Vermont ou l’État de New York.

Jadis, un État fortement industriel et agricole, le Wisconsin se tourne de plus en plus vers une économie du savoir et de la technologie.

Cet État « violet » – comme on dit aux États-Unis pour désigner un État autant républicain que démocrate – fait aussi face, comme nous à un déficit budgétaire inquiétant.

C’est là que s’arrêtent les similitudes. Car au Wisconsin, contrairement au Québec, on vit mal avec les déficits. Quand il y a un déficit qui se pointe, on sort l’artillerie lourde et on règle le problème. C’est pour cela que la dette du Wisconsin est presque 10 fois moindre que celle du Québec.

Le gouverneur républicain Scott Walker, qui a déclaré la guerre au déficit et aux syndicats, pourrait faire penser à un Mario Dumont. Entré en politique à 26 ans, il est devenu gouverneur à 43 ans en proposant des solutions assez innovatrices et radicales pour réduire la taille de l’État.

Le Walker de 2011 est peut-être ce qu’aurait pu être le Mario Dumont de 2007 s’il avait réussi à battre Jean Charest…

INIMAGINABLE ?

Imaginez un peu… Un premier ministre du Québec (que ce soit Charest, Marois, Deltell ou Legault) qui proposerait de retirer aux employés de l’État le droit de négocier collectivement leurs conditions de travail et leurs avantages sociaux. C’est presque inimaginable.

François Legault a avoué, la semaine dernière, qu’il avait échoué dans ses tentatives de réformer le réseau de l’éducation et de la santé, parce qu’il était « impossible » , à l’époque, d’ouvrir les conventions collectives. Au Wisconsin, le Capitol est assiégé par des milliers de manifestants syndicaux et cela n’empêche pas le gouverneur de maintenir le cap. Ici, au Québec, il n’aura fallu que quelques manifestations et quelques poupées de Jean Charest brûlées devant le Parlement pour que la « réingénierie » de l’État soit jetée aux oubliettes.

LES VILLES AUSSI

Selon le quotidien The Gazette, les maires de Montréal et de Westmount iront ensemble à Québec, au cours du prochain mois, pour demander au gouvernement provincial d’adopter une loi spéciale qui leur permettrait de réduire leurs coûts de contribution aux plans de pensions des employés municipaux. Ils voudraient que les futurs employés municipaux ne profitent plus de plans de pensions aussi généreux et coûteux.

En entrevue à la Gazette, le maire de Westmount, Peter Trent – qui préside l’Association des municipalités de banlieue – fait un constat qui ressemble à s’y méprendre à celui du gouverneur du Wisconsin.

Selon M. Trent, la pratique courante d’octroyer de généreuses pensions est « fiscalement insoutenable et politiquement inacceptable » . Les deux tiers des Canadiens n’ont pas de régime de retraite payé par leur employeur, rappelle-t-il. « Pourquoi alors, est-ce que ces gens devraient soutenir, par leurs taxes municipales, ces régimes de retraite très généreux ? »

Le débat est lancé. À suivre…


Source: Site web du Journal de Québec

 

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